Arnaud Koumondji
Les rapports entre professeur et élève en dehors des cours ont été toujours dénoncés mais la pratique continue d’avoir cour dans nos sociétés. C’est ce qui s’est encore passé dans un collège public de la commune d’Abomey-Calavi juste après Akassato. Un jeune surveillant pris par la fièvre de la libido, a été surpris en plein ébat sexuel avec une de ses élèves dans son bureau par la secrétaire du collège. Cette dernière exaspérée par sa découverte alla aussitôt avertir le censeur qui informa à son tour le directeur du collège. Ce dernier ayant compris le discrédit que cette information peut jeter sur le corps enseignant si elle était divulguée, a voulu régler l’affaire en douceur pour éviter qu’elle ne se propage. Mais entre temps certains professeurs du collège et certains élèves ont eu vent de la situation et automatiquement le lendemain, de l’acte, l’information s’est répandue comme une traînée de poudre, colportée par les zémidjans dans toute la localité. Le directeur malgré tout a suivi la procédure normale en informant ses supérieurs hiérarchiques. L’affaire est aujourd’hui entre les mains du directeur départemental de l’enseignement secondaire(Ddes). Mais il faut noter que le mis en cause continu d’exercer ses fonctions dans le collège attendant la sentence qui va tomber d’en haut. Comme dans tout corps, il y a des brebis galeuses qui salissent la corporation du métier. Cette situation donne encore une fois raison à ceux qui critiquent les jeunes enseignants qui à en croire certaines personnes, viennent au métier pas par vocation mais juste pour se faire de l’argent et se taper les filles comme ils ont l’habitude de le dire .cet acte accompli dans l’établissement, lieu d’enseignement, doit être sanctionné avec la dernière rigueur afin de décourager ceux qui auront les mêmes envies que ce jeune surveillant qui n’a pas su calmer ses pulsions sur son lieu de travail.