(Qui donne ce mauvais conseil à Yayi) Attaqué dans un bulletin hebdomadaire paraissant en France et un autre journal en ligne, sur la vente de la Société des Ciments d’Onigbolo (Sco), le Président Boni Yayi est en droit de réclamer justice. C'est-à-dire d’exiger un rectificatif au sujet de ce qui a été écrit contre lui. A cet effet, plusieurs voies de recours s’offrent ainsi au numéro 1 béninois : Le porte-parole de la présidence, les services de presse de la Marina qui peuvent exercer leur droit de réplique au niveau des deux organes qui ont écorché l’image de leur chef. Boni Yayi lui-même peut directement jouir de son droit de réponse ou citer lesdits journaux devant un tribunal. Mais de toutes les options précédemment citées, on se demande, diable, pourquoi c’est la dernière option que les proches de Boni Yayi ont arrêté et lui ont suggéré ? Le plus triste dans l’affaire, c’est qu’ils ont déjà présenté au chef de l’Etat un devis. La somme de ce que l’Etat béninois devra saigner dans ce dossier. A savoir, cent millions de francs Cfa environ pour payer les quatre avocats, deux Français et deux Béninois. Ainsi, plutôt que de faire l’option d’un droit de réponse ou de réplique sans frais et plus conciliant, ils ont fait l’option de la confrontation qui offre plus d’opportunités de soutirer des sous à l’Etat béninois. Faut-il se résoudre à ce que Yayi est mal conseillé ?