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AFFAIRE ICC Services : L’intégralité de la déclaration de Gbadamassi

-    Chers invités ;
-    Hommes et Femmes des médias ;
-    Mesdames et Messieurs. 

L’actualité politique béninoise est très bouillonnante aujourd’hui. L’affaire ICC et consorts défraie la chronique et apporte de la matière politique aux opposants informels en panne d’idées.
Il s’agit d’un dossier de vaste corruption estimée à environ 100 milliards de francs CFA. C’est sans doute le dossier le plus brûlant de l’ère du changement.  Ce dossier expose, sans nul doute, les failles et les limites  des institutions financières de placement d’argent. Quelle conception juridique doit-on se faire de cette affaire de haute escroquerie ?

L’affaire ICC-Services et consorts est une infraction ordinaire prévue par le Code de Procédure Pénale. La science criminelle a démontré que pour parvenir à escroquer sa victime, l’escroc monte un scénario dans lequel il y a des tiers. Le code pénal a prévu deux formes d’escroquerie : l’escroquerie simple et l’escroquerie d’appel à l’épargne publique. Maître Adrien HOUNGBEDJI, en tant qu’avocat et ancien procureur de la République est mieux placé que quiconque pour le savoir. Nous sommes présentement dans le second cas de figure où ICC-Services et consorts ont abusé de la confiance de leurs clients ayant placé leurs fonds chez eux.

Cette infraction est une vielle infraction qui remonte à l’année 1810. Elle est prévue par le code pénal et punit à 10 ans d’emprisonnement ferme. Après une analyse profonde de la situation, on peut estimer qu’aussi bien les mouvanciers que les opposants ont été victimes d’une théorie de tiers ; dans la mesure où les escrocs se sont servis de leur image pour escroquer les paisibles populations.
En parlant de théorie de tiers, il faut comprendre que le sieur Emile TEGBENOU, militant PRD qui a remis une bâchée à la gendarmerie nationale en présence de certaines autorités dont il a voulu exploiter l’image, à priori, ne sont pas complices mais victimes de la théorie de tiers. L’escroc entraine le tiers contre son gré et de façon inconsciente à l’escroquer. Il exploite l’image des personnes en vue pour assoir son escroquerie et c’est ce qu’ont fait ICC-Services et consorts. L’expérience juridique a démontré que 90% des cas d’espèce  sont souvent innocentés.         
 
Mesdames et Messieurs, pour bien comprendre et cerner de quoi il s’agit dans cette affaire, il importe de chercher à connaître la genèse de ce dossier. Il y a environ quatre ans, les responsables d’ICC-Service ont été introduits au cabinet du Chef de l’Etat ;  ces derniers ont exprimé au Président de la République leur volonté manifeste de contribuer au développement de notre pays par le biais de leurs activités. Ils en avaient évoqué deux principales : activité sanitaire et activité financière (microcrédits aux femmes). Nulle part, il n’a été mentionné auprès du Chef de l’Etat l’activité relative au placement d’argent. L’ONG ICC-Services, comme toutes les organisations adjudicataires, recevait donc l’encouragement du Chef de l’Etat dans la mise en œuvre des activités à lui évoquées. Si les dirigeants d’ICC-Services et consorts avaient mis le Chef de l’Etat au courant de leur intention d’exercer une activité de placement d’argent à un taux mirobolant oscillant entre 50 et 250 % l’an, il les en aurait dissuadé comme l’aurait fait tout bon banquier de sa trempe. L’activité relative au placement d’argent constitue, en effet, la partie cachée de l’iceberg enfin apparu au grand jour.
Mesdames et messieurs, hommes et femmes des médias ! Qui d’entre nous pouvait savoir que les responsables de ICC-Service étaient juste venus s’afficher avec le chef de l’état en vue de crédibiliser la vaste escroquerie dont la préparation par eux était en cours ? Est-ce une faute constitutionnelle ou un parjure pour un Chef d’Etat d’encourager une ONG qui déclare faire du social ? Il y a-t-il de crime commis lorsque le Chef de l’Etat dont la vision est purement sociale accorde quelques minutes d’audience à une association adjudicataire ?
En effet, la science criminelle a démontré que pour arriver à escroquer sa victime, l’escroc monte un scénario. Les opposants en perte de vitesse qui prononcent unilatéralement la condamnation ferme du Chef de l’Etat sont entrain de faire de la récupération politique et ceci frise un acte apatride et égoïste. Nos pauvres populations victimes de cette affaire, estimées certainement à plusieurs milliers, n’ont guère d’oreille pour écouter les pouvoiristes fougueux et prétentieux. Ceux qui parlent  de l’éventuelle comparution du Chef de l’Etat devant la Haute Cour de Justice sont des juristes myopes. Les clients de ICC-Services et consort n’ont jamais déposé leur avoir auprès du Gouvernement  ni auprès d’aucune structure étatique et gouvernementale. La responsabilité du Gouvernement, dans ce dossier, est purement morale. Il aurait pu empêcher toutes ces structures qui exerçaient une activité financière et pécuniaire illégale ; mais il ne pouvait  en être ainsi dans la mesure où la couverture d’ONG empruntée par ces institutions était le meilleur canal pour détourner toute attention dissuasive pouvant se fixer sur l’arnaque qu’elles organisaient si bien. Leur sordide activité avait déjà connu son épilogue avant que le gouvernement se charge du dossier.
C’est à cet effet que le Ministère des Finances

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