Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
C’est désormais rentré dans le quotidien que de vivre sans réseau et sans connexion Internet à Parakou et dans les autres villes du nord. Des fois il faut attendre une semaine voire dix jours pour pouvoir joindre quelqu’un de l’autre côté du pays. Pour ce qui est de la connexion Internet c’est encore un luxe auquel les populations du septentrion n’ont pas droit. Si certains fatigués de vivre la situation ont décidé de jeter leurs portables, dans les banques la remarque est désolant. Pour une opération bancaire, il y en a qui parce que dans le besoin de leur argent pour faire face à des situations des fois de vie passe toute la journée au portail attendant la connexion. Sur les visages il lit la désolation et le découragement. Approchés, ils vont jusqu’à constater que le Bénin n’a pas connu grand développement sous le régime du changement. En effet pour ces populations qui sont presque tout le temps victimes, à quoi ça sert à l’Etat de payer et de supporter les coûts d’une autorité de Régulation si elle ne doit servir à rien pour le contribuable. Selon ces Béninois, au lieu de chanter que c’est pour le bien du pays que cette instance a été créée, le chef de l’Etat ferait mieux de nous dire qu’il le fallait simplement pour calmer certains notamment maître Léonel Agbo et ses collègues qui n’ont plus de langues à tirer sur le régime. En tout cas, le peuple sert que dans cette affaire, les opérateurs Gsm n’en sont pour rien car ce n’est pas un Bel Bénin qui fournit la connexion Internet aux localités du nord.
Laurent YOVO