Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
Tant qu’il reste à faire, rien n’est fait, dit-on. Depuis plusieurs semaines déjà, le ministre de l’intérieur Armand Zinzindohoué avec à sa suite plusieurs hauts gradés de l’armée, lançait une vaste campagne de lutte contre les hors-la-loi. En effet, à l’approche des fêtes de fin d’année, la recrudescence du grand banditisme est notoire et les statistiques enregistrées au cours des années précédentes à ce sujet sont suffisamment éloquentes. C’est donc pour réduire au maximum les risques d’insécurité au sein des populations que cette campagne a été lancée. Ajoutons que celle-ci porte déjà ses fruits car la moisson faite par les forces de l’ordre est de plus en plus grande. Des dizaines de malfrats actuellement sous les verrous, de nombreuses motos saisies sont entre autres les résultats de la descente des forces de l’ordre dans certains ghettos de la ville de Cotonou. Malgré la hargne et la détermination des autorités compétente d’en découdre avec ces divorcés sociaux, force est de constater que dans plusieurs autres communes, le phénomène prend une ampleur considérable. C’est le cas d’Abomey-Calavi qui enregistre actuellement son plus fort taux en matière de recrudescence du grand banditisme. En effet, il n’y a pas de jour où des cas de vols de motos, de braquages, de viols et d’agressions ne sont enregistrés dans la commune. C’est à croire que la sécurité des populations d’Abomey-Calavi importe peu aux yeux du gouvernement Yayi ou mieux encore, qu’Abomey-Calavi n’est pas prise en compte dans le projet de lutte contre le banditisme lancée à grand renfort de publicité. Les autorités chargées de la sécurité devraient redoubler d’ardeur car des actions décisives se font toujours attendre dans les autres communes. Au-delà de ces arrestations très approuvées, plusieurs questions trottent dans les esprits des paisibles populations : Quel sort sera réservé à toutes ces personnes arrêtées ? Ne va –t-on pas les revoir bientôt dans la circulation en train de narguer les populations ? Les autorités à divers niveaux sont donc interpellées.
Samuel Amoussou (Stag)