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  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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Grain de sel

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:50

En sa séance du jeudi 05 novembre 2015, le Conseil des Ministres est revenu plus en détails sur l’organisation des obsèques du Président Mathieu KEREKOU disparu le 14 octobre passé. Selon le communiqué, il a été d’abord décidé de la mise en place d’un comité national d’organisation des obsèques du Président Mathieu KEREKOU, présidé par le Ministre d’Etat en charge de l’Enseignement Secondaire et comprenant le Ministre d’Etat en charge des Finances, les Ministres en charge de l’Intérieur, de la Défense Nationale, des Relations avec les Institutions, le CONAMO et des enfants de l’illustre disparu. Le communiqué est sans ambages : « le programme du déroulement des obsèques a été élaboré en relation avec la famille du Président KEREKOU ». Et le gouvernement de Boni Yayi compte jouer pleinement sa partition, à travers la prise de dispositions pour que « des hommages simples et dignes à la mesure de la grandeur du Président Mathieu KEREKOU lui soient rendus », le Gouvernement invite le peuple béninois à prendre une part active aux hommages comme il l’a fait tout au long du deuil national.


Le Programme des obsèques du président M. Kérékou

mercredi 09 décembre 2015 : retrait et hommages des Forces Armées Béninoises au Camp Guézo suivi de la veillée de prière corps présent au domicile du Général Mathieu KEREKOU ;

jeudi 10 décembre 2015 : hommages nationaux au Stade de l’Amitié rendus au Président Mathieu KEREKOU par toutes les couches sociales des populations béninoises (Gouvernement, Institutions de la République, travailleurs de toutes catégories etc.) en présence de quelques Chefs d’Etat des pays amis invités ;

vendredi 11 décembre 2015 : procession du corps vers Natitingou avec escales dans certaines de nos villes principales ;

samedi 12 décembre 2015 : inhumation du Général à Natitingou aux côtés de sa chère Maman et de son frère.


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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:49

La mise en détention n’aura duré que trois mois. L’ancien député et actuel maire de Kalalé Orou Sé Guéné retrouve enfin sa liberté. Ainsi en ont décidé hier les juges de la Cour d’appel de Parakou dans le jugement qu’ils ont rendu au sujet de l’affaire « outrage à magistrat ». L’intéressé déféré à la prison civile de Parakou le 29 juillet 2015, pour y purger sa peine, est désormais libre de tout mouvement.

Les populations de la commune de Kalalé peuvent enfin jubiler de voir à leurs côtés leur Maire, l'honorable Orou Sé Guéné. Ce dernier écroué quelques jours seulement après son élection à la tête de la commune est désormais libre de tout mouvement. Telle est la décision rendue à l’issue du procès qui s’est tenu hier, mardi 10 novembre à la cour d’appel de Parakou. Le dossier est finalement vidé après maints rejets pour diverses raisons. Selon le verdict prononcé, Orou Sé Guéné est condamné en appel à 3 mois d'emprisonnement et 3 mois assortis de sursis. Du coup, il n’a plus qu’à rejoindre ses administrés pour vaquer pleinement à la tâche qu’on lui a confiée. D’ailleurs, cet ancien cacique Fcbe devenu par la suite Abt qui lui a permis d’obtenir la mairie de Kalalé, annonce regagner la mairie dès hier pour reprendre sa place aux côtés des autres membres du conseil communal. Il faut signaler que lors du premier jugement auquel l'honorable Orou Sé Guéné n’a daigné se rendre fort de son statut de député et de mouvancier, il avait été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 500 000 FCFA pour outrage à magistrat. Mais c’était sans compter avec la patience des juges qui ont attendu le bon moment pour lui mettre le grappin dessus. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que lors de sa toute première comparution, il dit avoir péché par ignorance et implore la clémence des juges. Après 3 mois passés derrière les barreaux, l’ancien député qui jouit désormais de sa liberté, saura désormais à quoi s’en tenir pour éviter des situations du genre.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:40

D’une, on est passé vaille que vaille à deux. Et en moins d’une décennie, on est à sept universités publiques sur toute l’entendue du territoire national avec en prime 22 centres universitaires. En effet, après l’Université d’Agriculture de Kétou, l’université polytechnique d’Abomey et celle de Lokossa, l’Université des sciences des arts et techniques de Natitingou (Usatn) c’est au tour de l’Université de Porto-Novo (Upn) de voir les autorités gouvernementales s‘affairer pour qu’elle voit le jour.

C’est la dernière création du gouvernement de Boni Yayi qui poursuit son long chemin vers la couverture du territoire nationale en universités et centres universitaires. Tellement les choses évoluent si vite qu’on en vient à déterminer que les six anciens départements ont aujourd’hui chacun leur université à travers les villes d’Abomey-Calavi, Parakou, Kétou, Abomey, Lokossa, Natitingou et Porto-Novo. Un bonus pour le département de l’Ouémé-Plateau qui en compte a lui seul, deux universités. Et à cette allure, il est à se demander si d’ici le petit matin du 6 avril 2016, le président Boni Yayi ne va pas encore sortir une autre carte universitaire pour doter d’autres villes puisqu’en plus d’être de petits pains, elles sont des bonbons que Yayi donne pour contenter les populations de diverses régions du pays. Cela n’est pas exclure car on a un président qui touche à tout et qui creuse, fouille, bêche ; ne laisse nulle place où la main ne passe et repasse. Une politique pour mettre en difficulté ses adversaires afin qu’il ne puisse plus inventer la roue au Bénin. Et tout y concoure qu’on veuille le remarquer ou pas. Est-ce une prouesse ? La question reste posée.

Par ailleurs, si a priori, cette action est à saluer parce que déconcentrant le savoir universitaire à travers les départements, il est aussi à s’intéresser sur la capacité de l’Etat à pouvoir subvenir aux différents besoins de ces lieux de savoirs en forte croissance. La situation que connaît l’Université d’Abomey-Calavi, en dit déjà long. De toute façon, la meilleure des prouesses aurait été que les universités déjà existantes soient dotées de tout ce dont elles auraient dû avoir avant qu’on ne pense à en multiplier le nombre. Mais ça, c’est certainement une autre histoire. Voilà pourquoi on se permettra de dire comme La Fontaine qu’un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, (il dit qu’il n’est pas fini) trouva en son pays qu’un trésor est caché dedans. Et il veut tout exhumer...

Dans ce méli-mélo, il est à se demander si Université ne voudrait pas dire : établissement semblable à un mouton qu’on donne tout en gardant la corde ; établissement que l’on peut se permettre de créer tels de petits pains agrémentés de bonbons ; établissement bonbon que l’on crée par pur plaisir mais qu’on en a du mal à gérer ; établissement de ‘’gbangban’’ comme à Abomey-Calavi...

Akkilou YACOUBOU

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 18:55

Tard vendredi soir devant son domicile à Cotonou, l’ancien porte-parole du président Boni Yayi et ancien conseiller spécial à la présidence jusqu'en mars 2011, Lionel AGBO, a été victime d’une agression par un homme qu'il reconnait comme agent des services du renseignement. Devant un tel acte, nul ne saurait être insensible à ce qui arrive à cet homme quand on se rappelle qu’il n’y a pas si longtemps de cela, c’est Martin Assogba de la Société civile qui avait failli perdre la vie des suites d’une agression armée. Même Dieu, le Tout-puissant, le Miséricordieux, ne souhaite pas la mort du pécheur. Au contraire, il espère sa repentance afin qu’il revienne sur le droit chemin.

Voilà pourquoi les médias font fi de tout ce qu’ils ont pu reprocher à Lionel Agbo pour prendre à bras le corps ce dossier afin que la lumière se fasse et que le ou les commanditaires puissent rendre gorge. Ainsi, de telles situations n’auraient plus droit de cité.

Et pourtant, il y a beaucoup à dire sur cet homme qui, drapé de son costume de conseiller spécial à la présidence est venu un soir ... au journal de 20 heures sur la chaîne nationale ORTB pour menacer les hommes des médias qui s’acharneraient à tort ou raison sur son protégé d’alors, le Président Boni Yayi. Et Me Lionel Agbo n’était pas allé du dos de la cuillère pour essayer de foutre la trouille aux hommes des médias afin qu’ils ne mettent plus du sable dans le gari présidentielle en quête de réélection. Donc, pas de médias fouineurs de scandales mais des médias qui laissent le champ libre à Boni Yayi en lui dressant le tapis rouge jusqu’à sa réélection en 2011 et pourquoi pas plus. Voilà ce que la sortie de Me Lionel Agbo voulait faire ingurgiter à la presse toute entière. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées comme il l’aurait imaginé car, dès lendemain de son intervention, les médias, à commencer par la presse écrite l’ont récupéré à travers des articles critiques, des tribunes et autres chroniques. Résultat des courses, l’homme s’est éclipsé médiatiquement, a disparu tel du beurre au soleil parce qu’il a compris plus tard qu’il a été un éléphant dans une boutique de porcelaine. A-t-il été piégé ? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre, c’est qu’il n’a plus daigné faire face aux médias qu’après son départ du cabinet civil de la présidence. Et bien, c’est lors d’une conférence de presse en septembre 2012 où Lionel Agbo n’a pas hésité à affirmer que Thomas Boni Yayi comptait "s'accrocher au pouvoir" au-delà des deux mandats prévus par la Constitution et que son entourage direct était corrompu.

Une déclaration qui a sonné comme une revanche ou un ras-le-bol d’avoir avaler des couleuvres pendant des années sans s’épanouir. Obligé de se faire faire hara-kiri, l’ancien conseiller de Boni Yayi avait décidé foncer droit sur ses anciens compagnons. Ce qui a eu pour conséquence de sceller la rupture entre lui Lionel Agbo et Boni Yayi et à devenir du coup un sujet d’intérêt pour les journalistes de qui il s’est du coup rapproché. D’ailleurs, le traitement qui a été fait de la poursuite engagée contre lui pour offense au chef de l'Etat a été vu comme une action pour faire taire un homme qui en savait trop sur les rouages du pouvoir de Boni Yayi.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 18:54

Le non-contrôle de la Lépi actualisée comme en 2011 pousse ne plus lésiner sur les moyens pour obtenir des populations des 24 circonscriptions électorales leur suffrages afin d’assurer la majorité aux Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE). Alors, pour ce faire, le président de la République utilise toutes les astuces possibles pour charmer comme cela se doit les différentes populations. A un moment où la grogne semble se répandre à travers tout le pays par rapport aux personnes positionnées ou non, il n’en fallait pas moins pour que le chef de l’Etat démontre qu’il est un animal politique ayant des objectifs au-delà des élections qui s’annoncent. C’est pourquoi le communiqué du dernier conseil des ministres n’est qu’une panoplie de nominations et de confirmations de personnes pouvant amener les populations à adhérer ipso facto à la politique du gouvernement de Boni Yayi. Avec de telles nominations, c’est un message que le gouvernement envoie aux populations afin qu’elles sachent que le président Boni Yayi ne les oublie pas. Vu cette panoplie de personnes nommées, il est à constater que Boni Yayi s’est transformé en boulanger. Un boulanger spécialiste en fabrication de petits pains à ouvrir à des zones qui semblent vouloir se désolidariser de la politique gouvernementale. « Quand l’âne veut vous faire tomber frappe, vous n’arrivez pas à retrouver ses oreilles » dit une sagesse africaine. Et c’est situation n’est aucunement différent de celle dans laquelle se trouve le chef de file des FCBE. En effet, les démissions et grognes issues des différents positionnements sur la liste des Fcbe dans les 24 circonscriptions électorales, ne sont que des signes annonciateurs d’un imminent naufrage du bateau Fcbe. Et il sera difficile que les nominations du conseil des ministres ou plutôt pains permettent à Yayi de colmater les grosses brèches remarquées au sein des FCBE. En d’autres termes, Yayi est aujourd’hui confronté aux conséquences du choix des personnes qui, une fois élus, seront à ses ordres tels de véritables toutous. Le boulanger ne pétrit pas le blé pour rien ; il vise toujours un objectif. Et l’objectif de Yayi même si selon lui, ce n’est pas la révision de la constitution pour s’accrocher au pouvoir, est vu toujours sous cet angle par les populations. Et personne ne pourra les en dissuader à moins que le projet de révision soit retiré du parlement.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 11:18

A quelque chose, malheur est bon, dit-on. Mieux, à quelque chose, Charlie ou plutôt Osias Sounouvou est bon. Voilà à priori ce qu’on peut dire, au regard des derniers développements intervenus au niveau de la chaîne de télévision nationale Ortb : un débat contradictoire avec un participant de taille, le député Lazare Sèhouèto de l’Union fait la nation (Un), avec pour thème central la Lépi. Un thème non moins important, vu les attentes des populations au sujet de l’organisation des prochaines élections. Pour une première fois depuis des lustres - peut-on se permettre de dire - car la télévision nationale revient de loin, cette dernière a su bien choisir le thème qui semble annoncer l’entrée dans une nouvelle ère où d’autres voix discordantes peuvent s’exprimer en dehors du seul et unique son de cloche gouvernemental. Une pensée unique qui faisait baisser l’audience de cette chaîne au profit des autres chaines de télévision. Un tel changement n’est pas sorti de la cuisse de Jupiter. L’eau ne se fermente pas toute seule, dit une sagesse africaine. Il faut au moins une graine pour que cette eau change d’état. Et il en est de même de ce changement brusque observé au niveau de l’Ortb, résultat apparent d’un concours de circonstances puisqu’à l’allure où allaient les choses, la chaine nationale devenait un bois mort, donc difficile à redresser. Et pourtant, « le changement n'est pas nécessaire à la vie, il est la vie. » affirme Alvin Toffler. Eh oui ! Le mouvement Charlie vient d’avoir son effet sur la télévision nationale, n’en déplaise au gouvernement et ses sbires attachés à « leur chose ».

Le coup de gueule de Osias Sounouvou a tout simplement fait plié les responsables de l’Ortb qui ont décidé de s’ouvrir désormais bon gré mal gré. D’ailleurs, le directeur général de l’Ortb, Stéphane Todomé, a condamné l’acte héroïque d’Osias Sounouvou, qu’il a qualifié de faute grave. Où se trouve l’acte grave quand ce qu’on dénonce n’est que pure vérité ? Todomé a-t-il reçu les trois motions restées sans suite, et qu’a-t-il fait des interpellations ? Certainement qu’il s’est assis dessus en buvant un bonne tasse de gari mais tout en pensant à comment continuer à bénéficier de la confiance de son mentor. Sinon comment comprendre que les gens qui ont fait de hautes écoles de journalisme, sortis majors de leur promotion, se complaisent à voir leurs homologues muselés, incapables de faire correctement leur job tel qu’ils l’ont appris ? Gombo oblige !

Qu’une nouvelle ère s’ouvre à l’Ortb, cela ne peut qu’être salutaire. Et pour que la chaîne nationale ait sa véritable raison d’être ou bénéficie de l’attention des populations, il fallait qu’elle s’ouvre à tout le monde, à tous les bords possibles. Nombreux sont ces politiques qui se voyaient fermées les portes de l’Ortb, à moins que cela soit un reportage gracieusement payé et laconiquement traité afin de préserver le Boss de toutes critiques. Que cela ait commencé à changer, c’est bon ! Toutefois, est-ce pour de bon, sans aucune restriction ou crainte gouvernementale ? Voilà la question que bon nombre de Béninois se posent puisqu’à y voir de près, ce débat contradictoire animé par Christian Gnacadja peut être aussi vu comme une astuce pour endormir les passions et laisser passer l’orage ; un répit avant que la hache gouvernementale ne se manifeste de nouveau sur la télévision nationale.

Le changement fait peur et les gens on du mal à incarner le changement qu’ils veulent susciter. « Vous devez être le changement que vous souhaitez voir dans le monde. » a dit Gandhi. C’est pourquoi il faudra que la veille citoyenne demeure pour ne permettre aucun recul dans la manifestation de la liberté d’expression à l’Ortb. C’est cette de manière que le monologue ne pourra plus avoir droit de cité au Bénin. Si les autres l’ont fait, pourquoi pas nous ? Il est temps qu’on laisse les journalistes faire leur boulot comme cela se doit parce qu’il y a de la matière à faire valoir à l’Ortb

AY

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:17

Quoi que tardif, cela mérite d’être salué. Mieux vaut tard que jamais a-t-on coutume de dire. On serait tenté de dire qu’il hausse le ton, montre leur audace ou ose défier l’autorité à la veille du départ de Yayi. Mais reconnaissons leur courage. Que ce soit à la faveur de l’attaque de la rédaction de Charlie hebdo et la balade de santé déguisée en marche contre le terrorisme de nos dirigeants dans les rues de Paris que nos journalistes affichent leur soif de liberté, je dis à quelque chose malheur est bon. Sans refuser de joindre ma voix aux nombreux concerts de condamnation, je reste estomaqué par l’hypocrisie des gens de ce monde. Qu’on refuse la liberté de ton, qu’on empêche les journalistes de dire la vérité et qu’on s’acarne à ne faire entendre qu’un seul son de cloche et qu’on aille soutenir un journal attaqué pour ce qu’on refuse de voir et d’entendre chez soi, ça s’appelle de l’hypocrisie. Yayi Boni et ses affidés à la direction de la télévision de service public devraient avoir honte.

C’est de la bravoure, je le reconnais. Qu’elle se manifeste après trois pétitions restées sans suite, c’est de la témérité, je l’admets. Ne pas décider d’aller de la manière forte comme le font nos amis syndicalistes, c’est de la discipline je suppose. J’approuve la démarche et je salue l’engagement des acteurs. Faut-il que des citoyens attaquent l’ORTB pour que Yayi et nos responsables en charge des médias comprennent la gravité de la situation ? Je ne le souhaite pas. Respecter l’opinion des autres et ne pas révéler des informations qui pourraient porter atteinte à la cohésion sociale, la paix et la stabilité, c’est de la responsabilité du journaliste. Et ils le savent trop bien. Décider d’attiser les rancœurs, c’est servir une chapelle au détriment d’une autre, on le sait très bien.

Et ce que Charlie hebdo a fait et fait n’est ni plus, moins cela. C’est critiquable. Ne nous voilons pas la face. Ce n’est pas à cause de l’unanimité des condamnations que le monde ne verra pas en face les actes de provocation de ce journal. Les signes avant coureurs étaient là. Pourquoi pas Libération ni Le Monde n’ont été attaqués? Posons-nous la question. Et tant mieux si certains partis politiques peuvent en faire leur fond de campagne. C’est l’affaire des français.

Revenons à nos Héros de l’ORTB, je crois que vous avez fait le premier pas. Concert de félicitation. Vous avez le devoir de continuer et de nous révéler votre amertume, vos regrets, vos déboires. Si c’est pour marcher, vous pouvez compter sur le peuple Béninois, il ne vous demandera aucun rond. Seul votre appel suffit. Dites nous ce qui reste à faire. Si vous ne savez pas quelles sont les prochaines étapes, souffrez que je vous souffle ces actions qui, je l’espère vous aideront à passer, dans la discipline, à la vitesse supérieure.

  1. Refuser les injonctions ou orientations dans le traitement de l’information
  2. Viser l’objectivité et rendez compte avec professionnalisme et équité des faits en donnant la parole à toutes les sensibilités et dans les mêmes conditions ;
  3. Si les menaces interventions perdurent, passez à l’antenne et laisser du blanc en signe de deuil pour signifier votre refus du bâillonnement ;
  4. Observer une journée sans antenne à l’ORTB pour protester contre la pensée unique qu’on vous impose et que vous nous faites subir ;
  5. Appeler le peuple à descendre dans les rues avec vous et nous feront savoir au pouvoir qu’il faut arrêter de prendre les autres pour de bêtes.

Je n’appelle pas à une insubordination à l’autorité. Je ne cautionne pas l’irrévérence mais je déteste l’hypocrisie. Imposer le silence aux uns et aller soutenir les autres qui sont persécutés pour leur opinion, c’est de la démagogie.

La bataille ne sera pas facile et la trahison et les taupes voire ennemis de l’intérieur voudrons vous démoraliser. Les menaces seront de toutes sortes. Ne cédez pas. On ne pourra pas vous remplacer tous. Et d’ailleurs, vos compétences seront sollicitées ailleurs. Donc, ne subissez pas pour les miettes que vous gagnez déjà. Le sacrifice de tout un peuple ne peut se faire sans pleurs ni afflictions.

Votre combat ne fait que commencer et vous avez le devoir d’aller jusqu’au bout.si vous souhaitez vous libérer et libérer le service public de l‘information d’aujourd’hui et de demain. Je ne suis qu’un simple citoyen. Je n’aspire qu’à me faire entendre. Non pas avec les armes mais avec les mots. S’ils sont trop forts ou blessent, certains, qu’ils veillent m’en excuser. Je ne rêve que d’une chose. Voir les Béninois jouir des acquis démocratiques et exprimer leur fierté d’appartenir à un pays où on peut exercer et dire ce qu’on pense. Où des journalistes de tout bord et notamment de l’ORTB peuvent travailler sans être traités de crétins par leurs concitoyens. Attention, le monde nous regarde.

BATCHO D. Lucien, doctorant en socio-économie des médias

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:13

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias ;
Chers invités ;
Je voudrais, avant tout propos, sacrifier à la tradition en vous présentant, au nom de tous les membres du COS-LEPI et en mon nom propre, mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année. Je voudrais ensuite vous remercier pour votre patience et le rôle majeur que vous avez joué pour qu’enfin, nous apercevions le bout du tunnel.
La loi N° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin, a défini les actions spécifiques à entreprendre en vue d’obtenir une version optimale de la liste électorale permanente informatisée à utiliser pour les prochaines élections. Pour ce faire, le cadre légal a été renforcé par la loi sur les unités administratives locales qui a fait passer le nombre de villages et quartiers de ville de 3 880 à 5 302, et la loi sur la fixation des centres de vote qui a identifié 7 914 centres de vote contre 6 686 précédemment. Voilà le contexte légal dans lequel se déroule le processus depuis l’installation du COS-LEPI le 1er mai 2013.
Le moment tant attendu est enfin arrivé, et je me fais l’agréable devoir de m’adresser à vous, ce jour mercredi 14 janvier 2015, pour vous annoncer que lentement mais sûrement, nous nous acheminons vers l’aboutissement du processus d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation du fichier électoral national et de l’établissement de la liste électorale permanente informatisée (LEPI).
En effet, après l’exécution des différentes phases opérationnelles de collecte de données, et les traitements réalisés par le centre national de traitement (CNT), le COS-LEPI annonce officiellement ce jour, mercredi 14 janvier 2015 la disponibilité de la Liste Electorale Informatisée Provisoire (LEIP).
Le chemin a été très long, parfois avec beaucoup d’embûches, mais enfin nous y sommes.
Mesdames et Messieurs ;
Le processus d’actualisation du fichier électoral national est une opération lourde et complexe. Son caractère inédit dans notre pays explique les difficultés du COS-LEPI à prévoir à l’avance toutes les entraves. C’est donc à juste titre que les chronogrammes que le COS-LEPI a élaborés n’ont pas toujours été respectés pour des raisons majeures, entre autres :
1. l’inadéquation entre le rythme de mobilisation des ressources financières et le chronogramme des activités ;
2. la lourdeur des procédures administratives des Marchés Publics pour l’acquisition de biens et services nécessaires aux activités ;
3. le mauvais remplissage des documents de collecte de données sur le terrain ;
4. l’obsolescence des équipements hérités du projet du RENA/LEPI ;
5. la lenteur dans la mobilisation des citoyens.
Il convient de noter que ces problèmes ont eu pour corollaires un allongement des délais d’exécution et les surcoûts qui en découlent. Ainsi, l’audit participatif a duré 30 jours au lieu de 15 comme initialement programmé. De même, les opérations d’enregistrement complémentaire des citoyens ont dû être prolongées de plusieurs jours pour répondre favorablement à la requête de nombreux citoyennes et citoyens. Ici, je ne peux passer sous silence les difficultés en matière de traitement, rencontrées pour obtenir ces résultats, en particulier celles liées à la lecture optique des documents qui a duré cinq (5) mois au lieu de 45 jours.
Mesdames et Messieurs ;
Grâce à la collaboration fructueuse entre tous les acteurs, les difficultés majeures ont été surmontées, pour aboutir aux présents résultats. Je voudrais, à cet égard, exprimer toute ma reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui y ont contribué à divers titres. Je voudrais particulièrement féliciter l’ensemble du personnel de terrain dans toute sa diversité, qui a bravé, plus que tous, les intempéries et autres vicissitudes. Il s’agit notamment :
des 36 800 agents locaux d’actualisation et autres représentants de conseil de village ou quartier de ville ;
des 5 850 crieurs publics ;
des 2 500 agents de lecture optique ;
des 10 000 agents d’enregistrement complémentaire ;
des 794 délégués d’arrondissement à l’actualisation ;
des 385 commissaires communaux d’actualisation ;
et j’en oublie.
Je voudrais aussi remercier tous ces cadres formateurs qui les ont encadrés sur le terrain. Nous rassurons tous les prestataires et les citoyens qui attendent d’être payés que nous prenons toutes les dispositions à cet effet.
C’est le lieu de rendre un hommage mérité aux autorités administratives, politiques et traditionnelles qui ont œuvré à divers niveaux pour faciliter les opérations de terrain, et aux populations pour leur adhésion et leur mobilisation en faveur du processus.
Permettez-moi enfin, de louer le professionnalisme de la presse dont l’accompagnement ne nous a pas fait défaut tout au long du parcours, en dépit des critiques très acerbes qui ont tout de même retenu notre attention.
Mesdames et Messieurs,
La LEIP que j’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui procède de la consolidation de toutes les bases de données issues des différentes opérations dans le serveur central. Elle est extraite du Fichier Electoral National de l’ensemble des citoyens de 12 ans et plus impactés lors du processus. La Liste Électorale Informatisée Provisoire est l’ensemble des citoyens âgés de 18 ans et plus au 31 décembre 2014 répartis dans les 7914 centres de vote. Ils sont au nombre de 4 435 803 pour le moment, en attendant la mise en conformité de la liste avec les lois.
A titre d’illustration, je vous présente la liste imprimée pour deux arrondissements :
• Arrondissement de Banikoara (premier arrondissement de la Commune de Banikoara, première du Bénin par ordre alphabétique) : il compte 20 131 électeurs repartis dans ses 53 centres de vote ;
• Arrondissement de Zoukou (dernier arrondissement de la Commune de Zogbodomè, dernière commune du Bénin par ordre alphabétique) : il compte 3 523 électeurs répartis dans ses 6 centres de vote.
L’impression se poursuit actuellement sur les 544 autres arrondissements de notre pays.
Au terme de l’article 299 du code électoral, la LEIP sera affichée à plusieurs endroits du village ou du quartier de ville pendant au moins vingt-et-un (21) jours ininterrompus. A cet égard, je voudrais me féliciter de la décision DCC 15-001 de la Cour Constitutionnelle qui vient baliser, si besoin en est, le chemin qu’il nous reste à parcourir.
Il est plus que jamais attendu que tous les acteurs se donnent davantage la main pour gagner le pari de respecter l’échéance du 25 février 2015. Cela demandera, au premier chef, que le Gouvernement, mieux que par le passé, dote le COS-LEPI, avec célérité, de ressources additionnelles indispensables pour l’affichage. Le coût de cette opération n’a pas été pris en compte au cours des derniers arbitrages, étant donné qu’une loi dérogatoire nous dispensant de l’affichage de la LEIP avait été envisagée.
En ce qui nous concerne, les préparatifs de l’affichage sont en cours pour la publication de la version définitive de la LEPI au plus tard le 23 février 2015.
Dans cette perspective, je voudrais vous rassurer que le COS-LEPI a déjà pris les dispositions idoines afin que la prise en compte des réclamations des citoyens soit effective dès la fin de la période d’affichage. C’est pourquoi, je lance un appel patriotique à tous les acteurs politiques, aux médias et à la société civile pour mettre un terme aux polémiques inutiles pour qu’ensemble on réalise une LEPI inclusive, exhaustive, transparente, consensuelle et fiable à la hauteur des attentes du peuple béninois.

Vive le Renouveau Démocratique !
Vive le Benin !
Je vous remercie.
Fait à Agblangandan, le 14janvier 2015

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:03

« Mes collègues Africains rendent hommages aux morts Français. Mais les morts de chez nous, ils s’en foutent. Vous faites honte à l’Afrique…». C’est en ces termes que le Président Camerounais Paul Biya s’est exprimé, pour fustiger la participation de six Chefs d’Etat africains à ce qu’on a appelé « Marche républicaine » en France. Marche qui visait à défendre la liberté de presse en France, à dire non au terrorisme. Pour le président Paul Biya, ceux qui se voient obligés d’aller marcher en France (ces présidents marcheurs), n’ont jamais eu l’idée de mener des actions dans leur pays ou plutôt en Afrique, pour dire non aux exactions qui pourtant sévissent sur le continent. Il trouve qu’ils n’ont jamais manifesté un soutien quelconque à l’égard du Cameroun et du Nigéria qui ont pourtant perdu plus de 10.000 personnes depuis 10 ans, à cause de la fureur du groupe Boko Haram. On marche pour une dizaine de Blancs alors que à Baga, Boko Haram en a fini avec près de 2 000 personnes. Et pourtant, cela n’émeut personne, y compris les pays occidentaux. D’ailleurs, allez-y savoir pourquoi les Etats-Unis n’ont daigné se joindre à cette mascarade de marche, même s’ils ont fait leur mea culpa en s’excusant.

Marcher pour la liberté d’expression, pour ce qu’on est, etc. et pourtant, dans les pays de tous ceux qui ont participé à cette marche, les libertés démocratiques sont pour la plupart du temps bafouées. La liberté de presse, n’en parlons même pas. Tout simplement, ces dirigeants veulent que tous les médias soient à leur merci et qu’il n’y ait aucun autre son de cloche en dehors de celui du pouvoir.

Combien sont-ils, ces présidents qui se réjouissent chaque fois qu’un malheur frappe des journalistes de leur pays? Mieux, combien sont-ils, ces régimes qui se débarrassent des journaux et autres médias non acquis à leur cause? Le problème est si profond que Biya a raison de parler de « honte pour l’Afrique » car il convient de bien balayer sa cour avant d’aller faire celle des autres. De 2006 à nos jours au Bénin, le monde des médias n’a pas connu de répit, avec des sanctions abusives et irraisonnées des différentes mandatures de la HAAC. Ces Intrigues ont pour but d’en finir avec les plus teigneux qui refusent de se mettre au pas. Le ras-le-bol est total !

Il suffit de prendre en compte les classements de Reporters sans frontières (Rsf) des six pays concernés, pour comprendre que le bâillonnement de la liberté de presse a encore de beaux jours devant lui. Et ce n’est pas pour rien que le présentateur Ozias Sounouvou est fondu en coup de gueule ce lundi 12 Janvier 2015 sur l'Ortb, en plein JT à 23h30 : « Voilà le sens de l'engagement de Boni Yayi Charlie pour la liberté de presse à l'international! Comme on aurait aimé aussi que le Chef de l’État soit Charlie ORTB! Pour la liberté de presse sur le service public audiovisuel du Bénin! Liberté de presse qui rime avec ouverture des antennes de la télévision nationale aux vrais débats contradictoires sur les grandes questions politiques et autres qui engagent le présent et l'avenir de la Nation. Monsieur le Président, sauvez la liberté des journalistes de presse à l'ORTB, précieux héritage de la Conférence Nationale et entrez dans l'histoire. Pardon pour cette impertinence professionnelle, clause de conscience et devoir républicain obligent! Monsieur le Président, vous êtes notre recours rendu obligé après trois pétitions infructueuses des journalistes de l'ORTB pour le retour de la liberté de presse sur le service public. Nous voulons juste faire notre métier et prendre notre part à la construction de la République. Vive le Service Public de l'Information! Vive la République! »

L’audace, c’est aussi ça ! Il y a un prix à payer car l’audacieux aura à se justifier si on ne le fout pas au garage comme il en a été pour certains qui continuent d’y séjourner à ce jour. A moins que la marche du dimanche dernier ait attendri les cœurs en vue d’une plus juste liberté de la presse, une liberté débarrassée de la Hache de la Haac, prête à fendre le crâne de n’importe quel média.

Le peuple a besoin d’une véritable liberté de presse. Il n’a pas besoin de chef d’Etat qui, plus de 50 ans après les indépendances, jouent aux grands enfants, bras croisés devant leur mère. On ne peut continuer à martyriser son peuple et aller marcher à l’extérieur pour plus de liberté d’expression, etc. En définitive, à Yayi d’entrer dans l’histoire en changeant les choses dans le domaine des médias béninois même si la gestion du pouvoir ne se partage pas.

Akkilou YACOUBOU

(Le Canard de la Semaine, 15 janvier 2015)

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 17:01

Si l’autre refusait qu’on lui parle de forclusion, ce n’est pas le président Boni Yayi qui l’accepterait surtout qu’il est au pouvoir. Et vu que c’est celui qui n’a jamais goûté au pouvoir qui ne sait pas que c’est doux, Boni Yayi prend son temps pour jouir pleinement des quelques mois qui le séparent du petit matin du 6 avril 2016. Pendant que les autres (les opposants) crient à la séquestration de la démocratie, aux atteintes aux libertés « démocratiques chèrement acquises », le président de la République lui, est au contact permanent des populations du Bénin profond, loin de la fronde et autres marches de protestation organisées à Cotonou, Porto-Novo et Parakou. En d’autres termes, la politique que mène actuellement Boni Yayi est celle de l’omniprésence sur le terrain : être aux cotés des populations comme il sait le faire si bien avec sa voix attendrissante qui lui assure à l’instant des événements organisés, un oubli de ce qui l’attend à Cotonou. Erreur ! Certains tapis dans l’ombre, rêvent de le voir partir avant la fin de son mandat, tel le voisin d’à côté, l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré.

Ayant compris que les grandes villes ne sont pas sa tasse à boire, Yayi a trouvé la solution tel le Chinois Sun-Tzu qui disait dans L’art de la guerre « Si un combat ne peut pas être gagné, refusez-le ». Cette stratégie n’est pas une fuite en avant mais permet de capitaliser les énergies pour d’autres actions en attendant de revenir en force pour affronter comme cela se doit, ses adversaires. N’ayant rien compris de la tactique du natif de Tchaourou, certains politiciens y voient de la lâcheté. C’est ce qui explique le fait que pendant que la classe politique reste accrochée à son idée de dialogue politique, Yayi est ailleurs aux côtés des populations. Résultat des courses, on a un Yayi lanceur de chantiers, un poseur de 1ère pierre, un connecteur de réseaux électriques, un déjeuneur avec des couches défavorisées de la population tels les handicapés, … bref, il est là où les autres hommes politiques ne sont pas ou auront du mal à aller. Dans ces conditions, comment réussir à faire ingurgiter aux populations de ces zones reculées, que Yayi n’est pas un bon dirigeant étant entendu que depuis les indépendances, il y a des zones où les différents présidents ne sont jamais allés et il a fallu Yayi pour y mettre pieds. C’est pourquoi l’opposition doit repenser sa stratégie de conquête du pouvoir, pour pouvoir mettre en difficulté le président Boni Yayi, si c’est cela leur vœu. Le « one man show » dans lequel ce dernier est engagé, n’a pas de limite et la chaine nationale est là pour l’accompagner dans ses fantasmes, n’en déplaise aux opposants qui rêvent d’un accès équitable aux médias publics. Qui est fou ? En réalité, est-ce possible que Yayi puisse accepter d’offrir à ses opposants, les outils qui vont leur permettre de l’abattre ? Naturellement non ! Car c’est son tour. Et qui sait si les autres une fois au pouvoir aussi, pourront offrir à leurs opposants cette opportunité afin qu’on les gifle avec. « Le pouvoir ne transforme pas un homme, il le révèle » affirme l’homme de droit et homme politique burkinabé Laurent Bado. Désormais, les opposants doivent certes composer avec cet état de choses mais chercher les stratégies démocratiques pour faire face à la propagande yayiste. Rien n’est impossible. En toute chose, il y a toujours une issue pour se sortir de quelque guêpier que ce soit. A vous de la trouver donc !

Akkilou YACOUBOU

(Le Canard de la semaine N° 105) du jeudi 08 janvier 2015

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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !