Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
Le mardi dernier, les députés de la 6ème législature ont voté la loi contre la corruption. S’il est vrai que les Béninois dans leur grande majorité ont salué l’adoption de ladite loi, il n’en demeure pas moins vrai que le citoyen lambda a du mal à cerner le contenu de cette loi anti-corruption. Pour permettre aux Béninois de mieux appréhender les contours de cette loi, la chaîne de télévision Canal 3-Bénin a organisé dans la soirée de jeudi dernier, un débat télévisé qui avait pour invités deux députés de l’actuelle législature : Lazare Sèhouéto et Sacca Lafia et deux représentants de la société civile à savoir : Martin Assogba de l’Ong Alcrer et Jean Baptiste Elias de l’Olc. Au cours du débat, chacun des invités a essayé d’éclairer la lanterne des téléspectateurs tout en faisant des observations pour son amélioration. Si l’honorable Sèhouéto a estimé que la loi telle qu’elle a été votée ne prend pas suffisamment en compte le contexte béninois mais s’est calqué sur le modèle international, son collègue Sacca Lafia quant à lui, a fait remarquer que l’adoption de cette loi est salutaire pour le Bénin et que les Béninois doivent s’en réjouir. Car selon lui, le vote de cette loi anti-corruption constitue un point de départ pour le développement. En ce qui concerne les deux invités de la société civile, ils ont des avis mitigés. Jean-Baptiste Elias a non seulement apprécie l’adoption de loi mais a aussi salué la volonté politique du chef de l’Etat qui s’est battu pour que cela soit une réalité. Pour Martin Assogba, c’est un sentiment d’insuffisance au niveau du contenu de la loi qui l’anime. Comme pour montrer la pertinence de ce qu’il disait, l’honorable Sèhouéto a laissé entendre que la loi en elle-même ne servira à rien si les hommes chargés de sa mise en application ne sont pas vraiment décidés à le faire. Mais une fois encore, le député Sacca Lafia a insisté sur le fait qu’il faut bien commencer quelque part et que c’est au fur et mesure que les imperfections seront corrigées. Ce débat animé par notre confrère André Dossa aura permis aux Béninois de mieux comprendre le contenu de la loi anti-corruption et surtout comme l’a dit l’honorable Sacca Lafia, la lutte contre la corruption est un combat citoyen.