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Une fenêtre sur le Bénin et l'Afrique...

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Scandale dans un recrutement chez la ministre Akoffodji dans le cadre du projet Pafilav Le favoritisme à la barbe de Yayi

(Alors que la liste des personnes présélectionnées  n’a pas été publiée, on appelle certains candidats pour qu’ils composent)

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » disait Jean de la Fontaine. Ici, il n’est pas question de jugement mais plutôt de la mauvaise foi de certaines personnes à placer les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, peut aller ou atteindre son paroxysme. Pour elles, il s’agit de faire tout possible pour assurer une place au soleil à leurs proches afin que ceux-ci puissent avoir la mainmise sur le magot de 21 milliards que doit drainer le projet d’appui au développement des filières lait et viande (Pafilav). Agissement d’un autre temps mais en cours dans le Bénin du Changement et qui se déroule au nez et à la barbe du président Boni Yayi.  De quoi s’agit-il exactement ?

 

Le projet en question

S’inscrivant dans le cadre de la promotion des filières dans le secteur agricole en accord avec les Orientations Stratégiques (Osd), le projet d’appui au développement des filières lait et viande (Pafilav) est un projet du gouvernement béninois appuyé par la Banque africaine de développement (Bad). Il vise globalement à contribuer à la diversification de la production agricole et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Plus spécifiquement, le Pafilav veut accroitre la production et la compétitivité des filières lait et viande et augmenter les revenus  des intervenants agissant  dans ces deux filières. Projet qui après les bassins laitiers de Gogounou et Nikki, veut agir su bassins de Banikoara, Bassila, Tchaourou et Kouandé puis les zones périurbaines de Cotonou, Porto-Novo et Lokossa. Sous tutelle du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, son financement est assuré conjointement par le Fonds africain de développement, par une contrepartie de l’Etat béninois et par une participation. Au total, 21 milliards sont  prévus pour son déroulement.

 

La réalité des faits de favoritisme

(Un certain de Souza compose ce samedi)

 

Un tel projet bien monté que d’aucuns qualifieront de projet en béton et qui a suscité l’adhésion, requiert des personnes bien qualifiées pour le conduire à bon port. C’est pourquoi il a été lancé un avis de recrutement ayant pris fin le 27 août 2009 à 18 heures. Ainsi des personnes qui se sont estimées avoir les compétences requises ont donc postulé pour les 10 postes comme ceux de coordonnateur du projet, spécialiste en élevage, responsable du suivi et évaluation et spécialiste en organisations professionnelles et commercialisation pour ne citer que ces postes. La sélection des personnes retenues, la procédure de sélection des candidats se présente comme suit : l’appel à candidature dans un journal national de large diffusion avec un délai minimal de 15 jours pour la soumission des candidatures, l’évaluation des dossiers soumis et établissements d’une liste restreinte constituée des 5 meilleurs candidats par poste ; Obtention de la non objection de la banque sur la liste restreinte ; test écrit et interview des cinq candidats retenus sur la liste restreinte ; sélection et classement des trois meilleurs candidats par poste ; obtention de la non objection de la banque sur les propositions de nomination du gouvernement, nomination des candidats ayant obtenu la non objection de la banque, signature des contrats de performance. Seulement,  on en est au niveau de la présélection lorsque des gens du système, des proches des ministres, et autres sbires du Changement ont commencé par s’infiltrer dans le processus de sélection en voulant coute que coute positionner leurs proches. Depuis le 27 août 2009 à 18 heures, date de clôture du dépôt des candidatures, aucune publication par voie officielle, les médias, n’a été faite. Au contraire, ce sont ces torpilleurs de la transparence et ardents pionniers du favoritisme qui ont commencé par s’illustrer. On appelle un à un de soi-disant candidats afin qu’ils viennent composer. Sur quelle base agit-on ainsi ? Nul ne le sait. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il y a un certain de Souza qui compose ce samedi en ce qui concerne le poste Spécialiste en organisations professionnelles et commercialisation. Il en est de même pour un certain Mama à qui on a fait appel pour qu’il compose très prochainement dans la catégorie Ingénieur génie rural. Tout, ce que l’on sait c’est qu’il y a d’autres bien qualifiées qu’on est en train de sacrifier au profit de personnes peu qualifiées voire nulles. Trop c’est trop car il y a comme un autre fait qui a pris corps : le favoritisme qui, à n’en point douter, risque de faire de ce projet autre chose que celui que les experts de la Bad auraient imaginé.  En fait pour ce qui est des personnes, il y a comme un de Souza de trop. Nul n’ignore et principalement le ministre Akoffodji que le président Boni Yayi a pour femme une de Souza. De là, la conclusion s’impose d’elle-même : on veut faire une place au soleil à un certain de Souza qui ne le mérite pas. Si le ministre est au courant et laisse faire les choses, ce serait dommageable pour notre pays. Au cas contraire, il se doit de mettre fin à cette situation qui risque de ternir encore l’image du pays non seulement sur le plan international mais aussi et surtout sur celui mondial. Le chef de l’Etat, Boni Yayi, se doit de suivre ce dossier pour situer les responsabilités et sanctionner les torpilleurs de ce projet, qu’ils soient cadres ou ministres, la sanction doit être implacable parce que si la menace du retrait de la Bad de ce projet venait à être effective, elle aura de grandes répercussions sur son vœu d’émergence du Bénin. L’opinion publique est aux aguets et attend de voir ce qu’il en sera des personnes comme ce de Souza qui compose samedi prochain. De toute façon, il faut qu’on mette fin à ces agissements d’autre temps pour que les dignes fils du pays puissent avoir droit de cité. Affaire à suivre !!!

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