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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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Grain de sel

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

Lao-tseu

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Le Béninois Libéré

Le journal du peuple

Le Bénin en Lumière

Ainsi va le monde !!!

 

Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 17:01

Où sont-ils passés, les jeunes turcs de la République ? Le silence radio du président Lucien Mèdjico sur l’actualité politique nationale  en l’occurrence la présidentielle de mars 2011 prochain inquiète plus d’un Béninois. A l’heure actuelle  où l‘horizon est sombre quant aux élections de mars 2011, l’avis des Médjicus est vivement sollicité. Lucien Mèdjico, président des jeunes turcs de la République, ne manquait pas d’arguments pour, à travers des conférences de presse, se prononcer sur l’actualité nationale.Mais quelle mouche a pu bien le piquer pour qu’il   continue à garder le silence ? Se demandent bon nombre de Béninois au sommet.  Alors que les Béninois ont encore besoin  de son expertise  par rapport aux grands frais de font la une de l’actualité, le leader charismatique du peuple Adja a choisi la langue de bois. Il a préféré garder sa langue dans sa poche et le désordre  fait son petit bonhomme de chemin dans le pays. Les grèves perlées  dans le secteur éducatif risquent de conduire à une année blanche. Les syndicalistes et le gouvernement  continuent toujours de se regarder en chien de faïence. La loi sur la Lépi a été a brogée…autant de dossiers qui devraient réveiller les Mèdjicus de leur léthargie mais depuis toujours, motus et bouche cousue. Alors qu’à la différence de beaucoup d’autres conférenciers du Changement, Lucien Mèdjico à chacune de ses sorties médiatiques,   vomi la vérité qui rougit les yeux mais ne les crève pas. Ce qui fait d’ailleurs que beaucoup sont les Béninois qui réclament avec insistance  sa sortie médiatique pour éclairer les lanternes.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:22

La nouvelle qui était jusque-là perçue comme rumeur, vient d’être officialisée à travers le communiqué du ministre de l’enseignement  primaire et secondaire Félicien Chabi Zachari. Il s’agit du remplacement pur et simple des enseignants grévistes par des chômeurs qui seront recrutées sur le tas.  Par cette décision, le gouvernement du Changement pense dissuader les enseignants grévistes, quitte à les obliger à reprendre la craie et laisser de côté leurs nombreuses revendications qui sont restées insatisfaites sous le prétexte que l’année scolaire en cours, risque d’être blanchie. Mais le moins que l’on puisse dire à la lecture de ce communiqué gouvernemental, c’est que  cette solution loin de régler les problèmes que rencontre  actuellement l’éducation béninoise, risque de les empirer.  Pour cause,  ce n’est pas le remplacement des enseignants grévistes par des chômeurs qui réglera le problème. La meilleure option pour le gouvernement, c’est de poursuivre le dialogue avec les syndicalistes afin de trouver un terrain d’entente. Les problèmes que connaît aujourd’hui le système éducatif béninois, n’ont pas besoin de palliatif, mais plutôt de solution durable. En tentant un passage en force, le gouvernement peut régler le problème de façon ponctuelle. Seulement, les mêmes problèmes vont ressurgir dans le long terme. Si aujourd’hui, certaines personnes en quête d’emploi acceptent faire le jeu du gouvernement, il est aussi à prévoir qu’un jour, ces mêmes se soulèveront pour revendiquer leurs différents droits et là, ce que le gouvernement croyait avoir réglé à travers ce communiqué, reviendra au galop. En ce moment, le gouvernement procédera-t-il encore au remplacement de ces derniers ? Absolument non. C’est la raison pour laquelle au lieu de foncer la tête baissée, le gouvernement  doit choisir une voie beaucoup plus pacifique et favorable à ces derniers tous les partis en conflit. Au-delà de tout, il faut souligner que les enseignants grévistes taxés à tort et travers d’apatrides, ne vont certainement pas céder au grotesque chantage orchestré par le gouvernement yayi. Mieux, ils répondront à coup sûr au pouvoir en place par d’autres mouvements assez musclés dans les tout prochains jours.

Georges godwill

    

 

 

 

 

       République du Bénin

Ministère des Enseignements Maternel et Primaire

COMMUNIQUE

Depuis quelques temps, l'Ecole béninoise est secouée par des grèves répétitives des enseignants, aussi bien du primaire que du secondaire, paralysant ainsi le déroulement normal du calendrier scolaire. Une telle situation, si elle perdurait, pourrait conduire à une année blanche.

C'est pourquoi, les Ministres des Enseignements Maternel et Primaire, secondaire, technique et professionnel, au nombre des mesures palliatives, envisagent la mise à disposition de nos écoles maternelles et primaires et autres établissements d'enseignement secondaire, d'enseignants qualifiés, en remplacement de ceux qui seront défaillants pour fait de grève, en vue de combler, en temps utile, le vide qui serait ainsi créé.

Ils invitent, en conséquence, les Béninoises et Béninois, titulaires du CEAP ou du CAP et tous autres diplômes d'enseignement secondaire, notamment ceux ayant accompli leur service militaire d'intérêt national et désireux d'enseigner, à s'inscrire dans les registres ouverts à cet effet dans les circonscriptions scolaires pour l'enseignement primaire et dans les directions départementales pour ce qui concerne l'enseignement secondaire, à partir du mardi 23 mars 2010.

Le MEMP et le MESFTP voudraient compter sur l'esprit patriotique des uns et des autres pour accompagner le gouvernement dans ses efforts de sauvetage de l'Ecole béninoise qui ne saurait être l'otage de quelque citoyen que ce soit.

Vive l'Ecole béninoise!

Vive le Bénin!

Cotonou, le 20 mars 2010 Pour les Ministre

 

 

 

 

 

FRONT D'ACTIONS DES SYNDICATS DES TROIS ORDRES D'ENSEIGNEMENT

Tel : 95 86 67 47 / 95 15 48 20 / 95 85 33 31 / 97 33 64 70

 

Cotonou, le 21 Mars 2010

 

COMMUNIQUE RADIO

Le dimanche 21 Mars 2010, les délégués syndicaux des bureaux nationaux des syndicats de base du Front d'Actions des Syndicats des Trois Ordres d'Enseignement ont eu une réunion extraordinaire au siège du SYNEMP pour examiner le contenu du communiqué provocateur conjoint que diffusent les ministres des enseignements maternel, primaire et secondaire depuis le samedi 20 Mars 2010.

L'analyse approfondie du contenu dudit communiqué a permis aux délégués syndicaux présents de faire les constats ci-après :

1-             Contrairement à l'appel aux discours et aux actes d'apaisement lancé par le Président du Conseil National de l'Education à sa sortie d'audience avec le Chef de l'Etat le vendredi 19 mars 2010, appel lancé à tous les acteurs du système éducatif béninois face aux litiges collectifs qui opposent le Front au Gouvernement, ce dernier continue de proférer des menaces aux grévistes ;

2-             Les menaces de remplacement des enseignants grévistes sont des actes de discrimination antisyndicale condamnés par les dispositions de l'article 46 du Statut Général des agents permanents de l'Etat qui stipulent que « l'Etat ou la collectivité publique intéressée est tenue de protéger l'Agent Permanent de l'Etat contre les menaces, attaques, quelle qu'en soit la nature, dont il peut être l'objet à l'occasion de l'exercice de ses fonctions.... » ;

3-             Les principes du Comité de la liberté syndicale du BIT condamnent tout acte de discrimination en matière d'emploi à rencontre de dirigeants syndicaux, de syndicalistes ou de travailleurs pour avoir organisé des grèves licites ou y avoir participé ;

4-             Le recours à des mesures extrêmement graves comme le licenciement de travailleurs du fait de leur participation à une grève... implique de graves risques d'abus et constitue une violation de la liberté syndicale ;

5-             Le déni du droit de négociations dont la délégation du Front a été victime le Mercredi 10 Mars 2010 au palais
de la République, négociations relatives aux engagements non honorés du Chef de l'Etat depuis 2008 et
examinés avec propositions contenues dans le rapport général de la Commission Paritaire Ad'hoc, viole les
dispositions de l'article 3 de la loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin.

A la lumière de ce qui précède, les dirigeants syndicaux du Front invitent les enseignants grévistes à rester sereins et à faire échec aux menaces de remplacement comme c'était le cas avec les « douaniers patriotes ».

Les enseignants diplômés sans emploi n'ont pas besoin d'un remplacement ignorant de la législation.

La reprise des cours dépendra de la manifestation de la bonne foi du Gouvernement.

La menace de remplacement est l'une des armes dont font usage les Gouvernements impopulaires en perte de vitesse qui se préparent à instaurer un régime de dictature. Le Front reste convaincu que ce dont le peuple a besoin aujourd'hui, c'est d'un climat d'apaisement propice à l'ouverture rapide de négociations sereines et franches pour une sortie de crise qui sécurise la carrière et la retraite de tous les enseignants et honore l'école et la nation béninoise toute entière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:09

(Le film du corps-à-corps)

D’habitude, c’est au parlement que les députés se rouent de coups, se jettent des tabourets et se mordent parfois même. Il est très rare de les voir déplacer leur ring au sein des populations. Cependant, c’est ce à quoi on a assisté hier. Pour cause, Gbadamassi et Vodonon ont failli se tuer n’eût été la vigilance des journalistes de l’Ortb qui ont, par leur nombre impressionnant, réussi à séparer les deux bulldozers en furie. Le crime du député de Parakou aura été d’insinuer au cours de l’émission que certains députés de l’opposition auraient touché des enveloppes pour abroger la loi sur la Lépi. C’est ce qui a dressé les cheveux sur le crâne du député milliardaire de Cana pour qu’il sorte de sa maison pour investir la radio dans l’intention on ne peut plus affichée de se battre avec l’invité. Accompagné de son collègue Eric Houndété, plus pacifique et plus raisonnable, Désiré Vodonon était visiblement décidé à faire irruption dans le studio. Mais il est arrivé juste à la fin de celle-ci et bonjour les gros mots contre Gbadamassi qui en a aussi le secret. Et aux dires des témoins oculaires de la scène, c’est le député de Cana qui a bondi le premier sur sa grosse proie. L’autre confiant et fier de sa masse corporelle s’est lancé dans la réplique et n’eût été le cordon de sécurité fabriqué par les animateurs de l’émission aidés de leurs autres confrères, le corps-à-corps entre les deux géants aurait été plus sanglant. Aux dernières nouvelles, c’est à l’hôpital que Gbadamassi a atterri avec son ‘’Dac’’. Deux certificats médicaux ont même été délivrés par le médecin pour attester de l’état de traumatisme des deux patients. Ce qui est regrettable ici, est que Vodonon n’était pas invité sur l’émission et n’avait donc pas le droit de venir là brutaliser son collègue. De ce pugilat, la démocratie béninoise en sort humiliée. Et sans le vouloir, le député Force Clé vient de ‘’victimiser’’ un Gbadamassi qui aurait pu bien être leur bourreau. Affaire à suivre…

Prince Méléagan

 

Le film du combat

Le studio de la radio nationale a été le théâtre hier d’un événement inhabituel. Peu s’en fallait pour que deux personnalités et pas des moindres en viennent aux mains. L’honorable Rachidi Gbadamassi et l’honorable Désiré Vodonon étaient à quelques picomètres près de transformer le hall de la radio nationale en un ring de Kick boxing. N’eût été la présence et surtout la promptitude des journalistes à proximité, ces deux personnalités publiques allaient certainement montrer un autre visage que celui qui a amené dont les populations à porter leur choix sur eux. Il aurait été impensable pour les électeurs d’imaginer ces deux députés en venir aux mains. Malheusement, c’est la triste réalité à laquelle on a failli y assiter hier.

Alors que l’honorable Gbadamassi venait de finir son intervention sur l’émission ‘’Eclairage’’ animée par Gilles Dansou, il était à mille lieux de savoir que deux de ses collègues l’attendaient dans le hall pour des explications corsées. A peine est-il sorti du studio quand Désiré Vodonon et Eric Houndété l’ont interpellé au sujet de ses déclarations qu’il venait de faire.Il a fallu quelques secondes pour que l’honorable Gbadamassi se rende compte  que la situation qu’il allait vivre n’est pas une partie de plaisir. Car très vite, Désiré Vodonon tendu et remonté contre Gbadamassi a levé le ton et fonça droit sur lui. Gbadamassi n’ayant encore rien perdu de son tonus juvenile, ne s’est pas laissé mystifier. Il a aussi haussé le ton. Le mercure est monté d’un cran dans le thermomètre. La tension dans le hall et   la pression de l’adrénaline chez les deux protagonistes étaient perceptibles.Quelques centimètres seulement séparaient désormais les deux hommes, les poings en l’air prêts à envoyer ses uppercuts quand les journalistes et l’honorable Houndété sont intervenus pour interrompre le vilain spectacle qui allait se produire. Et place a été aux injures et autres mots déplacés pour lesquels ces deux  hommes auraient puni leurs enfants si ces derniers venaient à en faire usage. Un cordon de sécurité établi par quelques témoins a empêché les deux hommes de salir leur honorabilité et de prendre conscience de la présence de Lucifer sur les lieux.

 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:29

La semaine dernière, c’était la distribution de motos  à Parakou en l’occurrence dans le quartier Yarakinnin par l’officier supérieur, Cissé, médecin militaire du chef de l’Etat. Et comme le Changement rime avec l’impureté dans le noyau dur des proches du président, le même capitaine a poursuivi sa précampagne dans le Nord sans se soucier du déphasage grave qu’il y a entre l’acte qu’il pose et l’uniforme dont il se réclame. Dans quel pays  voit-on un officier de ce rang s’investir de façon aussi  flagrante dans une précampagne électorale sans qu’aucune voix ne s’élève au sein de la Grande muette pour, à défaut de lui remonter les bretelles, lui intimer l’ordre d’arrêter ses chars ? Que dire concrètement le chef d’Etat major, Mathieu  Boni, face à cette indiscipline observée dans les rangs de l’armée ?  Ou bien la rigueur au sein de l’armée ne s’applique-t-elle pas aux ressortissants proches de la tribu des hauts gradés de cette institution ? Voilà qui peut apporter  de l’eau au moulin de Rosine Soglo qui fustigeait une certaine connivence entre personnalités d’une même région sous le régime du Changement. Le ministre de la défense est aussi interpellé dans cette affaire d’implication directe d’un capitaine de l’armée béninoise, fut-il médecin du chef de l’Etat, dans une précampagne au profit de son patron. Le Changement court un bon risque de voir le comportement de l’officier susciter des vocations au sein de la Grande muette car, faut-il encore le rappeler,  dans les casernes, il y en a qui sont proches des probables candidats à la présidentielle : Adrien Houngbédji, Léhadi Soglo, Bio Tchané ou Lazare Sèhouéto mais ils ont tous en commun l’obligation de rester fidèles et loyaux à notre drapeau et aux armoiries qui nous sont chers. En cautionnant de façon à peine voilée le comportement désobligeant du capitaine Cissé, les proches de Boni Yayi n’aident en rien leur chef mais préparent le terrain à ses adversaires politiques pour l’assommer.  Affaire à suivre… 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:26

Le conseiller technique à l’Agriculture de Yayi, Bio Sourokou vient de jeter l’éponge.  Il ne supporte plus de voir mourir  à ses yeux l’espoir placé en Boni Yayi par le peuple béninois. Pour un fils de cultivateur, la déconfiture et la mort que connaît actuellement le coton béninois ne sont pas de nature à arranger les choses aux yeux des Béninois. Expert en questions agronomiques, Sourokou Bio était  directeur de cabinet au ministère de l’Agriculture.  Poste qu’il a quitté pour la Sodéco  où il croyait pouvoir apporter sa modeste contribution au rayonnement de l’or blanc. Malheureusement pour lui, quelques thuriféraires du régime chuchotèrent dans les oreilles de Boni Yayi que le cadre aurait de la sympathie pour l’actuel président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané. Et avant même qu’il ne prenne réellement fonction à la Sodeco, il a en été débarqué et recueilli au cabinet du chef de l’Etat pour être suivi comme du lait sur le feu. Même là, Bio Sourokou croyait toujours pouvoir être utile à son pays. Il se disait qu’il avait un rôle à jouer à ce poste. Hélas, le cabinet de Boni Yayi a son style que la raison a du mal à cerner. Fatigué, le cadre n’a pu trouver autre expression pour signer son ressentiment que de réclamer Liberté. Sourokou a démissionné. Et aux dernières nouvelles, le président de la République aurait donné de fermes instructions pour qu’il n’y ait pas de fuite au sujet de ce départ.

Analyse

Les circonstances dans lesquelles cette démission est intervenue à moins de 12 mois de la fin du mandat de Boni Yayi annoncent une partie difficile pour le chef de l’Etat. Pour un départ du dispositif immédiat du président, c’est une première. Et le fait qu’il s’agisse d’un ressortissant du Septentrion est venu comme pour aggraver les choses pour Boni Yayi. Certaines mauvaises langues avaient prédit une série de démissions aussi bien du cabinet de Yayi comme dans son propre gouvernement. Mais elles étaient  à mille lieux de savoir que cela allait intervenir aussi rapidement. Boni Yayi vient de recevoir à travers cette courageuse décision de Bio Sourokou une gifle bombée de sens et de symboles qui annonce un proche avenir  très difficile pour le prince du Changement.  Bio Sourokou vient ainsi d’ouvrir un portail que les quelques rares proches qui se réclament encore de Boni Yayi, auront du mal à fermer.

 aboubakar takou

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:23

Annie Lèwan

Dans une récente parution, nous faisions état de la vente sous le manteau et hors saison de 51 % du capital d’une société appartenant au Bénin et au Nigeria. L’opération aurait bénéficié, en dépit des nombreuses mises en garde  des structures compétentes et des conseils juridiques avisés, de l’appui intéressé d’un haut perché du gouvernement du Changement. Dans cette opération de vente frauduleuse de bien de l’Etat béninois, ce haut perché aurait reçu la bagatelle de 3 milliards de francs Cfa comme motivation. En d’autres termes,  3 milliards de pot de vin. Aujourd’hui nous sommes en mesure d’affirmer que  ce dessous de table, n’est pas la seule rétribution reçue par ce dignitaire du régime du Changement. Dans l’opération, il aurait acquis  2 appartements contigus dans un quartier des plus chics de Paris, la capitale française, non loin des bureaux d’un cimentier français opérant au Bénin et soupçonné d’avoir pris une part active à la subornation.  Pour être plus précis,  ce cimentier  dont les bureaux sont à deux pas des luxueux appartements  nouvellement  acquis par  cet apparatchik du Changement, est en réalité le corrupteur. Installé au Bénin depuis quelques années et ayant commencé à étendre ses tentacules de corrupteur depuis le défunt régime, il a pu à l’avènement du Changement et  grâce à l’avidité sans borne de ses pontes, gagner en grade  et est en passe de déposséder  le peuple béninois de son patrimoine.  Pendant que dans son pays, la France, on se bat pour endiguer la corruption, et qu’on dénonce les méthodes anti concurrentielles, cet  opérateur  avec la complicité de plusieurs ministres du gouvernement béninois et de personnalités insoupçonnables opère en toute tranquillité et se livre à toutes sortes d’exactions économiques. Apparemment  sa position de leader mondial dans son domaine d’activité s’accommode très bien avec  la corruption surtout dans un pays sous développé. Ainsi,  pour faire mentir le gouvernement Yayi et prouver que la fameuse marche verte du Président contre la corruption n’était que de la poudre  jetée aux  yeux des bigots, il n’hésite pas à mettre la main à la  poche et acheter  à tour de bras les consciences déjà corrompues de nos dirigeants.

En tout état de cause, cette affaire qui fera sous peu la une de l’actualité, est la preuve de ce que la corruption s’est installée dans les sphères insoupçonnables. Les  appartements de l’avenue de la grande armée, entre le XVI et le XVIIème arrondissement, en plein cœur de Paris, évalués à plus de 5milliards de francs Cfa, les comptes numérotés aux iles caïman et les autres  biens acquis ailleurs en Afrique en si peu de temps, sont désormais  connus et retracés à la fois par les milieux politiques béninois et feront dans peu de temps l’objet de traitement spécial dans la presse parisienne, notamment chez nos confrères du Canard Enchainé avec qui nous sommes en étroite collaboration.

 Boni Yayi,  le leader incontesté du concept du Changement devrait s’inquiéter de ce qu’en à peine 4 ans et malgré une marche historique contre la corruption, le fléau ait pu atteindre des records jamais égalés sous aucun régime depuis 50 ans d’indépendance. Désormais on se demande si plutôt que de se battre pour des combats politiques qui in fine s’avèreront faux, le chef de l’Etat ne devrait pas sérieusement s’occuper de nettoyer les Ecuries d’Augias. Autrement les corrompus et les corrupteurs qui fourmillent depuis peu mettront de façon irrémédiable  son régime à terre.

D’autres éléments de la corruption galopante,  plus tangibles sont en cours d’être divulgués dans les prochains jours.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:06

Comme on le sait désormais les députés sont parvenus à leur objectif hier soir en plénière à l’Assemblée nationale.  Des interventions qu’il y a eues, celle de l’honorable Janvier Yahouédéou fortement applaudie par l’assistance, démontre que le député avait vu les choses venir sans qu’aucun autre député ne l’ait suivi dans sa démarche. Et pour cause, il a été le seul député de l’Assemblée à n’avoir pas voté pour le vote de la loi sur la Lépi car pour lui,  les conditions ne sont pas remplies pour que l’on puisse réaliser la Lépi pour 2011. Autrement dit, « en toute chose, on tient compte du contexte avant de mettre en valeur un produit » affirme l’honorable Yahouédéou. Cette remarque, il l’a rappelé encore lors du congrès de l’Undp le 19 février 2009 à Bohicon. Malgré ça, personne ne l’a écouté. C’est plus tard que 45 autres députés ont saisi la quintessence de tout ce qu’il disait pour enfin décider à le suivre dans sa dynamique. Et c’est ce qui a abouti hier l’abrogation par 46 députés de la proposition de loi d’abrogation de la loi N° 2009 -10 relative à la réalisation du Réna et l’établissement de la Lépi si on avait en son temps pris en compte les remarques et suggestions du député, on n’en serait pas là aujourd’hui surtout du côté du gouvernement et c’est Boni Yayi qui en sortirait grandi. De toute façon, comme il le disait à l’endroit de ses collègues suivistes, « il n’est jamais tard pour bien faire. » Yayi a encore la possibilité de se faire conseiller par le député car aucun de ses nombreux conseillers n’a vu les choses venir ne serait-ce que pour lui mettre la puce à l’oreille. Mieux, le député ferait de lui auprès des populations un homme qui veut d’une Lépi sans reproches et non quelqu’un qui veut d’une Lépi pour se faire coûte que coûte réélire en 2011. Des visionnaires comme le député Yahouédéou, on n’en trouve pas aux quatre coins de la rue. Voilà qui démontre que le président Yayi n’aime pas ceux qui lui disent la vérité car s’il avait écouté en son temps le député, il aurait pu esquiver cette bien belle raclée à lui assenée par les députés à travers cette abrogation alors qu’il croit avoir la majorité à l’Assemblée. De toute façon, les portes du député lui restent grandement ouvertes. Ceux qui ne changent pas d’avis, sont rares pour ne pas dire n’existent pas.  A bon entendeur, salut !!!

 

Allocution de janvier Yahouédéou

Monsieur le Président et chers collègues,

Monsieur le Président, je voudrais  rappeler que c’est le 19 février 2009, au Congrès du Parti UNDP à Bohicon que j’avais tiré sur la sonnette d’alarme, pour dire qu’une bonne LEPI n’était pas possible pour 2011. Lors du vote de la loi en cours, j’ai été le seul dans cet hémicycle à n’avoir pas voté cette loi. Aujourd’hui, 45 autres Députés ont rejoint mon point de vue. Je devrais exiger d’eux des excuses, mais étant très tolérant, je puis leur dire qu’ils sont d’avance tout excusés. Mieux vaut tard que jamais. Car figurez-vous, en toute chose, on tient compte du contexte avant de mettre en valeur un produit. Vous ne verrez pas un fabricant de glace ou de glaçon faire de la publicité en période de fraicheur ! D’un point de vue politique, on devrait lancer le processus de mise en place de la LEPI soit au début du mandat d’un nouveau Président de la République, au moment où il n’a pas encore pris goût au Pouvoir, soit au cours d’un second et dernier  mandat.  Mais vous ne pouvez pas demander à un Président, candidat à sa propre succession, d’organiser en Afrique un processus comme la LEPI sans qu’il ne cherche à tirer d’une manière ou d’une autre le drap de son côté. Je ne dis pas que c’est le cas du Président Yayi  Boni, mais c’est humain que ses opposants émettent des doutes sur la sincérité de ce qui se fait. Il suffit d’observer tout ce qui se passe depuis l’annonce de l’abrogation de la loi en cours. C’est d’abord une lettre d’irrecevabilité du chef de l’Etat, des blocages du processus par différents stratagèmes comme le retrait  de rapport, etc. Chers collèques, faisons très attention, car ça n’arrive pas qu’aux autres. Nous disons très facilement Dieu aime le Bénin, Dieu aime le Bénin. Qu’est ce que les autres pays ont fait pour que Dieu ne les aime pas ? Ce sont les béninois qui aident Dieu à aimer le Bénin. Ce sont les Béninois eux-mêmes qui inspirent la paix, avec des hommes comme feu Monseigneur de SOUZA, Hubert MAGA, les Présidents Nicéphore SOGLO et Mathieu KEREKOU.   De grâce, prenons nous au sérieux. Si ça pète, c’est sur vos têtes que vous verrez le Président Yayi Boni  s’en aller en hélicoptère. Mais pour nous autres, y compris les Présidents d’institution comme la Cour Constitutionnelle et même notre Président de Nago, c’est avec des postes téléviseurs sur la tête et des nattes sous les bras que nous allons nous retrouver. Je ne vois pas pourquoi on tient forcément à une LEPI pour 2011, si on veut être sincère. En 1991, il y a eu des élections présidentielles à un moment très sensible dans la vie politique de notre pays. Il en a été de même en 1996, 2001, 2006. Même le Président Yayi Boni a été élu à 35% au 1er tour sans avoir des représentants à la CENA, puisqu’il n’était pas politique. Si des grands partis comme la RB, le PSD, le PRD, qu’on doigte de fraudeurs potentiels aujourd’hui n’ont pas pu obtenir plus de 25% et qu’un nouveau a pu faire 35%, c’est qu’il faut arrêter de se faire peur et de désorienter le peuple. LA LEPI OUI ! Mais pas une LEPI taillée sur mesure et à gros risques. Nous n’avons pas le temps matériel pour organiser une bonne LEPI, crédible pour 2011. Je ne prendrais pour exemple que les conditions de mise en place de la cartographie censitaire. Ce recensement est erroné à plus de 40%. Le délai prévu par les experts était de 12 mois. Et il fallait mettre en place 3 équipes. Une équipe de jour, une équipe de nuit et bien entendu une équipe de contrôle et de vérification. Mais avec ce qu’on vient de faire, il y a plein de RENA-X, c'est-à-dire des maisons inhabitées, alors que les occupants sont juste allé aux champs. Au milieu, et selon son humeur, en cas d’absence, l’agent recenseur est amené à enregistrer un nombre d’habitants imaginaire. Le résultat est ce que nous avons en main aujourd’hui comme recensement. On a largement le temps d’une bonne élection classique et laisser le processus de la LEPI en cours se dérouler dans de meilleures conditions.

Je vous remercie.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:04

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »  Cette célèbre citation de Jean de la Fontaine en dit long sur ce que certaines personnes malintentionnées et surtout jalouses de voir le Directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (Caa), Adam Dendé Affo, œuvrer chaque jour que Dieu fait pour le succès du Changement, tissent non plus en coulisse mais au grand public. En effet, c’est suite à une correspondance à lui adressée le 13 novembre 2009 par le Directeur général de la trésorerie et de la comptabilité publique (Dgtcp) sur un commentaire sur le programme des émissions de titres publics, a fait des recommandations le 15 novembre 2010 à son homologue. Recommandations qui selon lui permettront de faciliter le vote du budget général par les députés. Et d’ailleurs, ces recommandations ont été prises dans l’élaboration du budget d’Etat exercice 2010. Voilà ce qui suscite 5 mois après polémiques au niveau de certaines personnes qui face à l’épineux problème auquel ils sont confrontés : « chercher des poux dans le crane d’un chauve », s’en emparent pour essayer de créer des tensions entre le Dg Dendé Affo et celui pour qui il se bat vaille que vaille face aux appétits voraces à la ‘’piranha’’ des ennemis du développement du Bénin. Ce qui est bizarre dans l’attitude adoptée par ceux qui en veulent au Dg Caa à travers une certaine presse, c’est que les allégations faisant état de ce que le Dg Dendé Affo donne des leçons au président Boni Yayi, interviennent au lendemain d’une grande manifestation organisée par le Mrpp Assikoto dont le Dg Caa est le vice-président à l’intention des populations de Savalou Ouest et où le président Yayi était représenté par le ministre Désiré Adadja. Une manifestation au cours de laquelle ces populations ont déclaré avoir saisi le message du Dg Caa et promis œuvrer non seulement pour la réussite du mandat du président Boni Yayi mais aussi et surtout pour sa réélection en mars 2011. Dans ces conditions comment prendre au sérieux ces allégations dont la seule et unique raison est de nuire au Dg Dendé Affo. L’autre chose, c’est qu’à y voir de près, tout montrerait que ces gens ne sont pas contents d’avoir été écartés des différentes manifestations et meetings qu’organise le Dg Caa afin de mobiliser les populations derrière le chef de l’Etat, Boni Yayi.

De quoi s’agit-il ?

Le problème est qu’on veut faire croire aux populations que le Dg Caa critique la gestion de Boni Yayi. Or, il s’agit d’une explication sur le programme des émissions de titres publics. Pour le Dg Dendé Affo, les titres liés aux arriérés salariaux des années d'avant 2006 d'un montant de 147 milliards de FCFA que le Gouvernement actuel a décidé de régler pour soulager la souffrance des Agents Permanents de !'Etat, ont contribué à gonfler l'encours de la dette intérieure de notre pays. S'agissant de la situation de la dette publique, il faudrait indiquer que la dette publique béninoise est bien gérée comme le prouve le taux d'endettement de notre pays (encours de la dette/Produit Intérieur Brut (PIB) qui est de 31% au 31 décembre 2009. Ce taux tient compte de l'encours de la dette intérieure du Benin. Il est inferieur au seuil maximum de 70% fixe par I'UEMOA au titre des critères de convergence. Le Bénin fait donc partie des pays les moins endettés de la sous-région. Ainsi, l’Analyse de Viabilité de la Dette (AVD) menée aussi bien par le Fonds Monétaire International (FMI) que par les structures du Ministère de l'Economie et des Finances a révélé que le Benin n'a pas de problème de dette publique à court et à moyen terme car les ratios d’endettement sont en deçà des seuils fixés au niveau international. Et il convient de souligner également que le Gouvernement a pris les dispositions nécessaires en vue d'honorer régulièrement ses engagements au titre du paiement de la dette publique. Ainsi, à ce jour, le Benin n'a aucun arriéré de paiement au titre de la dette publique (intérieure comme extérieure), ce qui lui a d'ailleurs valu la note de B+B (pays à risque modéré) décernée par l'une des plus prestigieuses agences de notation en l'occurrence, la STANDARD AND POOR'S en 2008 et en 2009. En somme, on peut aisément affirmer que la situation économique du Benin nest pas aussi préoccupante comme l'indiquent les quotidiens impliqués dans cette manipulation. La lettre de confort délive à notre pays par le FMI en 2009 le démontre et le Benin se remet progressivement des effets néfastes de la crise financière internationale qui a frappé tous les pays de la planète.

 

Le but visé à travers ces mauvaises intentions

Dans une publication d’hier, il est écrit ceci : « l’homme est le seul être qui éprouve le besoin d’accomplir des actes inutiles. » cette belle citation de Lecomte de Noüy qui illustre véritablement les intentions burlesques de certaines personnes qui en manque d’inspiration, se sont trouvé des talents de nuisance afin de créer des problèmes là où il n’y en a pas.  Si cette publication n’est pas faite à dessein, comment comprendre qu’on veuille sortir de leur contexte  les recommandations contenues dans un document technique du Dg Caa à l’intention de son homologue du Dgtcp? Aussi, comment comprendre que c’est maintenant que le Dg Caa s’illustre plus par ses actions pour la réélection de Boni Yayi qu’on est en train de créer de discorde entre Yayi et celui qu’il a appelé pour venir révolutionner la Caisse autonome d’amortissement. Autant de questions qui prouvent qu’il y a des gens proches de Boni Yayi qui ne sont pas contents des initiatives du Dg Caa et c’est pourquoi ils œuvrent à créer la discorde entre lui et le président Boni Yayi. Ils n‘arrivent pas à l’idée que le Dg Caa est devenu politiquement influent et a surtout réussi à graver Boni Yayi dans le cœur des populations de Savalou Ouest. En témoigne la grande manifestation du week-end dernier. Par ailleurs, il est à déplorer la fuite des documents administratifs, qui, si ça continue, risque de créer d’énormes problèmes au pays. Mais une chose est sûre, c’est que la vérité triomphe toujours du mensonge car « une seule main ne peut pas faire le tour d’un baobab. »

 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 07:01

Dans un communiqué long qui aurait dû être plus court pour être mieux compris et accepté, le chef de l’Etat a tenté de se rattraper après ses erreurs devant les travailleurs et hospitaliers. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Même si le communiqué très mal diffusé n’a pas tenu compte de la nécessité pour le chef de l’Etat de présenter ses excuses aux forces vives de la Nation, il est une justice de reconnaître que c’est un petit pas de franchi. A l’analyse, bon nombre de nos compatriotes se sont demandé d’où la présidence a pioché le génie de se rebiffer même si  c’est tardivement.  La réponse était tout à côté. C’est que pour une première fois, Boni Yayi a fait l’effort d’un dépassement de soi pour écouter avec intérêt une critique de l’opposition. En effet, dans sa livraison du lundi  15 mars, le quotidien ‘’Le matinal’’ parlant  des déclarations peu courtoises du président à l’endroit des enseignants, s’est offert le privilège de transcrire l’interview à lui accordée par le député Maurice Lazare Sèhouéto. Dans le style concis et très méthodique qu’on  lui connaît, le jeune cerveau pensant de l’Un a tout dit en montrant à Boni Yayi la voie à suivre. Il a suggéré au chef de l’Etat de se confesser  sur le  niveau actuel des caisses de l’Etat tout en demandant pardon aux forces vives de la Nation afin d’obtenir auprès d’elles un certain assouplissement dans leurs revendications car, ajoute-t-il ‘’sans vérité, il n’y a pas de pardon ou même de compréhension. Les fuites en avant en politique se paient plus cher au bout du compte. C’est ce qui arrive actuellement malheureusement à Yayi.’’ Ces propos de Lazare Sèhouéto viennent en fait corroborer ce qu’il a dit plus haut au sujet des comportements de l’opposition face aux dérives du système en place. Selon lui, ‘’le régime de Mr Boni Yayi jouit d’une chance exceptionnelle. Son opposition est faite de personnalités qui ont de l’expérience dans la gestion des affaires publiques.  Elle fait donc preuve de beaucoup de compréhension et ne l’attaque pas en l’emporte pièce.’’  Mais Lazare Sèhouéto regrette que le chef de l’Etat assimile cela à de la faiblesse au lieu de dialoguer pour s’aider lui-même. L’opposition béninoise  ne veut pas détruire le pays sinon, elle va acculer davantage le régime et le contraindre à la reddition. Voilà qui a été clair et qui aura dans une certaine mesure inspiré le long communiqué de la présidence de la République. Lequel communiqué aurait atteint totalement sa cible et fait mouche si et seulement s’il avait intégré en son sein point par point les observations du jeune député. Sinon pour mieux dire, si Boni Yayi avait été totalement à l’école de Sèhouéto, tout ce serait passé comme sur des patins à roulettes. Moralité de tout ceci, on peut bien piocher dans la tête de son adversaire politique les meilleures recettes pour se redonner des chances de conserver son fauteuil. Voir le diable et toujours le diable dans les yeux de l’autre est une dangereuse cécité politique que l’on finit par payer cher. Boni Yayi a aujourd’hui devant lui la preuve  que la gouvernance concertée érigée en slogan du Changement doit quitter la bouche, les micros pour prendre corps dans les actes. Et les écarts de  langage du genre : ‘’je ne suis candidat à rien alors qu’on a toute sa libido concentrée sur la grosse tétine du pouvoir d’Etat doivent disparaître du champ lexical présidentiel, mourir pour laisser place à l’humilité, à la sobriété dans les faits. Lazare Sèhouéto avait tout dit.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 03:52

(Même Rachidi  Gbadamassi a perdu le contrôle de la situation)

 

Laurent YOVO

 

Au fur et à mesure qu’on s’approche des échéances électorales de 2011, les choses se compliquent d’avantage pour le prince du Changement, le docteur Boni Yayi et ses éléments dans ce qu’ils pensaient être leur fief électoral. En effet, aujourd’hui à Parakou comme dans bon nombre de communes des départements du Borgou et de l’Alibori, la tendance a totalement changé. La popularité de Boni Yayi a tellement pris des coups qu’on se demande si les résultats des dernières consultations électorales ont vraiment reflété la vérité des urnes. Et pour cause, malgré que la plupart de ces communes ont à leur tête des maires Fcbe, la tendance n’est plus du tout Yayi. C’est à loisir que les populations  affirment aujourd’hui avoir tourné la page du Changement qui, pour elles, ne les auraient rien apporté. A Parakou même avec l’arrivé de Rachidi Gbadamassi les choses n’ont pas changé. Au contraire, c’est maintenant qu’on assiste au pire, parlant de la popularité du l’ex-homme fort de la Boad. A part le point névralgique de la ville, Yarakin et Yéboubéri qui a depuis longtemps choisi son camp, il se fait que les autres quartiers populaires comme Banikanni, Alagare, Dépôt et même Guiman pour ne citer que ceux-là ont eux aussi  changé de langage. A l’heure actuelle, la situation semble totalement échapper à Boni Yayi et sa coordination Fcbe totalement divisée par des guerres de leadership et des querelles de personnes. Même Rachidi Gbadamassi peine toujours à retrouver sa popularité. Pour l’heure, il reste l’ombre de lui-même. Ses descentes ne font plus l’objet de grandes  mobilisations populaires et même sa stratégie de débarquer sur les lieux de rassemblement populaire avec un peu de retard n’a plus d’effet. A peine il arrive à arracher les ovations d’une dizaine de personnes. Au regard de l’indifférence qu’ont affiché les populations lors de ses deux derniers tests de popularité notamment lors de la cérémonie de lancement officiel des travaux  de la grande mosquée de la ville et lors de la célébration de la journée internationale de la femme à Parakou il y a quelques jours, on peut affirmer sans risque de se tromper que l’ancien maire s’est fait beaucoup plus de mal qu’il croyait en fait aux autres en rejoignant la mouvance. La situation est devenue tel qu’on doit prendre au sérieux le travail qu’abattent sur le terrain, l’Etat major du Rdi Anfani qui sans aucune exagération passe pour la formation politique la plus porté dans la huitième circonscription. Malgré la démission de son président, cette jeune formation politique gagne sérieusement du terrain. A côté, il faut reconnaître aux lieutenants de Abt leur dynamisme. Tapis dans l’ombre, le président de l’Ufd, Georges Sacca et les siens font eux aussi un travail de fourmis. Et pour preuve, à l’université de Parakou comme dans les marchés, le mouvement s’est totalement imposé. En fin stratège politique, le prince de Nikki passe désormais des journées très chargées pendant ses séjours qu’il ne cesse de multiplier ces derniers temps. Si ce n’est pas les jeunes ou les femmes de Parakou qui défilent toute la journée, ce sont les associations des couches socioprofessionnelles ou des délégations des autres communes du Borgou et de l’Alibori qui lui tiennent quotidiennement compagnie. Comme unis dans une logique de prouver à Boni Yayi et ses pseudos politiciens que les communes du nord ne sont pas la chasse gardée du Changement, ces leaders politiques ont tout fait pour faire tomber le mythe de l’homme au pouvoir dans la localité. Même les analphabètes sont acquis à leurs causes. Et voilà qui devient clair, 2011 s’annonce très difficile pour le Changement qui malheureusement perd tout le temps devant le piège de la Lépi que l’opposition lui a tendu.   

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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !