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Vie des partis politiques Séfou Fagbohoun : la cible majeure

Attaqué de toutes parts par de nombreux détracteurs et par une presse plutôt hostile, Séfou Fagbohoun, président du Madep, sait qu’au delà de lui, c’est sa formation politique qui est visée. La proximité des prochaines consultations électorales a libéré dans l’air le poison de l’hostilité gratuite et de la diffamation la plus outrancière contre un homme que la justice a souvent harcelé et contre lequel elle a fini par admettre les limites de ses griefs. Face à la montée des offensives, l’homme d’affaires n’entend plus se laisser faire et va désormais répondre à chaque coup porté, sous quelque forme que ce soit. Fini donc, les grossièretés et les non sens distillés dans l’opinion concernant de soit disant milliards de francs confiés à Fagbohoun par Guéi et Obasanjo. Fini aussi, les ragots sur le montage du dossier Sonacop. Et comme diraient mes jeunes confrères très friands de la conclusion anglo saxonne, « Wait and see ». L’un des fondamentaux qui font vivre l’Etat de droit veut qu’aucune affirmation ne soit portée publiquement contre quelqu’un sans qu’il soit apporté la preuve qui la fonde. Par rapport à Séfoun Fagbohoun, l’observation faite est que l’on a régulièrement dérogé à ce principe, et voué aux gémonies un homme contre lequel finalement, les personnes de bon sens n’ont jamais rien retenu. De l’affaire du Relais de l’aéroport de Cotonou avec un certain Serge Chaouat, en passant par celle, en passant par celle, à Lomé, d’un illuminé Boussari Lassissi à celle, plus récente, de la Sonacop, agitée pour cause de refus de non révision de la constitution, l’on sera passé de procès d’intention en procès d’intention pour déboucher sur des compilations de non-lieux qui traduisent toute la complexité des affaires dont des lobbies bien précis et bien connus ont voulu se servir pour affaiblir un homme d’affaires dont la voix prépondérante s’impose à tous les couloirs de la République. Trainé sur tous les prétoires pour répondre de crimes qu’il n’avait pas commis, Séfou Fagbohoun n’aura dû sa liberté qu’à la liberté de notre justice. C’est le lieu de saluer ici tous les magistrats qui, au-delà de la tête du client qu’on leur présentait, ont d’abord voulu rendre service à la justice de leur pays en rendant une justice équitable. Ils ne se sont jamais résignés à s’aligner sur les réquisitoires du ministère public et ont prononcé, face à la légèreté des dossiers, des non-lieux qui les honorent et honorent l’ensemble du corps judiciaire béninois. Et pourtant, la vacuité du registre judiciaire par lequel les pourfendeurs du président du Madep ont voulu occire leur proie n’a pas entamé leur détermination ; leur haine inextinguible a ressuscité une vieille antienne : celle d’un notable qui serait illettré et qui, de ce point de vue, ne devrait nourrir aucune prétention républicaine. Mais Séfou Fagbohoun est un chef de parti. Avant de le devenir, il fut meneur d’hommes, mettant sur pied une pluralité d’entreprises locales comme extérieures, toutes aussi florissantes les unes que les autres et rémunérant une main d’œuvre et un personnel venus de divers horizons et de diverses compétences. C’est en prenant appui sur ce tremplin de grande envergure que beaucoup de cadres béninois ont fait carrière et fortune. En effet, que de Béninois vivant au Bénin comme à l’étranger ne sont pas aujourd’hui redevables à la main généreuse et salvatrice de cet homme de génie qui sut les extirper des incertitudes d’une époque ténébreuses ! Et ils sont nombreux. Aussi bien dans le domaine de la médecine, de l’enseignement, de la sécurité, du sport, de la diplomatie, de la politique, du syndicalisme et, en ce qui me concerne personnellement, du journalisme et de la communication. Et cet homme n’aurait pas le droit aujourd’hui d’exiger un regard sur les affaires de son pays ? Où sont les lettres et les diplômés de cette nation qu’on nous dit bourrée de têtes pensantes ? Et à quoi ressemble aujourd’hui le pays dont ils se réclament les fils ? Les luttes de clochers, les bagarres, les injures, les mensonges et autres combats de boxe qu’on nous offre gratuitement à l’Assemblée Nationale sont-ils dignes de gens qui ont été à l’école ? Et pourtant, la cabale continue ; tout simplement parce que les élections sont là et que le Plateau de l’Ouémé constitue un enjeu électoral de premier plan. L’on aura eu tôt fait de dire que, sur ce terrain où naguère il fit des scores mémorables et ravageurs, il était désormais en recul et que de nouvelles forces émergent, contre lesquelles il ne pourra rien ! La culture grégaire en pays Nago interdit un tel leurre ; le dévouement de Séfou Fagbohoun pour les fils de sa localité rend vain un tel optimisme. Car Séfou Fagbohoun est plus que jamais présent. L’émergence récente de quelques roitelets du portefeuille qui ont profité de la mise à l’écart forcé de Séfou Fagbohoun et de l’argent de leurs commanditaires pour s’enrichir n’est propre à impressionner que des gogos de leur trempe. Les populations ont pris conscience de leur destin et du rôle mineur que l’argent doit jouer dans le choix des dirigeants. Beaucoup de politiciens naïfs se trompent donc d’époque. Certes, l’argent jouera beaucoup dans la mobilisation des foules, mais il n’aura que peu d’impact dans le choix ultime des électeurs, car ce choix sera éminemment celui de la liberté. Mais, peut-on être libre sans argent ? Vaste question, à laquelle Séfou Fagbohoun a trouvé une réponse en priant le cadavre de Guéi de vouloir bien lui indiquer l’endroit où il a déposé les centaines de milliards de francs à Adja-Ouèrè. C’est dire que sur le plan financier aussi, Fagbohoun se prépare. On s’en serait douté. En attendant, Séfou Fagbohoun, en bon démocrate, n’entend plus subir en silence les calomnies et les insinuations tendancieuses ; il fera entendre sa voix chaque fois que cela sera nécessaire et, surtout, quand son honorabilité sera traînée à terre par des gens insignifiants qui lui doivent tout. Ou presque.
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