Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
(On croirait que la prise du décret les a réveillés de leur sommeil et les voilà décidés à mourir à leur poste tandis que les jeunes recrus manquent de bureau pour faire valoir leurs preuves)
romuald tchoupa
Il y a quelques semaines, le président de la République le Dr Boni Yayi ayant constaté que l’administration publique était gangrénée par un phénomène à pris un décret pour limiter les effets néfastes de la chose. En effet, de quoi s’agit-il ? C’est un décret qui limite l’âge maximum auquel les agents permanents de l’État doivent impérativement aller à la retraite. Car c’est un fait de nos jours de constater que les travailleurs du secteur public qui ont fait trente ans de service et qui devraient normalement aller à la retraite, refusent de faire valoir leur droit à la retraite. Cet état de chose entraîne un vieillissement de la population des travailleurs dans un pays où plus de 50% de la population est constituée de jeunes. Voilà qui a fait sortir le président Boni Yayi de son gong et qui justifie la prise de ce décret. Seulement, il se fait que ces agents du secteur public qui sont concernés et qui représentent plus de 10% de la population des travailleurs défient à présent le président de la République et disent à qui veut les entendre qu’ils étaient bien en poste avant que Boni Yayi n’accède au pouvoir et mieux ils le verront partir car l’administration ne lui appartient guère. Que désormais, leurs fesses sont collées, scotchées et plaquées à tout jamais contre les chaises de leur bureau. De plus ils disent que tout le monde a vu avec quel acharnement et toutes les magouilles que le président Boni Yayi et son équipe ont fait pour rempiler. Par conséquent, il est mal placé pour leur donner des leçons de morale. Mais ce qu’il est important de retenir au-delà de tous ces débats de clochers, c’est que les textes de la République sont suffisamment clairs sur ce point. Donc à partir de cet instant, il est indispensable pour l’intérêt supérieur de la Nation que quand un agent permanent de l’État est admis à faire valoir ses droits à la retraite, qu’il aille se reposer afin de pouvoir bénéficier des honneurs de la République.