Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
(La preuve que nous sommes en un régime dictatorial)
Le bruit qui a couru dans la soirée d’hier faisant état de la libération du maire de la commune de Dangbo a fait dresser les cheveux sur la tête du gouvernement du Changement qui, de sources concordantes ne veut pas entendre le procureur de la République de cette oreille.Il sonnait environ 14h30’ hier au tribunal de première instance de Porto Novo quand le verdict de la libération du maire de la commune de Dangbo est tombé comme l’épée de Damoclès sur la tête des détracteurs de ce dernier. Incarcéré à la prison civile de Porto-Novo un peu moins d’une semaine, Clément Gnonlonfoun devrait être libre de ses mouvements depuis hier. Mais c’était sans compter avec la détermination des hommes du Changement décidés à lui clouer le bec. Selon le juge du tribunal de première instance de Porto-Novo, surtout que le C/Saf a avoué les faits, le maire de la commune de Dangbo devrait être libéré sans aucune autre forme de procès. Ce qui a été décidé. Mais un peu plus tard dans la soirée d’hier, après que les neuf avocats du maire sont tous partis, le procureur de la république est venu avec une décision sortie de nulle part faisant état de ce que, Clément Gnonlonfoun n’a pas encore purgé sa peine. Le maire au grand dam de ses administrés est toujours en prison, de sources dignes de foi. Tard dans la nuit d’hier le maire Clément Gnonlonfoun et son C/Saf sont toujours détenus à la prison civile de Porto-Novo. Une affaire rocambolesque qui a plongé tout Dangbo dans une commisération profonde dans la soirée d’hier puisque le seul péché de l’homme aurait été la guerre déclarée aux voleurs de parcelles qui empêchent lamentablement le développement de la commune sous le manteau Fcbe.
L’immixtion de l’Exécutif dans le Judiciaire
Le peuple béninois a choisi à travers la Constitution du 11 décembre 1990 le régime démocratique. Donc un régime qui a pour fondement l’indépendance des différents pouvoirs. Toute chose qui marchait bien avant l’accession au pouvoir du président Boni Yayi. Ayant résidé pendant longtemps au Togo sous le feu président Eyadéma, le président Boni Yayi a pris goût à la façon dont ce dernier gérait le voisin de l’Ouest. Visiblement nostalgique de cette époque, le président Boni Yayi veut transférer le même régime au Bénin. Ainsi tous les moyens sont bons pour le chef de l’Etat de s’inviter dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire. Tous ceux qui ont très tôt lu en lui des élans de dictateur ont été taxés d’opposants. Aujourd’hui, la preuve est établie qu’il l’est ou du moins qu’il a les élans d’un dictateur. Et pour cause, non content d’avoir joué en sourdine un rôle de premier plan dans l’emprisonnement du maire de Dangbo, il a tout fait pour qu’il n’en sorte pas. Hier, le juge a ordonné la libération du maire Gnonlonfoun. Mais alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, le régisseur est venu le rattraper pour lui dire qu’il a reçu de fermes instructions pour qu’on le garde encore. De qui peut venir ces instructions si ce n’est le président Boni Yayi à travers un de ses hommes de main. Dans ces conditions, il est clair que l’émergence dont on gave le peuple tous les jours, n’est qu’un vain mot car sans justice libre, il n’y a pas de développement.
Assurer l’hégémonie Fcbe sur toutes les communes
Maîtriser le plus grand nombre de mairies pour faciliter un retour apaisé en mars 2011, c’est ce qu’il convient de retenir des agissements post électoraux des faucons du parti au pouvoir qui ne ménagent aucun effort pour à défaut ‘’cauriser’’ les communes jugées stratégiques. Sinon comment comprendre que plus d’un an après les consultations municipales et locales d’avril 2008, les résultats de ces mêmes élections continuent de faire parler d’elles. Dans la plupart des cas où des irrégularités ont été signalées et des recours déposés, ce sont les candidats Fcbe qui ont été toujours en pôle position et sont souvent les dépositaires des plaintes lorsque la situation n’est pas en leur faveur. Après avoir perdu le contrôle des villes à statut particulier telles que : Cotonou, Porto-Novo et d’autres le parti au pouvoir met tout en œuvre maintenant pour récupérer celles jouxtant ces communes dites stratégiques. C’est le cas de la commune d’Abomey-Calavi où malgré que la Rb et ses alliés partaient favoris pour le contrôle de la mairie de Sème-Kpodji et autres. Pour le cas de Dangbo, c’est un cas particulier où les Fcbe ne supportant pas d’avoir mordu la poussière devant le G13, se sont mis dans la logique de revenir à la charge. Et c’est ce qui se passe actuellement. Puisque depuis plusieurs jours une affaire de 2 millions a été accrochée au cou du maire Clément Gnonlonfoun qui malgré la volonté affichée de la justice de dire le droit, est depuis plusieurs jours en prison. Tout se passe aujourd’hui comme si ce fut le cas pour Rachidi Gbadamassi il y a quelques années. Le topo est simple : pour arracher la mairie au G13, il faut que Clément Gnonlonfoun soit derrière les barreaux pour ensuite organiser le vote d’un nouveau maire qui soit Fcbe avec pour support le gombo pour graisser les pattes à ses partisans. Et voici la machine qui vient d’être mise en branle. Hier malgré le fait que le juge ait prononcé sa libération après l’avoir écouté, l’on apprend quelques heures plus tard qu’un ordre serait venu d’en haut pour casser cette décision de justice digne du droit. A en croire certains témoignages, l’ordre serait venu du palais de la présidence martelant sa remise immédiate en tôle pour les besoins de la cause. Et c’est ce qui justifie encore la présence du numéro 1 de la commune de Dangbo derrière les barreaux. Un fait qui vient corroborer les accusations des ténors des G et F qui ont toujours peint la gestion Yayi en noir. Au regard de tout ce qui précède, il n’est pas exagéré de dire que le comportement du pouvoir Fcbe menace dangereusement les libertés démocratiques acquises au bout de plusieurs années de sacrifices. A affaire à suivre…
Flambeau de la paix, du folklore pour distraire le peuple
La paix n’est pas un vait mot, c’est un comportement, disait l’ancien président Ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Cette citation a du mal à se traduire en fait avec le régime de Boni Yayi. Après l’annonce de la vraiex fausse libération du maire de Dangbo, on comprend aujourd’hui que la cérémonie à grands frais du flambeau de la paix n’était que du folklore. Un événement dépourvu de sens, qui a été magistralement trouvé par le gouvernement pour distraire le peuple. Et pour cause, on ne peut pas vouloir la paix et ne pas suivre les décisions de justice. On ne peut pas vouloir de la paix ensoumettant tous ceux-là qui ne pas de son bors politique à des crocs-en-jambes guerriers. Voilà autant d’actes qui montrent que Boni Yayi est loin de ce qu’il dit vouloir. En énonçant sa fameuse phrase, Houphouët-Boigny a voulu que cela se traduise en actes. D’ailleurs, C’est en connaissance de cause que les G et F ont refusé de prendre part à ce qu’il faut désigner de mascarade. Vu tout ce qui se passe et qui pousse les G et F à attirer la sonnette d’alarme, il y a lieu de remarquer que tant que Boni Yayi sera au pouvoir, les foyers de tensions au sein de la classe politique ne manquera jamais. Si lui, Yayi, voulait la paix, est-ce qu’il pouvait intervenir de quelque manière que ce soit dans des affaires qui ne le concerne pas et ce dans la même semaine que son machin de flambeau de la paix ? Cela mérite réflexion car on ne saurait comment le président peut vouloir une chose et son contraire. En d’autres termes, c’est cela le régime de Boni Yayi où il n’hésite pas à sortir ses muscles pour régler ses comptes, pour détruire ou anéantir son adversaire. Ce qui est mauvais et carrément contraire à l’instauration de la paix car comme le dit Jean-Jacques Rousseau : « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir ». Une chose est sure, la paix ne viendra jamais par les coups de forces ou les coups bas puisque c’est ce qui énerve le plus les acteurs de la vieille classe politique que Yayi s’échine éperdument à humilier. Dans ces conditions, il revient plus de se soucier pour les dépenses exorbitantes qu’on essaye de mettre sur le dos du contribuable béninois. Cela le pouvoir du Changement s’en fout énormément. Au contraire, le pouvoir de Yayi aime beaucoup plus inventer des topos budgétivores tels le Flambeau de la paix qui d’ailleurs n’aboutira à rien deconcret. Eh jah, à quand la fin de la saignée ?