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Compte rendu de la conférence de presse
Le ministre d’Etat Pascal Koupaki et son collègue des finances, Idris Daouda ont à travers une conférence de presse le vendredi dernier à la Dgid apporté des clarifications sur l’erreur qui s’est glissée dans le projet de loi des finances envoyé au parlement par le gouvernement. Pour le ministre Koupaki, principal orateur de la séance, l’erreur dont il est question et qui se trouve sur la page 17 du document envoyé à l’Assemblée nationale, a été corrigée par les cadres de la Direction du budget mais la feuille qui la comporte n’a pas pu être substituée par la nouvelle. Selon le ministre Koupaki, aussitôt l’erreur constatée, le gouvernemnt a décidé de la corriger par voie administrative c’est –à-dire une lettre signée par le Secrétaire général du gouvernement pour corriger le tir. Mais les élus du peuple ont refuté cette approche et ont souhaité que la correction se fasse par voie réglémentaire, la prise d’un decret. Ce qui a été fait et le document à nouveau envoyé aux députés. Le ministre Koupaki, dans ses explications, n’a pas oublié d’ajouter que c’est une erreur minime.Erreur qu’on constate dans tous les budgets du monde mais qui a fait office d’événement parce que certains ont voulu que ce soit le cas. Cette conférence de presse a permis aux uns et aux autres surtout à l’opinion d’avoir une idée claire de ladite erreur.
Boni Yayi était la cible
D’après les explications du ministre Koupaki qui a laissé entendre lors de la conférence de presse du vendredi que les erreurs dans un projet de loi de finance est monnaie courante, nous avons mené des investigations afin de vérifier la véracité de ses propos. Comme pour confirmer ses dires, les enquêtes menées ont abondé dans le même sens. Vu que c’est une situation qui se produit souvent, il fallait donc chercher à savoir pourquoi celle de la page 17 a fait couler autant d’encre et de salive. La réponse à cette interrogation, c’est que les députés, toutes tendances confondues en veulent au président Boni Yayi et il fallait donc trouver un moyen pour se venger de lui. Et cherchant un alibi pour lui marquer le coup, une erreur dans le budget ne pouvait tomber mieux. C’est pourquoi les élus du peuple se sont empressés de faire d’une question habituelle un événement extraordinaire. L’objectif étant de montrer au peuple béninois que le gouvernement du Changement veut faire du faux au sommet de l’Etat et ainsi monter l’opinion contre le président Boni Yayi. Et une fois cet objectif atteint, les auteurs de ce montage grotesque vont récupérer la situation en leur faveur pour renforcer leur côte de popularité drastiquement à la baisse. En tout cas, la mayonnaise n’a pas pris car les explications des ministres Koupaki et Daouda ont permis à l’opinion de cerner tous les contours du sujet.
Les erreurs corrigées, il faut que les députés jouent leur rôle
Erreur reconnue est pardonnée. Acte qui permet aux protagonistes s’il en a, de repartir sur de bonnes bases. Voilà ce vers quoi les populations béninoises devront désormais orienter leur attention et ce qu’elles attendent de leurs représentants à l’assemblée nationale. Aujourd’hui plus que jamais, du boulot attend les députés. Ce ne serait trop exagéré si l’on se permet de dire qu’ils ont du pain sur la planche dans le cadre de l’étude d’étudier comme cela se doit des 4200 pages du projet de budget général exercice 2010. Si certains étaient en train de jouir à l’idée que la page 17 posait problème, ils sont désormais confrontés à la réalité des faits car les erreurs sont corrigées. Il faut qu’ils jouent leur rôle. Le destin du peuple est dans leurs mains car de l’étude dépend la bonne marche des initiatives gouvernementales. Le gouvernement a déjà joué sa partition et il ne reste que la leur. Précédemment, le gouvernement avait déposé son projet à temps et ce n’est pas à cause d’une erreur décelée dans une seule page que sera remis en cause tout le travail d’autant plus que celui-ci a accepté les conditions de notification de cette erreur par les députés. On comprend toute la disponibilité et l’engagement du gouvernement à aller de l’avant en ce qui concerne le vote du projet de budget général de l’Etat exercice 2010. A moins d’un mois et demi, la balle est dans le camp des députés et le peuple en est conscient. Ils sont désormais responsables du retard qui découlera de leurs débats car l’on sait déjà qu’il y en aura qui vont essayer par quelque manière que ce soit de peser sur le bon déroulement des débats. De toute façon, c’est de montrer maintenant toute leur bonne volonté non pas envers le président Boni Yayi parce que certains ne le blairent pas mais surtout envers les populations. Affaire à suivre !!!
Qui a substitué la fameuse page 17
L’erreur survenue au sein du projet de budget exercice 2010 ne peut qu’être imputée qu’aux cadres du ministère des finances et plus particulièrement à la direction du budget. Cette erreur assez fréquente dans d’autres pays et pas des moindres peut être compréhensible dans la mesure où, sur un document de 4200 pages une petite erreur peut éventuellement se glisser. A une période où le président de la République, le docteur Boni Yayi ,très soucieux du développement du Bénin ,espère le vote du budget de l’Etat exercice 2010 par les députés de l’assemblée nationale, il importe que les cadres à divers niveaux du ministère des finances fassent preuve de plus de vigilance afin d’éviter à l’avenir de pareilles situations capables de plonger le pays dans l’impace budgetaire.De tels actes méritent des sanctions car c’est yayi qui ,en premier,en fera les frais.
Les erreurs en matière budgétaire ne datent pas d’aujourd’hui
L’erreur est humaine. Persévérer est diabolique, dit-on. Des erreurs dans l’élaboration d’un projet de budget ne manquent pas. Et ce n’est pas le petit Bénin qui peut échapper à cette règle à moins que ceux qui l’élaborent aient deux têtes ou soient Martiens pour ne s’y tromper à quelques niveaux que ce soit. Le débat que les gens sont en train de tenir, ne devrait avoir lieu s’ils appréhendent réellement le sens du mot « projet ». On fait un projet en sachant bien que ce qu’on y met ou écrit est susceptible de modification soit à cause de certaines erreurs soit à cause de la nouvelle donne à laquelle on est confronté. C’est dans cet ordre d’idées qu’un pays élabore un projet de budget général de l’Etat. Et c’est dans ce cadre que la page 17 du projet de budget général de l’Etat exercice 2010 comportait d’erreur que d’aucuns ont voulu considérer comme la fin du monde or qui connaît les grands pays de ce monde n’est pas sans savoir qu’ils se sont vu confrontés à ce genre de problème. Que ça soit les Européens comme les Américains, ils sont tous passés par là mais là-bas, on n’en a pas fait une histoire sinon beaucoup de personnes seraient au courant. Il faut faire des recherches pour en prendre connaissance. Tout cela pour montrer au peuple béninois tout entier que les erreurs budgétaires ne sont typiquement béninoises. En définitive, les députés ont mieux à faire que de s’attabler ou de polémiquer sur cette erreur.