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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 07:18

(Les mercenaires constitutionnels français recrutés par Yayi pour le besoin de la cause avouent leur incapacité à faire la magie)

 

Dans une république où l’espoir semble avoir abandonné les citoyens, la décision DCC 11-067 du 20 Octobre 2011 intervient comme une bouée de sauvetage face à laquelle tout un chacun tente désespérément de s’accrocher. Hélas, la réalité est là, triste et sombre. En lieu et place d’une bouée de sauvetage, la décision de la Cour s’avère être une brique de 20 qui va entraîner au fond de l’eau tous ceux qui s’y agrippent imprudemment. Cette décision est en réalité une nouvelle ruse de Dossou et de ses copains pour éloigner les Béninois de la vraie question : le processus de modification de la constitution actuellement mener va-t-il déboucher sur une nouvelle constitution ou pas ?

 

Les conditions d’une nouvelle constitution ne s’y prêtent pas

A cette question, la théorie de droit constitutionnel est plus que clair : on n’utilise pas la procédure de révision d’une constitution pour aboutir à une nouvelle constitution. Procéder de la sorte s’apparente à une fraude à la constitution. Il est à noter deux choses importantes en droit constitutionnel. La première de ces choses est ce que l’on appelle le pouvoir constituant originaire. Il s’agit ici du pouvoir de créer une constitution. Il y a des circonstances particulières dans lesquelles on prend l’initiative de mettre sur pied une nouvelle constitution. Ces circonstances sont : la création d’un nouvel Etat qui résulte soit de la fusion de deux ou plusieurs Etats, soit de l’éclatement d’un Etat en deux ou plusieurs Etats (exemple du Sud Soudan), soit de l’accession à l’indépendance des territoires colonisés (exemples des Etats africains en 1960), soit de la sortie d’une guerre (exemple du Libéria et de la Sierra Leone), soit de la sortie d’une crise politique majeure (exemple récent du Niger), soit encore d’une révolution. Le Bénin de 1989 répond au cas de figure de la crise politique majeure. C’est en effet du constat de l’effondrement du marxiste-léniniste alors en cours que la Conférence Nationale a été le point de départ d’une nouvelle République. La nécessité d’une nouvelle constitution s’imposait alors. Si le régime Yayi et sa Cour constitutionnelle veulent nous faire croire que le topo qu’ils sont en train de fabriquer maintenant va déboucher sur une nouvelle constitution, alors, il faut bien qu’ils nous disent à quels cas de figures décrient ci-haut répond actuellement le Bénin pour justifier la mise sur pied d’une nouvelle loi fondamentale. A ce que l’on sache, la République issue de la Conférence Nationale suit bien son cours. Si tout le monde s’est accordé qu’il y a des aménagements à apporter à notre Constitution, c’est au regard d’un certain nombre de petits dysfonctionnement qu’on a noté dans la pratique. Il n’a donc jamais été question pour qui que ce soit de nous fabriquer une nouvelle constitution.

 

Les mercenaires constitutionnels de Yayi se brisent les dents

La seconde chose importante à noter en droit constitutionnel est ce que l’on appelle le pouvoir constituant dérivé. Il s’agit ici du pouvoir de modifier une constitution en suivant les procédures que la constitution en question à elle-même prévue. C’est sur la base du pouvoir constituant dérivé qu’on amende une constitution. Là dessus, toute la doctrine en droit constitutionnel est formelle pour affirmer qu’on ne peut pas utiliser la procédure prévue pour le pouvoir constituant dérivé afin de déboucher sur une nouvelle constitution. C’est une fois de plus ce que l’on appelle une fraude à la constitution. C’est face à cette grosse difficulté que les mercenaires constitutionnels français, conduits par le professeur Jean du Bois de Gaudusson, appelés à la rescousse par Yayi se casse la tête. Ils ne savent pas comment faire pour donner à Yayi la formule qui va l’aider à faire avaler aux Béninois l’anaconda constitutionnel qu’il est en train de préparer. Tout le défi pour Yayi aujourd’hui est de parvenir à faire croire aux Béninois que leur constitution actuelle sera une nouvelle constitution à l’issue du processus qui est actuellement en train d’être menée. Cette question est fondamentale dans le plan de Yayi. Car s’il parvient à faire gober à tout le monde qu’il s’agit d’une nouvelle constitution, alors, la conséquence juridique sera qu’elle n’est pas rétroactive et que donc elle ne s’applique pas pour Yayi qui pourra donc se repositionner en 2016 pour la Marina.

 

Deux questions pour Dossou

C’est donc face à cette grosse arnaque que les Béninois doivent réagir saisissant la Cour constitutionnelle pour avis en lui posant les deux questions suivantes :

1°) Une révision de la Constitution, quelle que soit son ampleur, peut-elle déboucher sur une nouvelle constitution ?

2°) Le processus actuellement en cours relève-t-il du pouvoir constitution dérivé (simple révision de la constitution) ou du pouvoir constituant originaire (élaboration d’une nouvelle constitution) ?

 

La réponse de la Cour constitutionnelle à ces deux questions achèvera de faire voir clair aux Béninois. Soit Dossou estime qu’il ne s’agit que d’une simple révision et cela constitue un coup d’arrêt aux velléités d’accrochage au pouvoir que l’on prête à Yayi, soit il estime qu’il s’agit d’une nouvelle constitution et la République sait dans quoi elle s’embarque en laissant Yayi faire.

 

aboubacar sidick

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Published by Fockly - dans Politique
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commentaires

A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !