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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:05

 

http://lecanarddelasemaine.com/IMG/arton40.jpg 

 

Même les enfants de chœur – les adultes au cœur limpide et dont la parole n’est jamais un piège – savent que dans tous les pays et de tout temps, le politique et le religieux se font des clins d’œil et ce, même sous les régimes officiellement athées. Il est encore aujourd’hui quelques théocraties, régimes faisant coïncider le politique et le religieux. Au moyen âge, c’était systématiquement le cas dans de nombreux pays d’Europe au nom du très célèbre « cujus regio, ejus religio » (telle la religion du prince, telle celle du pays). Le politique et le religieux sont en effet conscients qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour l’équilibre des sociétés et qu’une position idéologique tranchée entre eux, romprait cet équilibre sans qu’aucun des deux ne puisse en tirer un bénéfice durable.

 

Séparation républicaine du politique et du religieux

Mais alors, pourquoi ne doivent-ils pas faire cause commune ou route ensemble ? Parce qu’ils ne poursuivent pas les mêmes buts et n’ont pas les mêmes convictions ? Le politique est obnubilé par le pouvoir. Le religieux est préoccupé par le service. Pour le pouvoir, le politique est amoral et peut s’accepter immoral. Pour le service, le religieux se veut strictement moral et ne supporte pas qu’on le soupçonne d’immoralité. Il y a cependant quelque chose dont ils ont besoin tous les deux, c’est l’argent. Le politique le produit de mille et une manières et le brasse volontiers et abondamment. Le religieux le reçoit de ceux qui croient et adhèrent à sa vocation de maintien et de développement des valeurs spirituelles et morales ; il s’en sert à bon escient, strictement à la mesure de ses besoins matériels, parce qu’il sait que l’argent pour l’argent est destructeur des valeurs spirituelles et morales.

Ouvrons une parenthèse pour lever une équivoque. Même dans les pays concordataires, où il existe un contrat permanent de financement du religieux par le politique, ce financement dépend du bon vouloir de ceux qui croient et adhèrent à la mission du religieux. Ainsi, en République Fédérale d’Allemagne, l’Etat ne fait-il que retourner aux églises l’impôt à lui payé volontairement et librement par les chrétiens au titre de leur conviction religieuse, impôt qui s’appelle très officiellement « Kirchensteur » (impôt pour église). Rien d’arbitraire donc. Tout dans la transparence qui convient à un Etat républicain, démocratique et laïque. Le politique allemand ne fait pas de l’aumône à la petite semaine à l’endroit du religieux allemand. S’il le faisait, il mettrait en péril le principe devenu sacré, de la séparation de l’église et de l’Etat. Il n’est pas sain en effet que, dans le cas d’une république laïque, le politique prenne en charge financièrement le religieux.

 

Une décision politique à polémique

03 septembre 2008, le conseil des ministres décide d’inscrire au budget général de l’Etat « un crédit de 500 000 000 de francs CFA pour venir en aide aux chefferies traditionnelles et organisations religieuses, dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles de notre pays ». C’est en effet une décision aux conséquences immenses pour les « organisations religieuses », voire pour les « chefferies traditionnelles » si la formule inclut les prêtres de nos cultes traditionnels ne relevant d’aucune des trois religions du livre. Ce risque immense peut prendre quatre directions que voici :

Risque de division : l’argent arbitraire que plusieurs personnes sont invitées à se distribuer sur des bases également et nécessairement arbitraires, est source de discorde. Qui y a droit et qui n’y a pas droit ? Et si l’on y a droit, à quel prorata tels ou tels autres y ont-ils droit ? La définition arbitraire est susceptible d’amener dispute et bagarre. Et sous les coups de buttoir de l’argent, la communauté religieuse vole en éclats.
Risque de division encore : pour éviter dispute et bagarre, le chef de la communauté religieuse décide de mettre l’argent du politique au service d’un besoin collectif, tel que la construction ou la restauration d’un lieu de culte. Mais parce que c’est de « l’argent gratuit », sa gestion même transparente en réalité, est taxée d’opacité au point d’engendrer soupçon et grogne. Déjà l’attribution du marché avait suscité de fortes tensions, chacun des ténors de la communauté ayant eu son candidat qu’il a soutenu et fait soutenir par ses amis au sein de la communauté. Crescendo et très perceptiblement, l’opération construction ou restauration se termine en eau de boudin, en dispute et bagarre.

Risque de division toujours : pour éviter dispute et bagarre, le responsable religieux décide de mettre l’argent du politique au service des plus nécessiteux de la communauté, en les aidant par exemple à accomplir telle ou telle autre démarche de piété entrant dans le cadre du salut de leur âme et nécessitant une certaine mise d’argent. Si les dogmatiques ne le prennent pas en flagrant délit d’hérésie au motif que le salut de l’âme ne se fait pas avec l’argent du politique, il peut avoir toutes les peines du monde à définir les plus nécessiteux car, dans la perspective de recevoir de « l’argent gratuit », chacun se définit sincèrement comme nécessiteux. Tant et si bien que l’effort de distinguo se termine en dispute et bagarre.

Risque de division enfin : après moult « cérémonies de remise de chèques » au religieux par le politique, celui-ci demande discrètement aux bénéficiaires, un retour d’ascenseur en termes de soutien tout au moins visible à lui apporter. Le cas échéant, ce que le politique a annoncé en amont comme soutien aux « dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles » se laisse découvrir en aval comme une tentative d’achat collectif de conscience. La communauté religieuse se divise entre ceux qui acceptent le marché et ceux qui le refusent. Dispute et bagarre.

 

Aide financière sans risque, sur la base de la constitution

Bien avant le 03 septembre, les valeurs morales étaient déjà en butte à l’argent, attaquées de partout par la fascination de l’argent. Aujourd’hui encore plus, l’argent du politique constitue une source d’atteinte aux valeurs morales. Et ce n’est pas exagéré de demander au politique d’essayer de contenir sa générosité vis-à-vis du religieux, mais alors dans le strict respect de la constitution du 11 décembre 1990, en ses articles 13 et 14. A travers ces articles, le législateur a tracé le cadre légal des subventions que l’Etat se doit d’apporter aux écoles privées, laïques et confessionnelles. En plus de l’éducation telle que dispensée dans toutes les écoles, les écoles privées confessionnelles mettent l’accent sur la dispensation des valeurs morales à la jeunesse. En subventionnant ces écoles, conformément à la constitution, le politique accomplit sans risque de graves malentendus, son objectif du 03 septembre 2008. Aujourd’hui plus que par le passé, les écoles privées confessionnelles affichent des performances saluées par le commun des acteurs du système scolaire. Le politique gagnerait donc à y mettre l’argent du contribuable. L’on se rappelle en effet que durant la période coloniale, du moins jusqu’au coup d’Etat du 26 octobre 1972, l’Etat subventionnait les écoles privées confessionnelles et les creusets de promotion des valeurs morales. Il est donc d’une importance capitale que l’Etat ramène cette pratique noble et responsable. En tout état de cause, le religieux ne refuse pas l’argent du politique. Ce qu’il faut souhaiter cependant, c’est qu’il le lui donne en toute légalité et en toute constitutionnalité.

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Published by Fockly - dans Actualité
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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !