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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 05:00

Dans le cercle immédiat du chef de l’Etat, il y a des hommes qui travaillent pour la réalisation du projet de société de Boni Yayi mais qui ne font pas du bruit autour des actions qu’ils mènent. Au nombre de ceux-ci, figure en bonne place, le conseiller spécial du chef de l’Etat chargé des affaires monétaires et bancaires, Marcel de Souza. Très peu connu du grand public en raison des exigences de ses précédentes fonctions et de sa discrétion légendaire, votre journal s’est rapproché de l’homme à travers une interview pour d’une part mieux vous le faire connaître et d’autre part, échanger avec lui, sur le bilan du quinquennat finissant du prince du Changement. 

Lire la première partie de l’interview qu’il nous accordée.

 

Présentez-vous à nos lecteurs !

Je m’appelle Marcel Alain de Souza,  conseiller spécial du Chef de l’Etat chargé des affaires monétaires  et bancaires. J’assume cette fonction parce que j’étais d’abord le directeur national de la Bceao et je suis un pur produit de la banque centrale puisque j’y suis entré en même temps que le chef de l’Etat en 1978. Vous savez qu’il a fait 15 ans à la Bceao avant d’aller à la Boad. Nous sommes de la même promotion et donc je suis économiste de formation et actuellement un apprenti politicien. Je suis président d’une formation politique, le Front  républicain pour une alternative patriotique (Frap), parti dont j’ai pris les rênes en 2009 après que j’ai eu à bénéficier de mes droits à pension à 55 ans à la Bceao. C’est vrai que je suivais les activités  politiques mais dans nos statuts, c’est clairement marqué que les agents, les cadres de la Bceao sont apolitiques et lorsqu’il vous revient de vouloir faire de la politique, vous devez avoir une autorisation expresse  des autorités. Comme je l’ai dit à la télévision, quand j’étais directeur national de la Bceao,  il y a eu un de mes collaborateurs qui a voulu être candidat pour être conseiller communal, il n’a pas eu l’autorisation mais quand  les autorités de la Bceao l’ont su, il a été purement et simplement licencié. Je tenais donc à le souligner. 

Le bilan du Changement

Après 5 ans de gestion du pouvoir d’Etat, quel bilan le président Yayi peut-il brandir ?

Je tiens tout d’abord à souligner  que je ne suis pas d’accord lorsque certains candidats à la prochaine présidentielle en marge de légitimité trouvent qu’il est nécessaire de peindre en noir le bilan du président Boni Yayi en agitant les mots comme : catastrophe, marasme économique, famine, misère et précarité.  Je trouve que ce n’est pas honnête de parler de cette façon parce que pour moi, de 2006 jusqu’à ce jour, le Bénin est en nette progression dans tous les domaines.  C’est  vrai, il faut le reconnaître, il y a eu beaucoup de faiblesses, d’insuffisances et même d’erreurs politiques mais lorsqu’on  parle de bilan en comptabilité, s’il  y a un actif  et un passif ce n’est pas pour rien. Mais lorsque qu’on compare l’actif et le passif du Changement, c’est-à-dire de Boni Yayi et son gouvernement,  il faut pouvoir reconnaître que le positif dépasse et un tout petit peu le passif. A partir de ce moment, on doit dire que cet homme est bon, bon pour les 5 ans finissant et bon pour les 5 ans à venir.

De façon concrète, que peut-on retenir, à commencer par l’éducation par exemple ?

Concrètement, je commence par dire que sous le règne de Boni Yayi, le pays globalement est en progrès. Sur le plan politique, il a annoncé le Changement, il a voulu que l’homme puisse changer d’abord. Evidemment en 5 ans, on ne peut pas changer mais il y a eu quand même un bon départ parce que son point d’honneur, c’est d’abord l’assainissement des finances publiques. Et vous voyez bien qu’il y a eu tant de réalisations sur les deux axes qu’il a choisis comme programme de société. Les deux axes essentiels, c’est d’abord l’infrastructure et le volet social. Il a agi sur les deux fronts. Mais les priorités sont si énormes qu’il faut choisir.  Sur le plan social, quelles sont les réalisations ? Au moment où il prenait le pouvoir, nous avions au total 33 mille fonctionnaires dont 23 mille enseignants.  Les  23 mille enseignants étaient  de statuts diversifiés et  il a voulu mettre de l’ordre. Il a pu reverser au niveau des enseignants plus de 30 mille, nous sommes aujourd’hui à 53 mille enseignants. Il a donc choisi d’investir  dans la formation et lorsque vous pariez pour  que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, c’est sur la formation qu’il faut agir. Pour moi, il a fait le bon choix. Aujourd’hui, plus de 4 mille salles de classe ont été construites, l’objectif étant de 6 mille salles de classe. Il a mis au moins au point un projet qu’on appelle Fastrac de commun accord avec la banque mondiale, de commun accord avec nos partenaires financiers qui ont trouvé judicieux ce projet  et  l’ont accompagné pour que nous construisions 6 mille salles  de classe. Ce n’est pas rien. J’ai été  à 20 km de Cotonou vers la région de Sô-Ava, j’ai vu un vieux au moment où on voulait aller faire la remise des clés qui m’a dit : ‘’ viens, fiston, et il a ajouté ceci. Depuis 1960, jamais un président n’a construit chez nous, or nous sommes à 20 km de Cotonou. C’est seulement les prêtes qui ont construit une école. Pour la première fois, vous avez construit trois salles de classe,  c’est un début. Soyez en remercié, remerciez le chef de l’Etat d’avoir pensé à nous les exclus, nous les oubliés depuis l’indépendance. Aujourd’hui, nous avons trois salles de classe. Ce n’est pas grand-chose,  mais c’est beaucoup pour nous. Nous espérons que vous allez compléter les  3 autres salles de classe’’. Nous avons été visiter  les classes. Dans une classe, nous avons vu 150 élèves. C‘est énorme, l’instituteur  se plaignait.  Comment assurer la formation de 150 élèves actuellement ? Nous lui avons dit que c’est déjà bon signe parce qu’à partir de la gratuité de l’enseignement primaire, tous ont voulu inscrire leurs enfants. Nous avons vu des gens sur des radeaux même qui ont mis ensemble des bidons de 50 litres et avec des pagaies en train d’aller vers  l’école. C’est le signe  qu’ils connaissent l’importance de ce que c’est l’éducation, la formation. Et les bases que Yayi a posées aujourd’hui, c’est peut-être dans 40, 50 ans qu’on saura le bienfait qu’il a eu à faire pour le Bénin. Un peuple qui est analphabète, c’est un peuple qui est complètement voué  à l’insécurité, c’est cela qui crée les bandits que nous avons ainsi de suite. Mais lorsque vous allez à l’école et que vous êtes formé, vous avez ce qu’on appelle l’instruction  civique, ce que c’est que le respect du bien public, le respect de l’autorité. Il y a des valeurs que nous avions perdues et on ne peut pas les retrouver du jour au lendemain. C’est progressivement. Tout ne peut pas être parfait du jour au lendemain.

 

Quels sont les actes que le gouvernement du Changement a posés au cours des 5 dernières années pour le bien-être des Béninois en matière de santé ? 

Il a eu à poursuivre l’installation des formations sanitaires, qu’il s’agisse du projet qu’on a eu à faire à Djougou, Covè et récemment à Zangnanado,  il a eu à assurer avec les partenaires financiers, réaliser un certain nombre de centres de formation, l’objectif étant que chaque région ait un hôpital de  référence. Au Cnhu, des progrès ont été faits. Il a arrangé la situation des médecins mais cela n’a pas été sans heurt. Vous voyez  bien aujourd’hui,  les gens demandent des primes de motivation,  de rendement, des primes de risque. C’est vrai qu’il faut pouvoir améliorer la situation mais il faut dire que là également nous avons commis une erreur politique parce que lorsque  les gens font les revendications,  on voulait les satisfaire au cas par cas et nous sommes entrés dans un cercle où c’est le serpent qui mord sa queue. Donc dès que vous donnez satisfaction aux magistrats, les médecins demandent, les para médicaux demandent, les instituteurs du primaire ceux du secondaire, les enseignants de l’université et vous avez bien vu, on n’a pas eu la paix sociale alors que si vous regardez de très près contrairement à certains pays,  ces gens là ont de très bons salaires. Maintenant il s’est installé une culture de revendications de primes,  d’indemnité au point ou chez les médecins, on a même fait des grèves sans service minimum alors que la loi dit que pour  les secteurs essentiels tels que : la santé et la sécurité et même les transports aériens qu’il faut un service minimum équivalent à 20% de l’effectif de ceux qui sont dans ce secteur-là. Que des médecins, des para médicaux,  déclarent des grèves sans service minimum, c’est quand même des Béninois qui sont là, des Béninois qui meurent faute de soins parce que des gens veulent des indemnités. Alors quand je prends le cas des reversés, la fois dernière, je discutais avec l’un d’eux et il me dit : ‘’Mon frère, nous,  nous sommes sur la voix de l’émergence totale. J’allais au boulot en tapette avec la tenue traditionnelle bohounba  aujourd’hui, je  mets ma petite cravate avec des chaussures bien cirées et j’ai même pris une voiture au port. L’émergence commence par là, par conséquent, on peut parler maintenant d’enseignants émergents  et tout cela c’est l’œuvre de Boni Yayi et que Dieu le bénisse.’’ Il faut préciser que ceux là qui ont été reversés sont des enseignants gagnant un salaire de l’ordre de 50 milles francs. Ceux là étaient des occasionnels,  des contractuels et aujourd’hui leur situation est améliorée vu que c’est le choix fait par le gouvernement. Si on se penche sur le domaine de la santé, nous avons entre 490 et 495 médecins, c’est vrai on n’en recrute pas assez et il faut en recruter et en former, même ceux qu’on forme,  on n’arrive pas à tous les embaucher parce qu’il y a un problème de pénurie financière qu’il faut gérer.

 

Qu’est-ce qui a empêché le régime du Changement à aller au bout de ses engagements.

Quel est le pays  qui n’a pas de problème? Prenez sur la planète et vous verrez, que ce soit la  France, en Europe en général, aux Etats-Unis, tous sont en  déficit  budgétaire. Ce problème n’est pas seulement celui du Bénin. Le Bénin a une économie qui  est purement vulnérable et lorsqu’il y a des chocs, ils sont d’une violence  assez forte où il faut faire des gymnastiques  afin de pouvoir les amortir.  Comme je le disais,  nous avons connu quatre chocs et coup sur coup. Le choc pétrolier en fait partie et j’en reviens. Le baril de pétrole à fin septembre était à 58.8 dollars aujourd’hui il coute 81 dollars et ça tourne autour de 80. Les analyses qui ont été faites par les économistes de la Banque mondiale disent que le prix du baril de pétrole tournera pendant toute l’année 2011 autour de 80 dollars. Cela veut dire que la crise n’est pas éloignée. Et on nous dit qu’on peut prendre des précautions pour y parer mais je me demande comment avec une économie comme la notre qui va sur le marché mondial acheter  du pétrole comment pouvons nous impulser le prix à la baisse. Et vous voyez le prix du pétrole lampant qui était à 300 francs Cfa environ quand Yayi Boni était venu en 2006 est aujourd’hui à 515 francs et cela découle de la vérité des prix que nous avons commencé à pratiquer. Concernant le deuxième choc, celui alimentaire,  il faut dire que tout le monde l’a subi et moi,  je m’en réjouis car ça nous a permis de voir la vulnérabilité de notre économie et de notre agriculture. Et après ce choc,  vous avez bien vu,  nous avons commencé par mettre en œuvre l’exploitation de nos vallées ce qui nous a permis enfin en 2010 d’avoir une récolte abondante en céréales,  on a eu un supplément de 1.300.000 tonnes au point ou lorsque dans notre sous région il y eu des pays qui souffraient de famine,  le Bénin est venu en aide en offrant du maïs. Qu’on dise aujourd’hui que nous sommes menacés par la famine,  je me demande mais de quoi on parle ou bien ces personnes ne connaissent pas l’économie du pays ?  Autant,  je vois derrière eux des économistes de bon niveau  mais voilà qu’on nous établit un document qui vaut à peine le niveau de deuxième année de sciences économiques. Peut- être que ces dirigeants n’écoutent pas ceux qui sont avec eux. Nous sommes dans une situation où je peux vous dire que compte tenu des superficies emblavées,  la récolte de 2010 - 2011  sera très satisfaisante. On me dira oui il y a les intonations mais elles n’ont pas impacté  l’agriculture au point où les récoltes qu’il s’agisse des tubercules, des céréales, des légumineux  que la production soit  en baisse. Cela n’est pas possible. Donc,  je dis qu’il ne sert à rien de rependre sur notre pays une odeur nauséabonde, de catastrophe d’apocalypse. La situation de la vie chère dont on parle en disant qu’en 2011 qu’on va hériter d’un pays de famine et de vie chère mais de quoi parle t-on ? La vie chère, c’est d’abord au niveau des produits alimentaires des céréales locales.  Mais ces céréales nous en avons, on a mis en place des rizeries,  une à Glazoué une à Malanville. Nous n’avons jamais récolté de riz  autant que maintenant. Les seuls produits actuellement chers sur le marché, c’est la tomate et les oignons. La tomate a augmenté de prix de même que l’oignon car ce sont des produits saisonniers. Pour remédier à cela, il faut faire des cultures à contre-saison et pour cela, il faut les moyens, c’est-à- dire, les terres et le matériel. A ce sujet, des études ont été même faites et sont disponibles au niveau du ministère de l’agriculture. Il ne reste maintenant que les financements. Cela se fait déjà au Ghana.

La crise énergétique

Il y a un candidat qui a dit qu’il va amener un tramway qui va tourner autour  de Cotonou pour la fluidité. C’est bien beau, mais il faudrait que nous ayons l’électricité en permanence et à bon coût. Jusqu’aujourd’hui, nous avons encore le délestage alors que le gouvernement Yayi a pris des dispositions. Quand le gouvernement Yayi prenait les rênes de ce pays en 2006, nous avions besoin de 130 mille mégawatt et nous n’avions de disponible que 100 mille. Ce qui fait qu’on coupait des quartiers, on ajustait, des villes, on réajustait. Donc tout le monde a subi ce que c’est que le délestage. Mais l’énergie est comme le sang qui coule dans nos veines quand vous ne l’avez pas, c’est toute l’économie qui en pâtit vu que le délestage fait baisser l’accroissement de notre Pib de 1%. Donc c’est important. Pour avoir la croissance  économique, il faut avoir l’énergie à bon prix et en permanence, de l’énergie propre. C’est pourquoi des dispositions ont été prises. Il a été modifié le cadre de fourniture de l’électricité parce que  l’électricité a trois compartiments : la production, le transport et la distribution. Pour la fourniture,  des dispositions ont été prises, le cadre a été modifié et un privé qui a été autorisé pour installer des turbines et fournir environ  50 mégawatt régulièrement pour notre pays. Deuxièmement, Maria-Gléta, l’Etat a investi 36 milliards pour acquérir des turbines. Le projet prend du retard sinon c’était supposé être terminé à la fin de cette année. Mais des engagements ont été pris et nous espérons que d’ici avril, nous puissions avoir les 80 mégawatt pour lesquels nous avons dépensé. Enfin, un groupe a eu l’autorisation d’installer l’énergie solaire pour 5 mégawatt à Kandi. Ce sera une expérience pour voir dans les zones où il n’y a pas de câbles si nous pouvons canaliser l’énergie solaire que nous avons en abondance.

Crise financière internationale

C’est une crise qui a attaqué tous les pays du monde de telle sorte que la croissance économique en 2009 a été -0,6%, ca veut dire que l’économie mondiale a régressé. En 2010, la croissance  qui est prévue par les économistes de la Banque mondiale est de 4,8%  donc ça veut dire qu’il y a la reprise, mais elle est lente. Au Bénin, en 2005, la croissance était de 2,9 mais en 2007, nous avons atteint 5,1, c’était le pic. Après, nous avons ensuite régressé puisqu’en 2008 avec la crise alimentaire nous avons atteint 2,7  et nous avons prévu qu’en 2010 ce serait le même niveau mais en 2011, il est prévu 3,7. Nous espérons que les choses vont se redresser et iront s’améliorant.

Les inondations

C’est un  problème mondial avec la couche d’ozone  surtout avec les restrictions auxquelles nous assistons. A titre d’exemple, le lac Tchad qui mesurait  25mille Km2 est aujourd’hui à 2 milles Km2 compte tenu des différents problèmes de la couche d’ozone et aussi environnementaux donc le Bénin pour y parer est de mettre au point les barrages d’Adjalalla et de Nagbéto. Le dernier est déjà mis en en œuvre mais il a des imperfections et il faudrait pouvoir  le renforcer avec 7 milliards pour lui permettre de fournir le maximum. Pour le barrage d’Adjalalla, le président Nicéphore Soglo s’est battu. C’était un barrage qui devrait nous coûter 60 milliards mais aujourd’hui, il nous faut le double. Le Bénin a déjà fait une table ronde et a mobilisé 80 milliards. Le reste, on s’entendait avec le Togo pour trouver les ressources auprès de l’Ird, le dossier n’est pas encore bouclé. Si on arrivait à faire le barrage d’Adjalalla, il y a des terres que nous allons sauvegarder compte tenu des inondations que nous avons dans la région  d’Athiémé. Ces terres seront  protégées et ensuite nous  aurons de l’énergie en complément,  de l’énergie blanche jusqu’à nouvel ordre. L’énergie blanche même pour les 50 ans à venir demeure l’énergie la plus propre et la moins chère, bien évidemment, cela nécessite de gros investissements au départ.  Voilà, les chocs que nous avons reçus mais cela ne permet pas de dire que c’est le marasme économique et que rien ne va dans le pays. Aujourd’hui en 5 ans, Yayi Boni a réalisé 400 Km de routes bitumées. Si on ajoute les routes de Kpédékpo  et de Parakou vers Kandi et aussi celle qui quitte Akassato pour Bohicon de 165 km que la Chine s’est engagé à nous offrir gratuitement, nous irons à 1037km. Ces 1037 km représentent deux fois ce qu’on a fait en 15. De 1990 à 2005, seulement 595 km de routes ont été réalisés. Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, 1250 km ont été réalisés, appréciez   vous-mêmes. Mais si vous fermez les yeux pour ne pas voir ou encore bouchez les oreilles pour ne pas entendre, vous passez au moins sur du bon goudron. Cotonou a bénéficié seulement de 12 km  500, de deux passages supérieurs  et d’un échangeur et regardez comment la physionomie de la ville a changé. Les étrangers qui viennent se demandent  si c’est Cotonou qu’ils ont visité 6 ans plus tôt. Il faut avoir le courage de reconnaître quand on fait bien.

 

La dette extérieure

Quand on dit lourdement endetté, je ne suis pas d’accord parce qu’à ce jour, le Bénin n’a ni arriéré extérieur ni intérieur. Cela veut dire que nous avons une capacité de remboursement telle qu’on peut encore emprunter. Au sein de l’Uemoa, il a été retenu que pour pouvoir respecter les critères de convergence, on a demandé qu’aucun pays ne dépasse 70% de son Pib en matière de dette. Aujourd’hui, le Bénin est à  18% au lieu de 70. Lorsque le président Boni Yayi prenait le pouvoir, nous étions à 919 milliards de dettes extérieures  sans compter la dette intérieure du mois de janvier. Au 31 décembre 2010, nous sommes à 540 milliards. Evidemment, il y a l’initiative d’allègement de la dette multilatérale qui nous a fait  faire réduire sur 45 à 50 ans à un taux très doux. On a allégé notre dette de 550 milliards. Il y a eu des paiements successifs  qui ont été faits. Cette dette est même passée à 264 milliards en 2007.  En 2008, les chocs qu’on a eus, ont fait qu’on s’est encore endetté et aujourd’hui, nous sommes à 540 milliards. Donc la dette extérieure aujourd’hui est de 540 milliards qui représentent 18% du Pib alors que nous pouvons encore nous endetter si nous avons des projets. La dette est donc contrôlée, on ne s’endette pas n’importe comment,  comme les gens le croient. Le président Boni Yayi a mis en place une politique d’endettement basée sur des investissements productifs du point de vue infrastructures.

La dette intérieure

Le candidat qui disait  que notre pays doit 400 milliards pour les prestations et biens qui ont été  livrés au gouvernement, je dis que c’est archi-faux. La dette intérieure aujourd’hui est de l’ordre des 150 milliards. L’emprunt obligataire qui avait été contracté par la Caa   parce  que lorsque le gouvernement Yayi est venu, il y avait plein de dettes. Il a fallu faire un emprunt sur 10 ans à un taux de 6% et c’est la Caa qui a fait appel à l’économie et l’Uemoa et nous avons misé 56 milliards pour rembourser les dettes laissées par le gouvernement précédent. Ce montant a été remboursé et nous comptons cela dans les dettes intérieures. Il y a eu d’autres emprunts obligataires mais on ne les met pas dans les dettes intérieures. On ne met pas dans les dettes intérieures bons du trésor pour lequel, on a aussi une de dette 150 milliards. Donc, aujourd’hui si on doit parler de dettes intérieures, ce sont les emprunts obligataires qui font essentiellement 150 milliards. Concernant ce que les hommes d’affaires et les et les prestataires des services ont livré au gouvernement, le montant est de 73 milliards. Je n’occulte pas le fait que des prestations ont été faites dans les ministères et les factures sont dans la chaine de dépenses et ne sont pas encore venues au trésor  et les estimations prouvent qu’on n’atteindra pas 100 milliards. Ces dettes seront par ailleurs progressivement payées. Je puis vous dire que notre pays est encore crédible.

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Takou et Georges Godwill

 

 

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Published by Fockly - dans Actualité
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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !