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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 16:30

DISCOURS D'OBAMA AU GHANA: Les chefs d'Etat africains touchés dans leur amour
du pouvoir
M. Barack Obama s`adresse au Parlement
ghanéen à Accra
 
Le président Obama a prononcé un discours historique au Parlement ghanéen le 11
juillet 2009.
 
Le président :
(Son d'une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a
besoin d'une de ces trompettes. J'aime bien le son, cela me rappelle Louis
Armstrong.

Bon après-midi à tous. C'est un grand honneur pour moi d'être à Accra et de parler
aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l'accueil que j'ai
reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L'histoire ghanéenne est
riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première
visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d'Amérique.

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des
représentants de nous accueillir aujourd'hui. Je voudrais remercier le président
Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents - Jerry
Rawlings, l'ancien président Kufuor - au vice-président, au président de la Cour
suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les
merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion
au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la
réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au
Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera
non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières
entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre
santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la
force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme
pour tous les peuples. Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique
comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale
de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de
l'avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder
sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c'est ce dont je tiens à vous
parler aujourd'hui.

Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de
l'Afrique. Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante
parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et
l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de
l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des
Britanniques au Kénya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses
employeurs l'ont appelé " boy " pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la
périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été
incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le
colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de
termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa
vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une
distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est
devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes
de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en
commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une
nouvelle façon. L'histoire était en marche. Toutefois, malgré les progrès obtenus -
et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique - nous
savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le
Kenya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud
lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont
ravagé plusieurs régions du continent africain. Dans de nombreux pays, l'espoir de
la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il
est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur
d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à
susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec
condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire. Cependant,
l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au
cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme
soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme
dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière,
et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la
vie d'un trop grand nombre de personnes. Or, nous savons que ce n'est pas là toute
l'histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l'Afrique qui est trop
souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d'une
aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au
moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d'élections très
serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de
louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la
société civile naissante, l'économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance
impressionnant. Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des
luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin
de compte, plus significatif. Car de même qu'il est important de se soustraire au
contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre
nation. C'est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi
prometteuse pour le Ghana et pour l'Afrique que celle pendant laquelle mon père
est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C'est une nouvelle
période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne
seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront
du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement
ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de
talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de
personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé. Maintenant, pour
réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité
fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le
développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut
dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui
peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont
seuls les Africains peuvent s'acquitter. Quant aux États-Unis et au reste de
l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des
dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à
l'étranger, ce qui correspond à l'intérêt de l'Afrique et à celui des États-Unis.
Toutefois, le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une
source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si
nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un
changement transformateur. Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement
de notre partenariat. Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre
domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en
développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le
règlement pacifique des conflits. Premièrement, nous devons soutenir les
démocraties puissantes et durables. Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation
façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire
prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur
peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus
prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. Il ne s'agit pas
seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins.
La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent
des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la
pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent
l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être
achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un
pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef
de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la
règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la
démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection
ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. En ce XXIe siècle,
des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des
parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes
indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse
indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que
c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l'autocratie,
et ont fait preuve d'un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se
manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite
gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses
côtés lorsque je suis descendu de l'avion en dit long sur le Ghana - et dans les
vainqueurs qui résistent aux appels à l'exercice de leur pouvoir contre l'opposition
de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes
courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité.
Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire
traduire en justice le premier trafiquant d'êtres humains au Ghana. Nous le voyons
dans les jeunes qui s'élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie
politique. Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui
prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base.
Nous l'avons vu au Kenya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour
aider à stopper la violence postélectorale. Nous l'avons vu en Afrique du Sud, où
plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième
depuis la fin de l'apartheid. Nous l'avons vu au Zimbabwe, où le Réseau de soutien
au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le
droit de vote d'un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du
côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de
coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique
n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre
nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-
même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide
aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la
bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et
s'assurent que les voix de l'opposition peuvent s'exprimer ; à la règle de droit, qui
garantit l'égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les
jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la
corruption telles que l'expertise comptable, l'automatisation des services, le
renforcement des lignes d'appel d'urgence, la protection de ceux qui dénoncent les
abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité. Et cette aide, nous la
fournissons. J'ai demandé à mon gouvernement d'accorder davantage d'attention à
la corruption dans notre rapport sur les droits de l'homme. Tous les gens devraient
avoir le droit de démarrer une entreprise ou d'obtenir une éducation sans avoir à
verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon
responsable et d'isoler ceux qui ne le font pas, et c'est exactement ce que fera
l'Amérique. Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de
coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.
Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse
de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès
extraordinaire d'Africains dans mon propre pays d'Amérique. Ils se portent très
bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l'esprit d'entreprise - la question est de
savoir comment s'assurer qu'ils réussissent ici dans leur pays d'origine. Ce
continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs
d'entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les
Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres
possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La
dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a
tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité
vulnérable à la récession. Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques
possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon
responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas
simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre
que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur
infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une
main-d'oeuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises
créatrices d'emplois. Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse,
l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les
sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons
mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en
apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de
3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de
nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition
de biens et services américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi.
L'objectif de l'aide à l'étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle
ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants
sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à
d'autres pays et gagner de l'argent. Cela, vous le pouvez. Certes, l'Amérique peut
faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches
doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l'Afrique d'une
manière significative. Ce sera d'ailleurs un des engagements de mon
gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la
prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui
investiront dans l'amélioration des routes et des réseaux électriques ; de
programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur
entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les
régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce
que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il
s'ensuit que de nouveaux marchés s'ouvriront pour nos propres produits. Tout le
monde y gagne. Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une
promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet
de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le
changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies,
réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions
favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le
monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du
changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie.
Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette
crise en occasion de progrès. Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre
planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l'énergie tout en
sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y
: dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en
abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée
du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux
récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à
l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie
propre et rentable à l'étranger. Il ne s'agit pas seulement de chiffres de croissance
sur un bilan comptable. Il s'agit de savoir si un jeune doté d'une éducation peut
trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut
amener ses produits au marché ; ou si un homme d'affaires armé d'une bonne idée
peut démarrer une entreprise. Il s'agit de la dignité du travail. Il s'agit d'une chance
que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle. De même que la
gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt
également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à
présent aborder, l'amélioration de la santé publique. Ces dernières années, des
progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. Les gens
sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à
obtenir les médicaments qu'il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse
clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d'Africains
périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants
meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un
accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire. Or du fait des incitations,
souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers
africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre
une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires
et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part.
Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la
maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays. Ainsi,
d'un bout à l'autre de l'Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s'attaquent à
ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un
programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de
coopération. Ici au Ghana et dans toute l'Afrique, nous observons des idées
novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des
initiatives d'échanges d'informations médicales par Internet qui permettent à des
médecins exerçant dans de grandes villes d'aider ceux des petites agglomérations.
Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé
exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre
conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra
d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin
quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle
peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre. C'est pourquoi mon
gouvernement s'est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis -
63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush,
nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à
enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à
éradiquer la polio. Il ne s'agit d'ailleurs pas de s'attaquer aux maladies isolément :
nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la
maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l'accent sur la santé maternelle
et infantile. En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une
meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par
la maladie, mais par les êtres humains. C'est pourquoi le dernier domaine que je
vais aborder se rapporte aux conflits. Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond
pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on
est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est
aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des
ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d'entraîner
des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus. Tous
ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous
répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de
nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou
qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité
de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes
tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans
la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l'éducation et à la possibilité de réussir ;
aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité
commune. C'est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre
l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler
des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société,
que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de
criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle
et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque
enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion,
aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons
tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès. On voit d'ailleurs des
Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons
contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au
maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre
résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que
prennent des organisations telles que l'Union africaine et la CEDEAO en vue de
mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le
besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant,
capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère
nécessaire. Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire
à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis
qui renforcent les capacités de l'Afrique. Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des
terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont
des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale. C'est pourquoi
nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance
technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à
contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le
dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied
sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des
États-Unis, de l'Afrique et du reste du monde. À Moscou, j'ai parlé de la nécessité
d'un système international où les droits universels des êtres humains soient
respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un
engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et
à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de
compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana
qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la
prospérité. Comme je l'ai déjà dit, l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains. Les
peuples d'Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-
Américains - dont un grand nombre d'immigrés récents - réussissent dans tous les
secteurs de la société. Cela, nous l'avons accompli en dépit d'un passé difficile et
nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes
institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs
rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.
Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le
Ghana.

Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour
voir amener les couleurs de l'Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet
événement précédait la Marche sur Washington et l'aboutissement du mouvement
des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel
sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d'une nation, et il a répondu : "
Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. "
Aujourd'hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c'est vous qui le
devrez le faire. Ici, je m'adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute
l'Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous
représentez plus de la moitié de la population. Et voici ce que vous devez savoir : le
monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos
dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos
communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de
nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez
conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la
base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis,
l'histoire est en marche. Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez
la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des
efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci :
l'Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en
tant qu'amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit
découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de
l'espoir que vous porterez dans votre cœur. Ghana, la liberté est votre héritage. À
présent, c'est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de
liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous
remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c'est à ce moment-là que la
promesse s'est réalisée, que la prospérité s'est forgée, que la douleur a été
surmontée et qu'une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui
où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci
beaucoup. Que Dieu vous bénisse.
Je vous remercie.


Barack OBAMA

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Published by Fockly - dans Actualité
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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !