Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...
(A quel jeu joue le gouvernement?)
Conformément aux décisions issues de la séance ordinaire du Conseil des ministres du 1er septembre 2010, les structures illégales de placement d’argent doivent commencer à payer à partir de ce jour, lundi 13 septembre 2010, leurs déposants qui attendaient ce moment depuis la découverte du pot-aux-roses Icc-Services. Cependant, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne car le payement qui débute ce lundi concerne les épargnants de 0 à 75.000 FCfa. Mieux, les déposants de Icc-Services ne seront pas pris en compte car cette structure qui a le plus grand nombre d’épargnants, en attente de rentrer en possession de leurs dus, ne fait pas partie de l’opération d’aujourd’hui. Ce qui fait que ces centaines de milliers de personnes spoliées devront encore prendre leur mal en patience jusqu’à ce que l’Etat juge opportun que Icc-Services peut commencer par payer ses épargnants. En effet, sur les 6 structures convoquées pour mettre les choses au point avant le début de l’opération seulement 2 ont répondu présent à la convocation selon la directrice en charge du règlement des épargnants qui ont mordu à l’appât mirobolant des structures de placement d’argent. Cette décision de rembourser aux petits épargnants leurs dus, ne fait pas l’unanimité car beaucoup pensaient que le thème « petits épargnants » engloberait les déposants de 0 à 150.000 FCfa. Et c’est pourquoi ils se demandent pourquoi cette ségrégation injustifiée, pourquoi soustraire la structure par laquelle le scandale est arrivé à savoir : Icc-Services. Pour eux, la tension ne peut pas baisser tant que Icc-services ne va pas commencer à payer ses épargnants spoliés. C’aurait mieux été que cette opération débute par Icc-Services et non par des structures qui n’ont pas assez d’épargnants que Icc-Services. Une structure qui, à elle seule dépasserait tous les épargnants des autres structures affirment-ils. Le bon sens aurait voulu que l’on s’occupe d’abord du règlement du cas Icc-services avant les autres. Malheureusement, tel n’est pas le cas puisque les faits sont en train de montrer que l’on préfère mettre la charrue avant les bœufs. Triste situation pour la durée de la galère des épargnants… en politique béninoise tout de même !