Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
Contrairement aux documents à notre portée, qui faisaient état de ce que les deux 4X4 blindées acquises par l’Etat et mises à la disposition de la présidence pour renforcer le dispositif sécuritaire du chef de l’Etat, la réalité est toute autre. En effet, à la suite de notre livraison d’hier, les responsables de la présidence nous ont fait l’honneur de nous inviter à venir voir lesdits véhicules, en observer les caractéristiques et connaître leur coût réel. Visite guidée au garage des voitures, explications d’un responsable du dispositif de la sécurité présidentielle, et toute la lumière a été faite sur ce dossier. Cette sortie nous a permis d’entendre de la bouche d’un proche collaborateur du chef de l’Etat, ce qu’il disait des heures plus tôt quand il a pris connaissance de la couverture de notre journal. ‘’C’est Dieu qui assure ma sécurité et je ne suis pas prêt à laisser quiconque investir 4 milliards dans une affaire du genre. Le plus important pour moi aujourd’hui et qui vaut plus que ma propre sécurité, c’est le bien-être du dernier des Béninois.’’ Voilà en quelque sorte selon ce collaborateur ce que le président de la République a dit pour répondre au contenu de notre article. De l’entretien que nous avons eu hier au téléphone, avec le fournisseur avec la bénédiction du responsable chargé de nous faire toute la lumière sur le dossier, les deux engins de fabrication autrichienne doté d’un système de blindage nouvelle génération, en TTC, n’atteignent même pas 400 millions de francs Cfa. Comme il s’agit d’engins entrant dans le dispositif de sécurité du chef de l’Etat, nous ne sommes pas autorisés à donner toutes les caractéristiques et références les concernant. Toujours est-il que le rapport qualité - prix a été respecté pour éviter au trésor public tout gâchis. Par ailleurs, l’acquisition de voitures blindées fait bien partie du minimum exigé pour la sécurité présidentielle dans une démocratie. Nos sources, certainement sans le vouloir, nous avaient communiqué des informations qui n’étaient pas celles des deux blindés d’où le déphasage entre le coût réel des engins et les 4 milliards que nous titrions hier. C’est le lieu de présenter toutes nos excuses à toutes les personnes à qui nous avons fait du tort à travers le montant annoncé dans l’article et surtout le président Boni Yayi pour s’être mis au-dessus de la mêlée dans l’appréciation qu’il a faite de l’erreur qui s’est glissée dans notre commentaire.
aboubakar takou