Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil

  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit. De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.

Grain de sel

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

Lao-tseu

Rechercher

Savoir plus

Nous sommes tous...     


Le Béninois Libéré

Le journal du peuple

Le Bénin en Lumière

Ainsi va le monde !!!

 

Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 09:18

La crise qui secoue depuis plusieurs semaines le monde éducatif interpelle plus d’un. Sa résolution ou une trêve du mouvement aurait pu être obtenu depuis un certain temps si toutes les parties consentaient à des concessions. Le gouvernement veut contourner la table des négociations ou qui est en train de jouer à un double jeu, est en gagé dans une campagne de diabolisation des grévistes. Ce qui n’est pas du genre à ranger la situation puisque malgré tout le boucan par-ci par-là, la fin de la traversée du désert viendra des négociations pour une véritable mise au point. Mais avant cette situation rappelle certains propos tenus par Nocilos Sarkozy à Dakar  le 26 juillet 2012 et qui ont provoqué un tollé à travers toute l’Afrique et au-delà. En voici un morceau choisi : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. »

Ici, il est question de voir le politique à la place du paysan africain charcuté...

 

 

 

Lire toute allocution de Nicolas Sarkozy, prononcée à l’Université de Dakar

Le 26 juillet 2007

 


Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de remercier d’abord le gouvernement et le peuple sénégalais de leur accueil si chaleureux. Permettez-moi de remercier l’université de Dakar qui me permet pour la première fois de m’adresser à l’élite de la jeunesse africaine en tant que Président de la République française.

Je suis venu vous parler avec la franchise et la sincérité que l’on doit à des amis que l’on aime et que l’on respecte. J’aime l’Afrique, je respecte et j’aime les Africains.

Entre le Sénégal et la France, l’histoire a tissé les liens d’une amitié que nul ne peut défaire. Cette amitié est forte et sincère. C’est pour cela que j’ai souhaité adresser, de Dakar, le salut fraternel de la France à l’Afrique toute entière.

Je veux, ce soir, m’adresser à tous les Africains qui sont si différents les uns des autres, qui n’ont pas la même langue, qui n’ont pas la même religion, qui n’ont pas les mêmes coutumes, qui n’ont pas la même culture, qui n’ont pas la même histoire et qui pourtant se reconnaissent les uns les autres comme des Africains. Là réside le premier mystère de l’Afrique.

Oui, je veux m’adresser à tous les habitants de ce continent meurtri, et, en particulier, aux jeunes, à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois vous combattez et vous haïssez encore mais qui pourtant vous reconnaissez comme frères, frères dans la souffrance, frères dans l’humiliation, frères dans la révolte, frères dans l’espérance, frères dans le sentiment que vous éprouvez d’une destinée commune, frères à travers cette foi mystérieuse qui vous rattache à la terre africaine, foi qui se transmet de génération en génération et que l’exil lui-même ne peut effacer.

Je ne suis pas venu, jeunes d’Afrique, pour pleurer avec vous sur les malheurs de l’Afrique. Car l’Afrique n’a pas besoin de mes pleurs.

Je ne suis pas venu, jeunes d’Afrique, pour m’apitoyer sur votre sort parce que votre sort est d’abord entre vos mains. Que feriez-vous, fière jeunesse africaine de ma pitié ?

Je ne suis pas venu effacer le passé car le passé ne s’efface pas.

Je ne suis pas venu nier les fautes ni les crimes car il y a eu des fautes et il y a eu des crimes.

Il y a eu la traite négrière, il y a eu l’esclavage, les hommes, les femmes, les enfants achetés et vendus comme des marchandises. Et ce crime ne fut pas seulement un crime contre les Africains, ce fut un crime contre l’homme, ce fut un crime contre l’humanité toute entière.

Et l’homme noir qui éternellement « entend de la cale monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit de l’un d’entre eux qu’on jette à la mer ». Cet homme noir qui ne peut s’empêcher de se répéter sans fin « Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes ». Cet homme noir, je veux le dire ici à Dakar, a le visage de tous les hommes du monde.

Cette souffrance de l’homme noir, je ne parle pas de l’homme au sens du sexe, je parle de l’homme au sens de l’être humain et bien sûr de la femme et de l’homme dans son acceptation générale. Cette souffrance de l’homme noir, c’est la souffrance de tous les hommes. Cette blessure ouverte dans l’âme de l’homme noir est une blessure ouverte dans l’âme de tous les hommes.

Mais nul ne peut demander aux générations d’aujourd’hui d’expier ce crime perpétré par les générations passées. Nul ne peut demander aux fils de se repentir des fautes de leurs pères.

Jeunes d’Afrique, je ne suis pas venu vous parler de repentance. Je suis venu vous dire que je ressens la traite et l’esclavage comme des crimes envers l’humanité. Je suis venu vous dire que votre déchirure et votre souffrance sont les nôtres et sont donc les miennes.

Je suis venu vous proposer de regarder ensemble, Africains et Français, au-delà de cette déchirure et au-delà de cette souffrance.

Je suis venu vous proposer, jeunes d’Afrique, non d’oublier cette déchirure et cette souffrance qui ne peuvent pas être oubliées, mais de les dépasser.

Je suis venu vous proposer, jeunes d’Afrique, non de ressasser ensemble le passé mais d’en tirer ensemble les leçons afin de regarder ensemble l’avenir.

Je suis venu, jeunes d’Afrique, regarder en face avec vous notre histoire commune.

L’Afrique a sa part de responsabilité dans son propre malheur. On s’est entretué en Afrique au moins autant qu’en Europe. Mais il est vrai que jadis, les Européens sont venus en Afrique en conquérants. Ils ont pris la terre de vos ancêtres. Ils ont banni les dieux, les langues, les croyances, les coutumes de vos pères. Ils ont dit à vos pères ce qu’ils devaient penser, ce qu’ils devaient croire, ce qu’ils devaient faire. Ils ont coupé vos pères de leur passé, ils leur ont arraché leur âme et leurs racines. Ils ont désenchanté l’Afrique.

Ils ont eu tort.

Ils n’ont pas vu la profondeur et la richesse de l’âme africaine. Ils ont cru qu’ils étaient supérieurs, qu’ils étaient plus avancés, qu’ils étaient le progrès, qu’ils étaient la civilisation.

Ils ont eu tort.

Ils ont voulu convertir l’homme africain, ils ont voulu le façonner à leur image, ils ont cru qu’ils avaient tous les droits, ils ont cru qu’ils étaient tout puissants, plus puissants que les dieux de l’Afrique, plus puissants que l’âme africaine, plus puissants que les liens sacrés que les hommes avaient tissés patiemment pendant des millénaires avec le ciel et la terre d’Afrique, plus puissants que les mystères qui venaient du fond des âges.

Ils ont eu tort.

Ils ont abîmé un art de vivre. Ils ont abîmé un imaginaire merveilleux. Ils ont abîmé une sagesse ancestrale.

Ils ont eu tort.

Ils ont créé une angoisse, un mal de vivre. Ils ont nourri la haine. Ils ont rendu plus difficile l’ouverture aux autres, l’échange, le partage parce que pour s’ouvrir, pour échanger, pour partager, il faut être assuré de son identité, de ses valeurs, de ses convictions. Face au colonisateur, le colonisé avait fini par ne plus avoir confiance en lui, par ne plus savoir qui il était, par se laisser gagner par la peur de l’autre, par la crainte de l’avenir.

Le colonisateur est venu, il a pris, il s’est servi, il a exploité, il a pillé des ressources, des richesses qui ne lui appartenaient pas. Il a dépouillé le colonisé de sa personnalité, de sa liberté, de sa terre, du fruit de son travail.

Il a pris mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu féconde des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs.

Il y avait parmi eux des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté, des hommes qui croyaient remplir une mission civilisatrice, des hommes qui croyaient faire le bien. Ils se trompaient mais certains étaient sincères. Ils croyaient donner la liberté, ils créaient l’aliénation. Ils croyaient briser les chaînes de l’obscurantisme, de la superstition, de la servitude. Ils forgeaient des chaînes bien plus lourdes, ils imposaient une servitude plus pesante, car c’étaient les esprits, c’étaient les âmes qui étaient asservis. Ils croyaient donner l’amour sans voir qu’ils semaient la révolte et la haine.

La colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique. Elle n’est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n’est pas responsable des génocides. Elle n’est pas responsable des dictateurs. Elle n’est pas responsable du fanatisme. Elle n’est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n’est pas responsable des gaspillages et de la pollution.

Mais la colonisation fut une grande faute qui fut payée par l’amertume et la souffrance de ceux qui avaient cru tout donner et qui ne comprenaient pas pourquoi on leur en voulait autant.

La colonisation fut une grande faute qui détruisit chez le colonisé l’estime de soi et fit naître dans son cœur cette haine de soi qui débouche toujours sur la haine des autres.

La colonisation fut une grande faute mais de cette grande faute est né l’embryon d’une destinée commune. Et cette idée me tient particulièrement à cœur.

La colonisation fut une faute qui a changé le destin de l’Europe et le destin de l’Afrique et qui les a mêlés. Et ce destin commun a été scellé par le sang des Africains qui sont venus mourir dans les guerres européennes.

Et la France n’oublie pas ce sang africain versé pour sa liberté.

Nul ne peut faire comme si rien n’était arrivé.

Nul ne peut faire comme si cette faute n’avait pas été commise.

Nul ne peut faire comme si cette histoire n’avait pas eu lieu.

Pour le meilleur comme pour le pire, la colonisation a transformé l’homme africain et l’homme européen.

Jeunes d’Afrique, vous êtes les héritiers des plus vieilles traditions africaines et vous êtes les héritiers de tout ce que l’Occident a déposé dans le cœur et dans l’âme de l’Afrique.

Jeunes d’Afrique, la civilisation européenne a eu tort de se croire supérieure à celle de vos ancêtres, mais désormais la civilisation européenne vous appartient aussi.

Jeunes d’Afrique, ne cédez pas à la tentation de la pureté parce qu’elle est une maladie, une maladie de l’intelligence, et qui est ce qu’il y a de plus dangereux au monde.

Jeunes d’Afrique, ne vous coupez pas de ce qui vous enrichit, ne vous amputez pas d’une part de vous-même. La pureté est un enfermement, la pureté est une intolérance. La pureté est un fantasme qui conduit au fanatisme.

Je veux vous dire, jeunes d’Afrique, que le drame de l’Afrique n’est pas dans une prétendue infériorité de son art, sa pensée, de sa culture. Car, pour ce qui est de l’art, de la pensée et de la culture, c’est l’Occident qui s’est mis à l’école de l’Afrique.

L’art moderne doit presque tout à l’Afrique. L’influence de l’Afrique a contribué à changer non seulement l’idée de la beauté, non seulement le sens du rythme, de la musique, de la danse, mais même dit Senghor, la manière de marcher ou de rire du monde du XXème siècle.

Je veux donc dire, à la jeunesse d’Afrique, que le drame de l’Afrique ne vient pas de ce que l’âme africaine serait imperméable à la logique et à la raison. Car l’homme africain est aussi logique et raisonnable que l’homme européen.

C’est en puisant dans l’imaginaire africain que vous ont légué vos ancêtres, c’est en puisant dans les contes, dans les proverbes, dans les mythologies, dans les rites, dans ces formes qui, depuis l’aube des temps, se transmettent et s’enrichissent de génération en génération que vous trouverez l’imagination et la force de vous inventer un avenir qui vous soit propre, un avenir singulier qui ne ressemblera à aucun autre, où vous vous sentirez enfin libres, libres, jeunes d’Afrique d’être vous-mêmes, libre de décider par vous-mêmes.

Je suis venu vous dire que vous n’avez pas à avoir honte des valeurs de la civilisation africaine, qu’elles ne vous tirent pas vers le bas mais vers le haut, qu’elles sont un antidote au matérialisme et à l’individualisme qui asservissent l’homme moderne, qu’elles sont le plus précieux des héritages face à la déshumanisation et à l’aplatissement du monde.

Je suis venu vous dire que l’homme moderne qui éprouve le besoin de se réconcilier avec la nature a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires.

Je suis venu vous dire que cette déchirure entre ces deux parts de vous-mêmes est votre plus grande force, et votre plus grande faiblesse selon que vous vous efforcerez ou non d’en faire la synthèse.

Mais je suis aussi venu vous dire qu’il y a en vous, jeunes d’Afrique, deux héritages, deux sagesses, deux traditions qui se sont longtemps combattues : celle de l’Afrique et celle de l’Europe.

Je suis venu vous dire que cette part africaine et cette part européenne de vous-mêmes forment votre identité déchirée.

Je ne suis pas venu, jeunes d’Afrique, vous donner des leçons.

Je ne suis pas venu vous faire la morale.

Mais je suis venu vous dire que la part d’Europe qui est en vous est le fruit d’un grand péché d’orgueil de l’Occident mais que cette part d’Europe en vous n’est pas indigne.

Car elle est l’appel de la liberté, de l’émancipation et de la justice et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Car elle est l’appel à la raison et à la conscience universelles.

Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance.

Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.

Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire.

Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé.

Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance.

Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de se préparer au retour du malheur, comme si celui-ci devait indéfiniment se répéter, mais de vouloir se donner les moyens de conjurer le malheur, car l’Afrique a le droit au bonheur comme tous les autres continents du monde.

Le problème de l’Afrique, c’est de rester fidèle à elle-même sans rester immobile.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à regarder son accession à l’universel non comme un reniement de ce qu’elle est mais comme un accomplissement.

Le défi de l’Afrique, c’est d’apprendre à se sentir l’héritière de tout ce qu’il y a d’universel dans toutes les civilisations humaines.

C’est de s’approprier les droits de l’homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes.

C’est de s’approprier la science et la technique modernes comme le produit de toute l’intelligence humaine.

Le défi de l’Afrique est celui de toutes les civilisations, de toutes les cultures, de tous les peuples qui veulent garder leur identité sans s’enfermer parce qu’ils savent que l’enfermement est mortel.

Les civilisations sont grandes à la mesure de leur participation au grand métissage de l’esprit humain.

La faiblesse de l’Afrique qui a connu sur son sol tant de civilisations brillantes, ce fut longtemps de ne pas participer assez à ce grand métissage. Elle a payé cher, l’Afrique, ce désengagement du monde qui l’a rendue si vulnérable. Mais, de ses malheurs, l’Afrique a tiré une force nouvelle en se métissant à son tour. Ce métissage, quelles que fussent les conditions douloureuses de son avènement, est la vraie force et la vraie chance de l’Afrique au moment où émerge la première civilisation mondiale.

La civilisation musulmane, la chrétienté, la colonisation, au-delà des crimes et des fautes qui furent commises en leur nom et qui ne sont pas excusables, ont ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’histoire.

Ne vous laissez pas, jeunes d’Afrique, voler votre avenir par ceux qui ne savent opposer à l’intolérance que l’intolérance, au racisme que le racisme.

Ne vous laissez pas, jeunes d’Afrique, voler votre avenir par ceux qui veulent vous exproprier d’une histoire qui vous appartient aussi parce qu’elle fut l’histoire douloureuse de vos parents, de vos grands-parents et de vos aïeux.

N’écoutez pas, jeunes d’Afrique, ceux qui veulent faire sortir l’Afrique de l’histoire au nom de la tradition parce qu’une Afrique ou plus rien ne changerait serait de nouveau condamnée à la servitude.

N’écoutez pas, jeunes d’Afrique, ceux qui veulent vous empêcher de prendre votre part dans l’aventure humaine, parce que sans vous, jeunes d’Afrique qui êtes la jeunesse du monde, l’aventure humaine sera moins belle.

N’écoutez pas jeunes d’Afrique, ceux qui veulent vous déraciner, vous priver de votre identité, faire table rase de tout ce qui est africain, de toute la mystique, la religiosité, la sensibilité, la mentalité africaine, parce que pour échanger il faut avoir quelque chose à donner, parce que pour parler aux autres, il faut avoir quelque chose à leur dire.

Ecoutez plutôt, jeunes d’Afrique, la grande voix du Président Senghor qui chercha toute sa vie à réconcilier les héritages et les cultures au croisement desquels les hasards et les tragédies de l’histoire avaient placé l’Afrique.

Il disait, lui l’enfant de Joal, qui avait été bercé par les rhapsodies des griots, il disait : « nous sommes des métis culturels, et si nous sentons en nègres, nous nous exprimons en français, parce que le français est une langue à vocation universelle, que notre message s’adresse aussi aux Français et aux autres hommes ».

Il disait aussi : « le français nous a fait don de ses mots abstraits -si rares dans nos langues maternelles. Chez nous les mots sont naturellement nimbés d’un halo de sève et de sang ; les mots du français eux rayonnent de mille feux, comme des diamants. Des fusées qui éclairent notre nuit ».

Ainsi parlait Léopold Senghor qui fait honneur à tout ce que l’humanité comprend d’intelligence. Ce grand poète et ce grand Africain voulait que l’Afrique se mit à parler à toute l’humanité et lui écrivait en français des poèmes pour tous les hommes.

Ces poèmes étaient des chants qui parlaient, à tous les hommes, d’êtres fabuleux qui gardent des fontaines, chantent dans les rivières et qui se cachent dans les arbres.

Des poèmes qui leur faisaient entendre les voix des morts du village et des ancêtres.

Des poèmes qui faisaient traverser des forêts de symboles et remonter jusqu’aux sources de la mémoire ancestrale que chaque peuple garde au fond de sa conscience comme l’adulte garde au fond de la sienne le souvenir du bonheur de l’enfance.

Car chaque peuple a connu ce temps de l’éternel présent, où il cherchait non à dominer l’univers mais à vivre en harmonie avec l’univers. Temps de la sensation, de l’instinct, de l’intuition. Temps du mystère et de l’initiation. Temps mystique ou le sacré était partout, où tout était signes et correspondances. C’est le temps des magiciens, des sorciers et des chamanes. Le temps de la parole qui était grande, parce qu’elle se respecte et se répète de génération en génération, et transmet, de siècle en siècle, des légendes aussi anciennes que les dieux.

L’Afrique a fait se ressouvenir à tous les peuples de la terre qu’ils avaient partagé la même enfance. L’Afrique en a réveillé les joies simples, les bonheurs éphémères et ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, ce besoin de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner, ce besoin d’être en harmonie plutôt que d’être en conquête.

Ceux qui jugent la culture africaine arriérée, ceux qui tiennent les Africains pour de grands enfants, tous ceux-là ont oublié que la Grèce antique qui nous a tant appris sur l’usage de la raison avait aussi ses sorciers, ses devins, ses cultes à mystères, ses sociétés secrètes, ses bois sacrés et sa mythologie qui venait du fond des âges et dans laquelle nous puisons encore, aujourd’hui, un inestimable trésor de sagesse humaine.

L’Afrique qui a aussi ses grands poèmes dramatiques et ses légendes tragiques, en écoutant Sophocle, a entendu une voix plus familière qu’elle ne l’aurait crû et l’Occident a reconnu dans l’art africain des formes de beauté qui avaient jadis été les siennes et qu’il éprouvait le besoin de ressusciter.

Alors entendez, jeunes d’Afrique, combien Rimbaud est africain quand il met des couleurs sur les voyelles comme tes ancêtres en mettaient sur leurs masques, « masque noir, masque rouge, masque blanc–et-noir ».

Ouvrez les yeux, jeunes d’Afrique, et ne regardez plus, comme l’ont fait trop souvent vos aînés, la civilisation mondiale comme une menace pour votre identité mais la civilisation mondiale comme quelque chose qui vous appartient aussi.

Dès lors que vous reconnaîtrez dans la sagesse universelle une part de la sagesse que vous tenez de vos pères et que vous aurez la volonté de la faire fructifier, alors commencera ce que j’appelle de mes vœux, la Renaissance africaine.

Dès lors que vous proclamerez que l’homme africain n’est pas voué à un destin qui serait fatalement tragique et que, partout en Afrique, il ne saurait y avoir d’autre but que le bonheur, alors commencera la Renaissance africaine.

Dès lors que vous, jeunes d’Afrique, vous déclarerez qu’il ne saurait y avoir d’autres finalités pour une politique africaine que l’unité de l’Afrique et l’unité du genre humain, alors commencera la Renaissance africaine.

Dès lors que vous regarderez bien en face la réalité de l’Afrique et que vous la prendrez à bras le corps, alors commencera la Renaissance africaine. Car le problème de l’Afrique, c’est qu’elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause.

Et ce mythe empêche de regarder en face la réalité de l’Afrique.

La réalité de l’Afrique, c’est une démographie trop forte pour une croissance économique trop faible.

La réalité de l’Afrique, c’est encore trop de famine, trop de misère.

La réalité de l’Afrique, c’est la rareté qui suscite la violence.

La réalité de l’Afrique, c’est le développement qui ne va pas assez vite, c’est l’agriculture qui ne produit pas assez, c’est le manque de routes, c’est le manque d’écoles, c’est le manque d’hôpitaux.

La réalité de l’Afrique, c’est un grand gaspillage d’énergie, de courage, de talents, d’intelligence.

La réalité de l’Afrique, c’est celle d’un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu’il n’arrive pas à se libérer de ses mythes.

La Renaissance dont l’Afrique a besoin, vous seuls, Jeunes d’Afrique, vous pouvez l’accomplir parce que vous seuls en aurez la force.

Cette Renaissance, je suis venu vous la proposer. Je suis venu vous la proposer pour que nous l’accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l’Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l’Europe et la Renaissance du monde.

Je sais l’envie de partir qu’éprouvent un si grand nombre d’entre vous confrontés aux difficultés de l’Afrique.

Je sais la tentation de l’exil qui pousse tant de jeunes Africains à aller chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent pas ici pour faire vivre leur famille.

Je sais ce qu’il faut de volonté, ce qu’il faut de courage pour tenter cette aventure, pour quitter sa patrie, la terre où l’on est né, où l’on a grandi, pour laisser derrière soi les lieux familiers où l’on a été heureux, l’amour d’une mère, d’un père ou d’un frère et cette solidarité, cette chaleur, cet esprit communautaire qui sont si forts en Afrique.

Je sais ce qu’il faut de force d’âme pour affronter le dépaysement, l’éloignement, la solitude.

Je sais ce que la plupart d’entre eux doivent affronter comme épreuves, comme difficultés, comme risques.

Je sais qu’ils iront parfois jusqu’à risquer leur vie pour aller jusqu’au bout de ce qu’ils croient être leur rêve.

Mais je sais que rien ne les retiendra.

Car rien ne retient jamais la jeunesse quand elle se croit portée par ses rêves.

Je ne crois pas que la jeunesse africaine ne soit poussée à partir que pour fuir la misère.

Je crois que la jeunesse africaine s’en va parce que, comme toutes les jeunesses, elle veut conquérir le monde.

Comme toutes les jeunesses, elle a le goût de l’aventure et du grand large.

Elle veut aller voir comment on vit, comment on pense, comment on travaille, comment on étudie ailleurs.

L’Afrique n’accomplira pas sa Renaissance en coupant les ailes de sa jeunesse. Mais l’Afrique a besoin de sa jeunesse.

La Renaissance de l’Afrique commencera en apprenant à la jeunesse africaine à vivre avec le monde, non à le refuser.

La jeunesse africaine doit avoir le sentiment que le monde lui appartient comme à toutes les jeunesses de la terre.

La jeunesse africaine doit avoir le sentiment que tout deviendra possible comme tout semblait possible aux hommes de la Renaissance.

Alors, je sais bien que la jeunesse africaine, ne doit pas être la seule jeunesse du monde assignée à résidence. Elle ne peut pas être la seule jeunesse du monde qui n’a le choix qu’entre la clandestinité et le repliement sur soi.

Elle doit pouvoir acquérir, hors, d’Afrique la compétence et le savoir qu’elle ne trouverait pas chez elle.

Mais elle doit aussi à la terre africaine de mettre à son service les talents qu’elle aura développés. Il faut revenir bâtir l’Afrique ; il faut lui apporter le savoir, la compétence le dynamisme de ses cadres. Il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont l’Afrique a besoin pour se développer.

Ce que veut la jeunesse africaine c’est de ne pas être à la merci des passeurs sans scrupules qui jouent avec votre vie.

Ce que veut la jeunesse d’Afrique, c’est que sa dignité soit préservée.

C’est pouvoir faire des études, c’est pouvoir travailler, c’est pouvoir vivre décemment. C’est au fond, ce que veut toute l’Afrique. L’Afrique ne veut pas de la charité. L’Afrique ne veut pas d’aide. L’Afrique ne veut pas de passe-droit.

Ce que veut l’Afrique et ce qu’il faut lui donner, c’est la solidarité, la compréhension et le respect.

Ce que veut l’Afrique, ce n’est pas que l’on prenne son avenir en main, ce n’est pas que l’on pense à sa place, ce n’est pas que l’on décide à sa place.

Ce que veut l’Afrique est ce que veut la France, c’est la coopération, c’est l’association, c’est le partenariat entre des nations égales en droits et en devoirs.

Jeunesse africaine, vous voulez la démocratie, vous voulez la liberté, vous voulez la justice, vous voulez le Droit ? C’est à vous d’en décider. La France ne décidera pas à votre place. Mais si vous choisissez la démocratie, la liberté, la justice et le Droit, alors la France s’associera à vous pour les construire.

Jeunes d’Afrique, la mondialisation telle qu’elle se fait ne vous plaît pas. L’Afrique a payé trop cher le mirage du collectivisme et du progressisme pour céder à celui du laisser-faire.

Jeunes d’Afrique vous croyez que le libre échange est bénéfique mais que ce n’est pas une religion. Vous croyez que la concurrence est un moyen mais que ce n’est pas une fin en soi. Vous ne croyez pas au laisser-faire. Vous savez qu’à être trop naïve, l’Afrique serait condamnée à devenir la proie des prédateurs du monde entier. Et cela vous ne le voulez pas. Vous voulez une autre mondialisation, avec plus d’humanité, avec plus de justice, avec plus de règles.

Je suis venu vous dire que la France la veut aussi. Elle veut se battre avec l’Europe, elle veut se battre avec l’Afrique, elle veut se battre avec tous ceux, qui dans le monde, veulent changer la mondialisation. Si l’Afrique, la France et l’Europe le veulent ensemble, alors nous réussirons. Mais nous ne pouvons pas exprimer une volonté votre place.

Jeunes d’Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie.

Mais le voulez-vous vraiment ? Voulez-vous que cesse l’arbitraire, la corruption, la violence ? Voulez-vous que la propriété soit respectée, que l’argent soit investi au lieu d’être détourné ? Voulez-vous que l’État se remette à faire son métier, qu’il soit allégé des bureaucraties qui l’étouffent, qu’il soit libéré du parasitisme, du clientélisme, que son autorité soit restaurée, qu’il domine les féodalités, qu’il domine les corporatismes ? Voulez-vous que partout règne l’État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu’il peut attendre des autres ?

Si vous le voulez, alors la France sera à vos côtés pour l’exiger, mais personne ne le voudra à votre place.

Voulez-vous qu’il n’y ait plus de famine sur la terre africaine ? Voulez-vous que, sur la terre africaine, il n’y ait plus jamais un seul enfant qui meure de faim ? Alors cherchez l’autosuffisance alimentaire. Alors développez les cultures vivrières. L’Afrique a d’abord besoin de produire pour se nourrir. Si c’est ce que vous voulez, jeunes d’Afrique, vous tenez entre vos mains l’avenir de l’Afrique, et la France travaillera avec vous pour bâtir cet avenir.

Vous voulez lutter contre la pollution ? Vous voulez que le développement soit durable ? Vous voulez que les générations actuelles ne vivent plus au détriment des générations futures ? Vous voulez que chacun paye le véritable coût de ce qu’il consomme ? Vous voulez développer les technologies propres ? C’est à vous de le décider. Mais si vous le décidez, la France sera à vos côtés.

Vous voulez la paix sur le continent africain ? Vous voulez la sécurité collective ? Vous voulez le règlement pacifique des conflits ? Vous voulez mettre fin au cycle infernal de la vengeance et de la haine ? C’est à vous, mes amis africains, de le décider . Et si vous le décidez, la France sera à vos côtés, comme une amie indéfectible, mais la France ne peut pas vouloir à la place de la jeunesse d’Afrique.

Vous voulez l’unité africaine ? La France le souhaite aussi.

Parce que la France souhaite l’unité de l’Afrique, car l’unité de l’Afrique rendra l’Afrique aux Africains.

Ce que veut faire la France avec l’Afrique, c’est regarder en face les réalités. C’est faire la politique des réalités et non plus la politique des mythes.

Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est le co-développement, c’est-à-dire le développement partagé.

La France veut avec l’Afrique des projets communs, des pôles de compétitivité communs, des universités communes, des laboratoires communs.

Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est élaborer une stratégie commune dans la mondialisation.

Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est une politique d’immigration négociée ensemble, décidée ensemble pour que la jeunesse africaine puisse être accueillie en France et dans toute l’Europe avec dignité et avec respect.

Ce que la France veut faire avec l’Afrique, c’est une alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit un monde meilleur.

Ce que veut faire la France avec l’Afrique, c’est préparer l’avènement de l’Eurafrique, ce grand destin commun qui attend l’Europe et l’Afrique.

A ceux qui, en Afrique, regardent avec méfiance ce grand projet de l’Union Méditerranéenne que la France a proposé à tous les pays riverains de la Méditerranée, je veux dire que, dans l’esprit de la France, il ne s’agit nullement de mettre à l’écart l’Afrique, qui s’étend au sud du Sahara mais, qu’au contraire, il s’agit de faire de cette Union le pivot de l’Eurafrique, la première étape du plus grand rêve de paix et de prospérité qu’Européens et Africains sont capables de concevoir ensemble.

Alors, mes chers Amis, alors seulement, l’enfant noir de Camara Laye, à genoux dans le silence de la nuit africaine, saura et comprendra qu’il peut lever la tête et regarder avec confiance l’avenir. Et cet enfant noir de Camara Laye, il sentira réconciliées en lui les deux parts de lui-même. Et il se sentira enfin un homme comme tous les autres hommes de l’humanité.

Je vous remercie.

 

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:19

(On veut encore brûler les maigres sous du contribuable béninois)

 Déjà 5 semaines de grèves dans le monde éducatif béninois sans que le gouvernement ne puisse trouver la goupille adéquate pour désamorcer la bombe ou plutôt la grenade syndicale qui couve depuis un certain temps. Après l’échec des dernières négociations, le gouvernement ne sait plus où donner de la tête pour obtenir ne serait-ce qu’un répit, une suspension momentanée. Alors on essaie de faire recours aux vieilles méthodes pour qu’il y ait pression sur les enseignants en grèves perlées. On a multiplié les rencontres avec différentes personnes dont les têtes couronnées et les membres du cadre de concertation des religions. Des rencontres pour leur expliquer le bien-fondé de la position du gouvernement, décidé à ne plus alourdir davantage la masse salariale. Aucun mirage à l’horizon. Pis, ce sont les enseignants qui annoncent être décidés de leur côté à aller loin dans leur combat. Ce qui fera passer la grève de 72 heures à 96 heures. Une menace que le gouvernement ne veut pas prendre à la légère car il a fait l’option de continuer sa bataille. Raison pour laquelle on mise sur les résultats d’une tournée gouvernementale à travers tout le pays à propos de cette situation puisque comme le chasseur qui lâche ses chiens dans une partie de chasse, les ministres en mission vont quadriller le terrain pour aller noircir l’image des enseignants et surtout chercher à mettre les grévistes sur le dos des populations. Une situation qui n’est pas une première au Bénin parce que ce sont de vieilles recettes qui n’ont jamais prouvé leur efficacité. Après tout le boucan, c’est le gouvernement qui finalement jette l’éponge. Tel un crochet droit d’un Tyson ou Mohamed Ali, le durcissement du mouvement se solde autour de la table des négociations avec l’uppercut qui amène le gouvernement à faire des concessions. En d’autres termes, le gouvernement reviendra à la case départ après tout son tapage. Par ailleurs, ce qui fait mal, c’est l’argent du contribuable que va nécessiter cette tournée en ces temps durs. Décidément, ce n’est pas encore la fin de la traversée du désert.

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:22
(Vers le perpétuel recommencement du temps…) Sans surprise pour les populations, le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales se sont séparés à queue de poisson hier. Les négociations Gouvernement-syndicats ont échoué car les deux camps n’ont pas pu accorder leur violon afin que la fronde qui paralyse l’école béninoise depuis 4 semaines puisse cesser. Chaque camp a voulu rester dans sa position alors que le gouvernement n’était pas position de force pour demander unilatéralement la cessation des mouvements de grève sans aucune proposition acceptable. En effet, le mouvement de débrayage qui a cours est né du non respect des engagements pris par le gouvernement de Boni Yayi l’année passée. Dans ses conditions, il y a une raison pour que les syndicalistes campent sur leur position surtout qu’il y avait des signes qui montrent que les membres du gouvernement se sont pas bien concertés avant venir s’asseoir à la table des négociations. C’est ce qu’on démontré hier le premier Pascal Irénée Koupaki et la ministre de l’économie et des finances, Adidjatou Mathys, lors de la rencontre. Voilà pourquoi Koupaki, maestro dans les négociations pour le gouvernement et gestionnaire de la fronde sociale, a essuyé un cuisant échec hier. Un échec qui laisse entrevoir de futures rencontres de négociations. Bref, on est reparti vers un perpétuel recommencement des négociations car on revient chaque année sur les mêmes choses. De grâce, ne donnons pas raison à Sarkozy qui disait à Dakar que le paysan africain ne connaît que l’éternel recommencement du temps avec les mêmes gestes… Au gouvernement Yayi de nous en démontrer le contraire. Suivez mon regard !
Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 16:30

DISCOURS D'OBAMA AU GHANA: Les chefs d'Etat africains touchés dans leur amour
du pouvoir
M. Barack Obama s`adresse au Parlement
ghanéen à Accra
 
Le président Obama a prononcé un discours historique au Parlement ghanéen le 11
juillet 2009.
 
Le président :
(Son d'une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a
besoin d'une de ces trompettes. J'aime bien le son, cela me rappelle Louis
Armstrong.

Bon après-midi à tous. C'est un grand honneur pour moi d'être à Accra et de parler
aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l'accueil que j'ai
reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L'histoire ghanéenne est
riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première
visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d'Amérique.

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des
représentants de nous accueillir aujourd'hui. Je voudrais remercier le président
Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents - Jerry
Rawlings, l'ancien président Kufuor - au vice-président, au président de la Cour
suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les
merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion
au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la
réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au
Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera
non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières
entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre
santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la
force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme
pour tous les peuples. Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique
comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale
de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de
l'avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder
sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c'est ce dont je tiens à vous
parler aujourd'hui.

Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de
l'Afrique. Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante
parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et
l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de
l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des
Britanniques au Kénya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses
employeurs l'ont appelé " boy " pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la
périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été
incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le
colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de
termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa
vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une
distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est
devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes
de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en
commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une
nouvelle façon. L'histoire était en marche. Toutefois, malgré les progrès obtenus -
et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique - nous
savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le
Kenya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud
lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont
ravagé plusieurs régions du continent africain. Dans de nombreux pays, l'espoir de
la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il
est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur
d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à
susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec
condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire. Cependant,
l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au
cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme
soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme
dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière,
et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la
vie d'un trop grand nombre de personnes. Or, nous savons que ce n'est pas là toute
l'histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l'Afrique qui est trop
souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d'une
aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au
moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d'élections très
serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de
louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la
société civile naissante, l'économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance
impressionnant. Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des
luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin
de compte, plus significatif. Car de même qu'il est important de se soustraire au
contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre
nation. C'est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi
prometteuse pour le Ghana et pour l'Afrique que celle pendant laquelle mon père
est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C'est une nouvelle
période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne
seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront
du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement
ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de
talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de
personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé. Maintenant, pour
réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité
fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le
développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut
dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui
peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont
seuls les Africains peuvent s'acquitter. Quant aux États-Unis et au reste de
l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des
dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à
l'étranger, ce qui correspond à l'intérêt de l'Afrique et à celui des États-Unis.
Toutefois, le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une
source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si
nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un
changement transformateur. Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement
de notre partenariat. Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre
domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en
développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le
règlement pacifique des conflits. Premièrement, nous devons soutenir les
démocraties puissantes et durables. Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation
façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire
prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur
peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus
prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas. Il ne s'agit pas
seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins.
La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent
des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la
pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent
l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être
achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un
pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef
de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la
règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la
démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection
ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. En ce XXIe siècle,
des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des
parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes
indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse
indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que
c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l'autocratie,
et ont fait preuve d'un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se
manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite
gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses
côtés lorsque je suis descendu de l'avion en dit long sur le Ghana - et dans les
vainqueurs qui résistent aux appels à l'exercice de leur pouvoir contre l'opposition
de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes
courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité.
Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire
traduire en justice le premier trafiquant d'êtres humains au Ghana. Nous le voyons
dans les jeunes qui s'élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie
politique. Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui
prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base.
Nous l'avons vu au Kenya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour
aider à stopper la violence postélectorale. Nous l'avons vu en Afrique du Sud, où
plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième
depuis la fin de l'apartheid. Nous l'avons vu au Zimbabwe, où le Réseau de soutien
au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le
droit de vote d'un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du
côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de
coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique
n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre
nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-
même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide
aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la
bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et
s'assurent que les voix de l'opposition peuvent s'exprimer ; à la règle de droit, qui
garantit l'égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les
jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la
corruption telles que l'expertise comptable, l'automatisation des services, le
renforcement des lignes d'appel d'urgence, la protection de ceux qui dénoncent les
abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité. Et cette aide, nous la
fournissons. J'ai demandé à mon gouvernement d'accorder davantage d'attention à
la corruption dans notre rapport sur les droits de l'homme. Tous les gens devraient
avoir le droit de démarrer une entreprise ou d'obtenir une éducation sans avoir à
verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon
responsable et d'isoler ceux qui ne le font pas, et c'est exactement ce que fera
l'Amérique. Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de
coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.
Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse
de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès
extraordinaire d'Africains dans mon propre pays d'Amérique. Ils se portent très
bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l'esprit d'entreprise - la question est de
savoir comment s'assurer qu'ils réussissent ici dans leur pays d'origine. Ce
continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs
d'entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les
Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres
possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La
dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a
tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité
vulnérable à la récession. Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques
possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon
responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas
simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre
que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur
infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une
main-d'oeuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises
créatrices d'emplois. Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse,
l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les
sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons
mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en
apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de
3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de
nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition
de biens et services américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi.
L'objectif de l'aide à l'étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle
ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants
sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à
d'autres pays et gagner de l'argent. Cela, vous le pouvez. Certes, l'Amérique peut
faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches
doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l'Afrique d'une
manière significative. Ce sera d'ailleurs un des engagements de mon
gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la
prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui
investiront dans l'amélioration des routes et des réseaux électriques ; de
programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur
entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les
régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce
que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il
s'ensuit que de nouveaux marchés s'ouvriront pour nos propres produits. Tout le
monde y gagne. Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une
promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet
de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le
changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies,
réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions
favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le
monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du
changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie.
Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette
crise en occasion de progrès. Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre
planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l'énergie tout en
sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y
: dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en
abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée
du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux
récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à
l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie
propre et rentable à l'étranger. Il ne s'agit pas seulement de chiffres de croissance
sur un bilan comptable. Il s'agit de savoir si un jeune doté d'une éducation peut
trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut
amener ses produits au marché ; ou si un homme d'affaires armé d'une bonne idée
peut démarrer une entreprise. Il s'agit de la dignité du travail. Il s'agit d'une chance
que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle. De même que la
gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt
également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à
présent aborder, l'amélioration de la santé publique. Ces dernières années, des
progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. Les gens
sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à
obtenir les médicaments qu'il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse
clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d'Africains
périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants
meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un
accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire. Or du fait des incitations,
souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers
africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre
une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires
et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part.
Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la
maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays. Ainsi,
d'un bout à l'autre de l'Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s'attaquent à
ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un
programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de
coopération. Ici au Ghana et dans toute l'Afrique, nous observons des idées
novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des
initiatives d'échanges d'informations médicales par Internet qui permettent à des
médecins exerçant dans de grandes villes d'aider ceux des petites agglomérations.
Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé
exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre
conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra
d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin
quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle
peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre. C'est pourquoi mon
gouvernement s'est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis -
63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush,
nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à
enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à
éradiquer la polio. Il ne s'agit d'ailleurs pas de s'attaquer aux maladies isolément :
nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la
maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l'accent sur la santé maternelle
et infantile. En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une
meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par
la maladie, mais par les êtres humains. C'est pourquoi le dernier domaine que je
vais aborder se rapporte aux conflits. Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond
pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on
est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est
aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des
ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d'entraîner
des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus. Tous
ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous
répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de
nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou
qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité
de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes
tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans
la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l'éducation et à la possibilité de réussir ;
aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité
commune. C'est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre
l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler
des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société,
que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de
criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle
et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque
enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion,
aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons
tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès. On voit d'ailleurs des
Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons
contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au
maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre
résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que
prennent des organisations telles que l'Union africaine et la CEDEAO en vue de
mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le
besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant,
capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère
nécessaire. Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire
à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis
qui renforcent les capacités de l'Afrique. Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des
terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont
des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale. C'est pourquoi
nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance
technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à
contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le
dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied
sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des
États-Unis, de l'Afrique et du reste du monde. À Moscou, j'ai parlé de la nécessité
d'un système international où les droits universels des êtres humains soient
respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un
engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et
à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de
compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana
qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la
prospérité. Comme je l'ai déjà dit, l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains. Les
peuples d'Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-
Américains - dont un grand nombre d'immigrés récents - réussissent dans tous les
secteurs de la société. Cela, nous l'avons accompli en dépit d'un passé difficile et
nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes
institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs
rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.
Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le
Ghana.

Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour
voir amener les couleurs de l'Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet
événement précédait la Marche sur Washington et l'aboutissement du mouvement
des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel
sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d'une nation, et il a répondu : "
Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. "
Aujourd'hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c'est vous qui le
devrez le faire. Ici, je m'adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute
l'Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous
représentez plus de la moitié de la population. Et voici ce que vous devez savoir : le
monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos
dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos
communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de
nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez
conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la
base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis,
l'histoire est en marche. Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez
la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des
efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci :
l'Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en
tant qu'amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit
découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de
l'espoir que vous porterez dans votre cœur. Ghana, la liberté est votre héritage. À
présent, c'est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de
liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous
remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c'est à ce moment-là que la
promesse s'est réalisée, que la prospérité s'est forgée, que la douleur a été
surmontée et qu'une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui
où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci
beaucoup. Que Dieu vous bénisse.
Je vous remercie.


Barack OBAMA

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 15:14

(Où allons-nous ?)

19 février 1990-19 février 2012. cela fait 20 ans que les travaux de la Conférence des forces vives de la Nation devant aboutir à l’ancrage des bases de la démocratie béninoise pour la Constitution du 11 décembre 1990, ont débuté. 22 ans que le Bénin a embrassé cette voie. Une période semée aussi bien de réussites à travers des élections et d’alternances politiques que de couacs. Loin de toute réjouissance, ce sont des interrogations qui surgissent à cause de la pauvreté qui est la chose la mieux partagée aujourd’hui et aussi vu les gros nuages qui se pointent à l’horizon. Comme l’a dit le président américain Barack Obama le 11 juillet 2009 au Ghana, « Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. » Comme si cela ne suffisait pas Obama va plus en déclarant qu’: « En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens. » Voilà qui amène à faire une rétrospection sur ce qui s’est passé pendant ces 22 ans puisque les grands gagnants de cette démocratie ne sont pas les populations mais plutôt quelques personnes qui font semblant de se soucier de la misère des populations alors qu’en réalité, elles s’en moquent éperdument. De plus, il est à s’interroger sur l’indépendance des différents pouvoirs au Bénin (exécutif, législatif, judiciaire et journalisme) car il serait une utopie que leur indépendance vis-à-vis du pouvoir tout au long de cette période de deux décennies ne suscite pas des doutes.

Mieux vaut s’en arrêter là car, selon Barack Obama,  « l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions. » Suivez mon regard…

 

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:27

L’histoire n’est pas ingrate, elle te rend tôt ou tard le coup que lui donne. Moins d’un an après ses discours et voyage à Benghazi pour demander le départ de Kadhafi, le président sénégalais en train d’essuyer la colère de la rue. Et pour cause, « Quand le peuple ne craint plus le pouvoir, c'est qu'il espère déjà un autre pouvoir. » a dit Lao-Tseu. En bon donneur de leçons de démocratie, on n’a plus besoin de lui dire que les Sénégalais sont fatigués. Mieux qu’ils en ont marre et surtout veulent qu’il dégage illico presto. Après deux mandats, soit 12 au pouvoir, qu’est-ce que Wade, à plus de 85 ans, a encore à prouver au peuple sénégalais ? Rien et c’est pourquoi s’il ne le sait pas ou feint de ne pas le comprendre, il finira comme Kadhafi et pour éviter une fin tragique, il est encore possible de sauvegarder le peu de dignité qui lui reste. Aujourd’hui, l’Afrique n’a plus besoin des dinosaures au pouvoir pour espérer son développement. Comme l’a dit le président américain Barack Obama le 11 juillet 2009 au Ghana, « l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions. »

Même s’il est vrai que c’est celui qui n’a pas goûté au pouvoir qui ne sait que le pouvoir est doux mais en fin de compte, « gouverne le mieux qui gouverne le moins. », a dit Lao-Tseu dans Tao Te King. Mandela en a donné l’exemple. C’est ce qui est la vérité et c’est ce que Wade doit ancrer dans son cerveau. Suivez mon regard…

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:44
La violence ou la force ne résout rien de bon. c'est pourquoi je ne comprend pas l'acharnement des Occidentaux à vouloir coûte que coûte résoudre le problème syrien rien que par la force. pourtant ils savent bien qu'il y a d'autres voies plus appropriées pour parvenir à une fin plus heureuse. vouloir faire partir Bachar El Assad manu militari du pouvoir, c'est répondre à la violence par la force. ce ne sont pas les exemples qui en manquent. De toute façon, le cas de la Libye devrait servir d'exemple vu la situation actuelle au Nord du Mali
 
Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:08

Ce jour le peuple libyen célèbre le début de la révolution qui conduit à la mort de Kadhafi et qui doit amener la démocratie. S'il est permis de mesurer la qualité de vie qu'avaient les Libyens sous le Guide et maintenant, il est à constater que la vie est plus que dure. Autrement dit, l'éléphant annoncé arrive avec des pieds cassés et pourquoi pas broyés car rien ne sera plus comme avant et ne le serait plus. Les Libyens devront se serrer les fesses  pour survivre. Leurs dirigeants doivent régler les casseroles de l'effort de guerre des Occidentaux en leur renvoyant l'ascenseur à travers attribution des marchés. D’ailleurs, rien ne se fait gratuitement surtout avec les Français qui veulent toujours gagner au moins deux fois sur ce qu'ils ont investi. Alors rendez dans les années à venir...

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 05:18

Depuis quelques années, le Bénin a commencé par faire face au récurrent problème du délestage. Un délestage né du fait que la Sbee n’arrive pas à satisfaire aux demandes sans cesse croissantes des populations en matière d’énergie électrique. C’est donc pour prendre à bras le corps le problème que le gouvernement du président Boni Yayi a innové en apportant la réponse qu’il fallait. Le gouvernement a choisi entre autres d’acquérir et d’installer des turbines à gaz de 80 Mw à Maria Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi. La construction de cette Centrale électrique à turbines à gaz (TAG) d’une capacité de 80 Mw, commencée depuis le 08 avril 2008 et qui a duré plus de dix-huit (18) mois, est presque à son terme. Cependant, il reste à procéder à des essais de mise en service pour juger du bon fonctionnement des appareils acquis. Ce qui exige du combustible Jet A1. C’est à travers le conseil des ministre du mardi dernier que le gouvernement a donnée son aval tout en instruisant « le Ministre de l’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables à l’effet de veiller à obtenir de l’entreprise réalisatrice de la Centrale, des garanties d’assurance en bonne validité avant les essais et la réception provisoire. » Voilà qui montre tout l’intérêt du président Boni Yayi et de son gouvernement pour veiller au bon déroulement du processus et surtout que cela ne crée pas des dépenses inutiles aux contribuables béninois. Tout vient à point à celui qui sait attendre, dit-on. La réalisation de la cette Centrale électrique à turbines à gaz (Tag) a certes mis du temps pour qu’on en arrive au point actuel, mais il faut reconnaître que tout cela n’a pas été possible sans la détermination du président Boni Yayi à voir ce projet aboutir. Tout cela parce qu’il est conscient du rôle pertinent de l’énergie dans le développement économique de la Nation béninoise. Voilà comment Yayi est en train de mettre Ko le délestage qui n’a fait que trop durer. Si   les essais de mise en service des unités de la centrale électrique à turbines à Gaz (TAG) de 80 MW de Maria Gléta se révèlent concluantes, c’est un nouvel élan que va prendre le Bénin car les entreprises ne pourront plus tellement souffrir du problème de délestage. Ce qui va rassurer les investisseurs étrangers et susciter la ruée vers le Bénin.

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article
8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 05:14

Tenue dans la salle de conférence de la Haac ce mercredi 07 Décembre 2011 de 10h15min à 15h50min, à l’ordre du jour, l’audition de neuf autre organes de presse dont six (06) présents et trois reportés


Chancelle Ablet (stag)


C’est la salle de conférence de la Haac qui a aussi ce jour tout comme hier servir à l’audition publique convoquée par le président de la Haac. Toutes les personnalités de la Haac ayant assistées à l’audition publique hier étaient encore au rendez-vous ce matin y compris même la délégation des trois membres du Conseil National de la Communication (Cnc) du Burundi. Sur les neuf journaux convoqués, six ont répondu présent. Les trois autres ont envoyé une lettre de demande de report. Ces organes tout comme ceux d’hier sont appelé à faire face à des plaintes, des plaintes des hommes politiques, des opérateurs économiques et même du citoyen lambda diffamés, calomniés ou parfois injuriés dans certains articles. Les directeurs de publications ont été convoqués afin d’apporter les preuves aux contenus des articles assignés. Puis s’en est suivi le commentaire, l’analyse et la critique de chaque conseiller. Après quoi les conseillers se sont retirés pour l’ultime étape, celle de la délibération. Au cours de la délibération, le quotidien ًAujourd’hui au Béninً    est interdit de paraitre pendant 1 mois soit 30 jours. Le quotidienً ًla Nouvelle générationً  est interdit de paraitre pendant 2 semaines soit 15 jours. Quant aux quotidien ًle Potentielً  et ًL’autre Fraternitéً  ils sont mise en délibérée. Notons que tous les journaux convoqués ont violé selon la Haac, le code d’éthique et de déontologie de la presse béninoise car ils usent de la liberté de la presse pour faire de leurs journaux des clans prêt à déclarer la guerre. Compte tenu de tous les désastres qu’une suspension d’apparition pouvait avoir sur un journal, il serait préférable qu’une fois les peines purgées, les journaux concernés révisent leurs styles journalistiques afin d’éviter à avoir à se planter de nouveau.

Repost 0
Published by Fockly - dans Actualité
commenter cet article

A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !