Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...

Publicité

Kalach: Budgétivore comme jamais

Attendu depuis un bail, c’est le vendredi passé que le nouveau gouvernement du président Boni Yayi est tombé. Certes nouveau mais peut-être le dernier puisqu’on est à une vingtaine de jours de la fin de son mandat, le 6 avril 2015. Cependant, qui sait ? Yayi est capable de tout. Sauter un ministre ou créer un autre ministère pour ses propres besoins autre que ceux du peuple. Un nouveau gouvernement implique des sommes faramineuses à siphonner sur le dos squelettique du contribuable béninois. Il est vrai que depuis un bon moment, on attendait la formation de ce gouvernement mais à partir d’un moment donné, cela ne faisait plus partie de l’actualité vu le nombre de jours qui reste au président Boni Yayi dans sa location de la Marina. Six nouveaux ministres, ce sont des frais pour leur installation, des frais pour les cérémonies de prise de fonctions, et des nouveaux ministres, et des ceux qui sont dans un jeu de chaises musicales. Pour un petit pays comme le nôtre sans ressources suffisantes et où joindre les deux bouts n’est pas chose facile, il est à se demander si les dirigeants qui crient à tue-tête éradiquer la pauvreté, se soucient réellement des souffrances des populations. Et pour cause, comment comprendre aussi le décret du 11 février dernier accordant des privilèges aux directeurs de cabinet et secrétaires généraux des ministères ? Pour tout couronner, on inscrit noir sur blanc que le décret est rétroactif en commençant d’avril 2006. A voir tous ceux qui se sont succédé depuis 2006 dans les ministères, il est à déduire que les gens sont sans pitié pour le peuple béninois. Le Bénin a-t-il assez de ressources pour ce permettre un tel rappel ? Le Bénin n’est pas un pipe-line qu’on peut à tout moment siphonner pour assouvir sa soif ou celle d’une minorité. Qu’à cela ne tienne, la gestion d’un pays pendant une longue durée est semblable à un moment de la vieille où la déraison prend le dessus sur la raison, le bon sens. En définitive, c’est à une gestion jusqu’au-boutisme budgétivore comme jamais qu’on a affaire. Qui sait ce qui nous attend encore jusqu’au 5 avril ? Vivement le nouveau président pour tout abroger, casser et concasser.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article