Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
Il est plus facile de détruire, d’accuser quelqu’un de tous les péchés du monde afin de parvenir à ses fins que de construire. C’est ce dont a usé le fin stratège et surtout manipulateur Mohamed Ahmed Cissé contre l’opérateur économique Boubacar Diawara dont le seul tort était d’être détenteur d’une chose qu’il convoitait. L’argent, c’est de cela qu’il est question dans cette affaire qui montre le génie destructeur de Cissé à travers une histoire rocambolesque de drogue, mise sous le dos de Boubacar Diawara comme racontée dans cette communication N° 334/83 en date du 19 février 1983, présentée en réunion du Conseil exécutif national que le président Kérékou a gobé d’un seul trait en approuvant cette communication par sa signature. Comme vous l’avez constaté dans la première partie de ce dossier, tout est contre Diawara dans ladite communication. Curieusement, tout ce qui est raconté contre Diawara s’avère faux. Pour s’en convaincre et mieux apprécier, l’influence de Cissé dans cette affaire, il suffit de lire le rapport ci-dessous. En effet, le revers de la médaille de cette affaire élaborée de toutes pièces a été constaté 7 ans après cette communication avec le « Rapport de la commission interministérielle relatif à la prise en charge du dossier Diawara pour étude et propositions concrètes à faire au président de la République en vue du règlement définitif de cette affaire » qui a tout balayé pour donner raison à l’homme qu’on vouait aux gémonies et surtout demandé son indemnisation car en cas de procès, c’est le gouvernement de la République du Bénin qui perdrait la partie.
Le maître à penser Cissé
« Nul n’est prophète dans son pays. » Ce proverbe illustre aisément la situation de Cissé car au-delà de ce qu’il a fait endurer à Boubacar Diawara et lui a extorqué, n’est que le début d’un processus d’escroquerie dans lequel Cissé va berner tout le monde à commencer par le président Mathieu Kérékou qui avait confiance en cet homme jusqu’à faire de lui un ministre d’Etat en même temps qu’il était son marabout. Et tout cela alors qu’il ne sait ni lire ni écrire. Ministre d’Etat ou marabout, Cissé a été un fin boulanger qui a réussi à pétrir tout le monde en parvenant toujours à ses fins n’en déplaisent au Général Mathieu Kérékou qui ne peut jamais le chasser de sa mémoire puisqu’il y a encore pire que cette affaire Diawara. Il s’agit de l’escroquerie à grande échelle dont a été victime les pauvres épargnants. Ce sera le sujet du prochain dossier qui débute la semaine prochaine et qui plus est, montre comment un seul individu a ridiculisé le gouvernement de Kérékou. En d’autres termes, il s’agit d’une plus affaire du genre Icc-services des années 80. Alors, suivez mon regard…