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« C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien. »
Sénèque
Du gombo d’un million pour enterrer un mort
Il est facile de se faire de l’argent sur le dos des morts. C’est ce qu’a compris la mairie de Lokossa pour qui, enterrer un mort à domicile dans la commune est désormais conditionné au payement d’une somme d’un million de Fcfa. C’est la nouvelle politique de Dakpè Sossou pour renflouer les caisses de la mairie. Comme on le dit, Dakpè Sossou a compris que ce n’est pas seulement les vivants qui vont manger le gombo alléchant que suscitent les enterrements. Décidément en ces temps durs, on louche sur le moindre gombo. Mort ou pas, c’est le gombo qui guide les pas… après Lokossa, à qui le tour ?
(Cotonou a servi de cadre à une bande à un club d'amis mal élus qui se sont retrouvés pour se féliciter chacun pour sa ''brillante' élection)
Une journée de réflexion pour essayer de remettre sur les rails la plus vieille des organisations sous-régionales précédemment moribonde. D’un point de vue purement diplomatique Yayi a réussi son coup. Même si le peuple béninois à l’heure actuelle a mieux à faire qu’assister à un ballet de chefs d’Etat, Il a faim et pense comment remplir son ventre. Yayi est parvenu en moins d’un mois, après le pape Benoit XVI, à faire venir d’autres personnalités au Bénin. La fête était belle hier, les résolutions aussi creuses que vides ont été adoptées dans le communiqué final et c’est parti pour un autre machin dont l’objet reste flou et redondant. Voilà donc une organisation qui durant les 10 ans qu’a duré la crise ivoirienne ne s’est jamais réunie en tant que première concernée pour ébaucher ne serait-ce qu’un début de sortie de crise et qui a donc vu un de ses membres fondateurs, encore un autre, se déchirer en lambeau. C’est encore sous un silence de cimetière que le Président nigérien d’alors confisquait le pouvoir en dépit des institutions et en dépit du bon sens. A cette époque récente, même si individuellement ou dans un groupe quelconque chacun des membres dudit Conseil de l’Entente s’était retrouvé à jouer les médiateurs, leur entité commune, vivait sa léthargie. A tel point qu’aujourd’hui, on se demande à quoi bon ressusciter un machin qui n’a jamais vraiment fonctionné et dont les membres fondateurs se voient obligés de redéfinir la mission pour ne pas être redondant dans son objet. A quoi servirait de façon objective le Conseil de l’Entente quand la Cedeao, s’est déjà appropriée toutes les prérogatives. Surtout qu’on sait que la Cedeao, en plus d’avoir les moyens plus conséquents, et le nombre pour se faire respecter dans l’exécution, n’est parvenue à rien faire de concret dans ses interventions. En vérité, si ce n’est pour mettre en route un club de présidents, qui pour se justifier est obligé de redéfinir l’objet de son association, on se demande à quoi peut servir le Conseil de l’Entente. En tout cas, nous sommes des témoins vivants de ce que d’autres organisations régionales ou sous régionales ont eu une efficacité plus palpable, à l’instar de la Cen-sad à qui nous devons au Bénin un fumeux scandale mais aussi des voies bitumées et des immeubles. A ce propos, même si ce n’est qu’après le coup que Yayi et ses potes ont décidé de remettre leur affaire en route, on se demande où se cachaient-ils, (tous sauf ADO qui ne savait pas s’il allait occuper la place de Gbagbo ou non), quand les missiles français s’abattaient sur Tripoli pour virer Kadhafi du pouvoir libyen ? Ils auraient dû aller négocier eux aussi la paix, même si c’est si loin de leur base. Cela nous aurait donné l’impression d’avoir à faire à une organisation ambitieuse. Mais là, avec ce à quoi l’on assiste, il n’y a rien à espérer. On peut même parier, connaissant les difficultés habituelles liées à ce genre d’organisation, que ce n’est pas demain la veille du jour où cette association surprendrait quelqu’un. Donc bof, circulez, il n’y a rien à voir.
Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !