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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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Grain de sel

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 11:04

« Le changement n'est pas nécessaire à la vie, il est la vie. » Cette citation d’Alvin Toffler est plus manifeste en politique que partout ailleurs. Au Bénin, il suffit de jeter un coup d’œil sur l’animation de la vie publique, pour se rendre compte que les hommes politiques sont de véritables disciples d’Alvin Toffler, avec toutes les tractations qui ont cours. Ils savent bien « redonner vie » à travers leurs actes en changeant de position, de camp au gré des enjeux actuels et à venir, bref de ce qui les arrange.

Récemment, Saley, Houdé, Gnigla et Dayori ont décidé de faire le grand saut dans l’opposition. Valentin Aditi Houdé et Atao Hinnouho sont désormais membres du groupe parlementaire Cohésion nationale de Candide Azannaï. Issa Saley et Antoine Dayori intègrent le groupe Union fait la Nation et Venance Gnigla vire du côté du groupe parlementaire Prd-Un ; telle se présente le nouveau paysage politique à l’Assemblée nationale. En d’autres termes, les non-inscrits qui se revendiquaient de la mouvance plurielle, ont cru devoir se recaser, de peur de se voir couper l’herbe sous les pieds. En effet, ce virement à 180° a été motivé par les enjeux de la désignation des personnes devant siéger dans les démembrements de la CENA. Donc, il fallait pour ces députés, aller là où ils avaient la chance de pouvoir positionner leurs proches afin d’être sûrs d’avoir les yeux sur les processus électoraux à venir. C’est pourquoi il n’y a que les groupes parlementaires de l’opposition qui ont été recomposés. Chacun gratte là où il a mal et il y a bien de quoi, surtout qu’on annonce les élections municipales, communales et locales pour le 25 mars 2015 et celles législatives pour le 26 avril de la même année en attendant la possibilité que les délais du code électoral soient réduits par un vote des députés. Ainsi, va la vie du côté de l’Assemblée nationale !

A y voir de près, ces changements ne visent que les intérêts de ces députés dont le seul souci est d’assurer la survie de leur parti au lendemain des élections à venir. Avec les rebondissements auxquels on est habitué, la pilule se laisse aisément avaler car la raison de ces revirements semble bel et bien connue. A priori, une juste cause personnelle mais les populations auraient voulu aussi qu’il en soit ainsi pour des questions qui visent la défense de leurs intérêts. Malheureusement, les députés ont du mal à s’y faire. Et pour cause, depuis un certains temps, ce sont des regroupements politiques ou alliances qui se créent tels de petits pains avec des bases purement régionales : AND dans l’Atlantique, le RFI dans le Littoral, Alliance Houénoussou dans le Zou, et le week-end écoulé l’Alliance Soleil dans le Septentrion. Il s’agit en réalité de véritables calculs politiciens afin de se faire une place au soleil avec le futur président dès le 6 avril 2016, le régime actuel étant sur le départ. Et dans tout ceci, les populations sont simplement abandonnées à elles-mêmes!

Toutefois, des gens peuvent estimer qu’ils pensent au peuple surtout avec par exemple l’adoption de la loi de finances 2015 mardi dernier, mais il y a des nuances à faire. En effet, l’adoption du Budget général de l’Etat gestion 2015 par 75 voix pour, 0 contre et 1 abstention, semble plus qu’un plébiscite de la part d’une assemblée composée de 81 députés. Ce vote va au-delà des seuls députés de la mouvance et surprend plus d’un, quand on sait que quelques jours auparavant, ces députés battaient le macadam, les uns pour déverser leur bile sur le gouvernement en place et demander même le départ de son chef, et les autres pour lui apporter leur soutien indéfectible et lui demander de tenir bon face aux récriminations. Loin de toute satisfaction de voir les mouvanciers et opposants unis pour une cause nationale, il est à se demander ce qui a pu amener les uns et les autres à enterrer ce jour-là la hache de guerre. Certainement, le nerf de la guerre ! Car le vote de cette loi des finances 2015 est passé comme une lettre à la poste alors que l’année dernière, ils avaient purement rejeté (mouvanciers et opposants), le projet de loi de finances 2014. Dans ces conditions, assister à un plébiscite un an après, amène à se dire que le gouvernement a dû corriger le tir afin de permettre aux députés de passer en beauté les fêtes de fin d’année. Mettre les moyens qu’il faut pour éviter d’essuyer un autre camouflet à un moment qui ne lui est pas propice avec la tension sociopolitique ambiante ; c’est peut-être la baguette magique du gouvernement. Faire face à un rejet sonnerait mal au niveau de l’opinion publique et donnerait plus de crédits à certaines personnes, défenseurs de la démocratie mais qui souhaitent écourter le mandat constitutionnel du président en place. On parvient à ses fins quand on y met les moyens. Il semble que le gouvernement a bien appris la leçon de l’an passé. Par ailleurs, le vote de l’opposition peut être aussi un piège car cela peut être vu comme son quitus donné au gouvernement pour faire tout ce qu’il désire, à commencer par le financement des élections. Donc, au gouvernement de prendre la balle au rebond et de savoir ce qu’il doit illico presto.

Gouvernement et députés, chacun ne voit que ce qui peut lui rapporter. Voilà pourquoi on dit que la politique n’est pas un jeu d’enfants sages. Les retournements de veste font partie du jeu politique. Vive les bifurcations !

Akkilou Yacoubou

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:51

« Le gouvernement, avec à sa tête le Président de la République, Dr Boni YAYI a obtenu fraichement plus de 244 milliards de Francs Cfa de l’Union Européenne, dans le cadre du 11ème Fonds européen de développement (Fed)» ; telle est l’annonce faite par le ministre en charge de l’économie et des finances, Komi Koutché, il y a quelques jour, au sujet du financement du développement du Bénin. Selon le ministre, c’est la coopération entre l’Union Européenne et le Bénin qui se poursuit ainsi, pour la période 2014-2020 car, a-t-il précisé, ces fonds alloués au Bénin seront destinés à trois secteurs de concentration à savoir : le renforcement de la gouvernance, la transformation structurelle de l’économie nationale et l’amélioration du bien-être de la population. Autrement dit, il s’agit de mener des actions dans les domaines « de la promotion de la bonne gouvernance, du développement durable du secteur agricole et de l’accès à une énergie moderne et durable ». Des domaines qui sont très cruciaux pour tout Etat qui ambitionne de quitter la zone rouge des pays en développement. Si ces 372 millions d’euros vont réellement dans les domaines pour lesquels ils sont vraiment destinés, il n’y a pas de doute que les souffrances des populations seront allégées. On n’en demande pas mieux même si à l’étape actuelle, cela suscite de nombreuses interrogations car les accords de prêts deviennent légion dans un petit pays comme le Bénin. Même si le développement a un prix, à quel point les prêteurs auront à leur portée le dos squelettique du contribuable béninois afin de le siphonner allégrement ?

Il faut parfois savoir marquer une pause

L’Etat est une continuité, dit-on. Cependant, toute gestion de pouvoir tirant vers la fin de son mandat doit savoir raison garder. Il s’agit de s’approprier le rapport de Brundtland de 1987 qui parle de développement en relation avec la satisfaction des besoins de la génération actuelle, sans priver les générations futures de la possibilité de répondre aux leurs. Donc, tout pouvoir finissant doit limiter certains actes afin de ne pas mettre en difficulté ceux qui doivent lui succéder. Son principal souci doit être le niveau de l’endettement du pays. Si en amont, on a fait des efforts pour réduire ce niveau afin de mériter la confiance des partenaires techniques et financiers (PTF), il n’est pas bienséant de chercher à annihiler ces efforts pour revenir à la case départ. Normalement, toute personne au pouvoir a au moins un domaine dans lequel elle excelle le plus. A cet effet, elle doit y concentrer ses efforts afin qu’à son départ, les gens retiennent que tel gouvernement y a excellé. Toutefois, à vouloir tout faire, on perd le cap car « qui trop embrasse, mal étreint ». Autrement dit, une personne ne peut prétendre à lui seul, faire le bonheur de toutes les générations. Voilà pourquoi un président sortant devrait s’occuper à bien achever ses chantiers lancés ou entamés affin de laisser quelque chose à la postérité. « Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour après jour » a dit Leo Robert Collier.

Les oubliés des temps modernes...

En politique, on cherche un bouc émissaire pour justifier ses frasques, incompétences ou couacs. Ici, ce sont les populations qui sont mis au devant pour justifier les raisons de telle ou telle autre chose. Autrement dit, les accords d’aides ou de prêts sont signés au profit des populations mais en fin de compte, elles ne voient rien venir. Tout simplement, ces fonds au lieu de descendre vers les populations, sont détournés à d’autres fins sans qu’une issue favorable ne se dessine à l’horizon. Au lieu que les actions se matérialisent sur le terrain, c’est plutôt le pauvre Béninois qui est contraint à tout faire pour aider son pays à éponger sa dette sans cesse croissante. Voilà comment le leurre des milliards « de la promotion de la bonne gouvernance, du développement durable du secteur agricole et de l’accès à une énergie moderne et durable » va toujours continuer. Une chose est sûre, c’est que l’annonce des milliards d’aides ou de prêts crée tout au moins, un sentiment d’espérance auprès des populations destinataires. La suite, on la connaît...

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 14:47

Apparemment le bout du tunnel n’est pas pour demain en ce qui concerne l’affaire PVI-Ng. On pensait s’en approcher avec le pardon accordé par le Président Boni Yayi. Malheureusement, il n’en sera rien puisqu’entre-temps, le jugement rendu pas la Ccja et ses différentes interprétations sont venus pour semer la zizanie dans la tête des Béninois. Depuis ce temps, les Béninois étaient toujours dans l’attente jusqu’à ce qu’une décision du conseil des ministres vienne une nouvelle fois relancer les débats. Voilà pourquoi depuis quelques jours, on observe un regain de dialectiques en faveur d’un camp ou d’un autre. Ministres et avocats soutenant le gouvernement, et députés et avocats soutenant le principal concerné Patrice Talon. Par ailleurs, ce qui devient cocasse, c’est la pléthore de gens qui se sentent oubliées d’affirmer soutenir tel ou tel autre camp. Et pour cause, combien sont aujourd’hui à pouvoir connaitre le véritable contenu du contrat signé entre le gouvernement et Benin Control ? Peu de personne pour ne pas dire 2, 3, 4 ou 5 et pas plus. Donc, entendez par là que même des ministres, des députés et des avocats parfois vus comme des croque-morts, s’érigent en des défenseurs d’un camp ou d’un autre, alors qu’ils ne maitrisent même pas le contenu du dossier qui oppose Yayi à Talon. Et c’est à juste titre car il y a des choses qui ont milité en faveur de la signature de ce contrat et qu’on ne saurait déballer au grand jour « ici et à l’extérieur » comme le dirait le professeur mathurin Coffi Nago. Gros sous ou autres, tout le monde est libre d’aller de son argumentaire, libertés d’opinion et d’expression obligent. De toute façon, « ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles. » affirme Lao-Tseu.

Pourquoi pas moi ?

« Lorsqu’une chauve-souris porte un chapeau, suis-le ; il t’appartiendra là où elle marquera une pause » dit une sagesse béninoise. Voilà qui anime les uns et les autres qui se disent ne pas avoir son mot à dire dans cette affaire, reviendrait à du suicide car le dénouement peut procurer des avantages, de l’argent. Autrement dit, tout le charivari qu’on observe par-ci par-là est dû à cela. Le Béninois ne voit que son propre intérêt dans toute chose, exit la Nation. C’est l’argent qui fait courir tous ces gens qui n’ont d’yeux que pour le dénouement heureux de cette affaire en leur faveur. Ils ont beau tenu les meilleurs discours, c’est Talon qui perd actuellement parce que c’est lui qui ne peut pas mettre pieds dans son pays natal. Et ne me demandez pas s’il croit aux propos de Boni Yayi tenus sur Rfi : « ... . Mon cher compatriote, Patrice Talon est libre de ces mouvements, il peut venir en tant que pair de la nation et je suis prêt à lui accorder une audience s’il la demande, comme cette audience est réservée à tout citoyen de mon pays... ». Autrement dit, les gens ont beau rivaliser d’arguments, seul Talon ne peut revenir dans son pays. De plus, Yayi sait qu’il part qu’il n’a rien à perdre si ce n’est ses courtisans décidés à se faire de l’argent en montant au créneau à tout moment.

Par ailleurs, si un dixième de l’énergie de Boni Yayi dans cette affaire pouvait être consacré aux véritables problèmes des populations des contrées reculées du Bénin, cela serait la bienvenue. De l’autre, si Talon pouvait consacrer un dixième de son argent aux œuvres caritatives comme construire des modules de classes ou équiper des écoles en tables et bancs, cela ferait avoir quelques soutiens de plus ou lui donner une autre image au lieu de continuer à nourrir quelques rapaces ou hommes politiques qui n’ont d’yeux que pour son argent. Ce n’est pas pour rien que Lao-Tseu pense que : « Plus le sage donne aux autres, plus il possède. » c’est pourquoi Bouddha dit : « on peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant. »

Akkilou YACOUBOU

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:15

Comme à son habitude, l’ONG allemande Transparency International vient de rendre public son 20ème rapport annuel sur l’état de la corruption dans le monde. Le Bénin occupe la 80ème place sur 175 pays. Les nouvelles sont plus ou moins bonnes pour le Bénin car, il se situe dans la moyenne africaine. Il a fait un score de 39/100 et occupe la 80ème place mondiale, cédant du coup la tête du classement africain au Botswana (63/100) et au Cap-Vert (57/100).Rappelons que le rapport de Transparency International établit un classement de 175 pays, du plus corrompu au plus vertueux, sur une échelle de 0 à 100. Pour établir son indice de perceptions de la corruption, Transparency International rassemble des avis d’experts au sein d’organisations, telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Fondation allemande Bertelsmann. Comme à son habitude, c’est le Danemark qui prend la 1ère place. Il arrive en tête du classement 2014 avec une note de 92/100, devançant ainsi la Nouvelle-Zélande, la Finlande, la Suède et la Norvège qui sont des habitués du haut du classement. Il faut également retenir que la Somalie vient avant le dernier et la Corée du nord ferme la marche avec une grande lanterne rouge de la corruption. Précisons pour finir que Transparency International est une ONG d’origine allemande ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales dans le monde.

(http://www.lecanarddelasemaine.com/?Le-Benin-classe-80eme-sur-175-pays)

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:12

(Une initiation vouée à l’échec ?)


Prévue pour se tenir hier mercredi 03 décembre 2014, la concertation entre le gouvernement et l’opposition n’a pu se tenir. La veille, le ministre en charge des relations avec les institutions, Gustave Dépo Sonon, a annoncé sur la chaîne nationale que le dialogue était reporté pour demain, vendredi 05 décembre 2014. Un report qui ne surprend point, tant les préoccupations de l’heure étaient ailleurs. Doit-on alors se faire trop d’illusions quant aux décisions qui pourraient émaner de cette concertation ?

A travers les séances extraordinaires des mardi 25 et jeudi 27 novembre 2014, le Conseil des Ministres a instruit le ministre chargé des relations avec les Institutions, de prendre les contacts avec la classe politique, en vue d’une concertation avec le Gouvernement. Une décision qui a poussé le ministre à multiplier les rencontres avec les chefs des partis d’opposition, afin que ceux-ci daignent accepter l’appel au dialogue que le gouvernement entrevoit finalement pour demain. Avec les différentes rencontres que la délégation du ministre a eues avec l’opposition, bien malin celui qui peut présager d’une suite favorable, surtout que les préoccupations majeures des deux camps, ne semblent pas pour l’instant aller dans le même sens. Et pour cause, cet appel à la concertation fait suite à la conférence de presse des forces démocratiques tenue le mercredi 26 novembre dernier. Une conférence au cours de laquelle il a été annoncé une série de revendications, dont la tenue d’une seconde marche pour le 11 décembre prochain. Si pour le gouvernement, il s’agit de saisir au bon moment l’appel à une concertation avec les forces de l’opposition pour des élections rapides, mais aussi et surtout d’essayer de désamorcer les différentes manifestations annoncées, l’opposition de son côté n’entend pas se laisser distraire par une actions de dernière minute et qui aurait dû être faite depuis longtemps. Voilà pourquoi la concertation gouvernement – opposition de ce vendredi semble vouée à l’échec car la participation des ténors de l’opposition n’est pas garantie. De plus, les opposants ont d’autres chats à fouetter. En effet, il s’agit pour eux de mobiliser les énergies pour la participation effective et massive des Béninois à la marche du 11 décembre 2014. Toutes choses qui pourraient lui permettre d’exhiber son poids dans l’arène politique du pays. En d’autres termes, le moment semble mal choisi et le report de cette concertation de mercredi à vendredi en dit long sur les préoccupations de l’heure dans chaque camp. Et Jacob Burckhardt aura prévenu quand il dit : « Nous croyons avoir droit au bonheur ; c’est la raison pour laquelle nous ne cessons de guetter les symptômes du malheur. »

Et si on mobilisait plutôt les populations autour de l’enregistrement complémentaire ?
Dans la vie, il faut savoir ce que l’on veut. Disait George Clémenceau. La précipitation du gouvernement dans le choix de la date amène à se demander ce qui fait courir si tant le Chef de l’Etat. S’il savait qu’il avait en quelque sorte péril en la demeure, il aurait dû prendre les précautions nécessaires pour qu’on n’en arrive pas là. Le bon sens aurait voulu qu’il se décarcasse pour faire aboutir l’actualisation de la Lépi jusque-là effectuée à moins de 50%. Lorsqu’on sait que la non organisation des élections lui est aujourd’hui imputée par les opposants, le gouvernement devrait être prévoyant et afficher sa volonté a doté le Cos-Lépi de moyens financiers pour peu que le besoin ait été exprimé, en vue de l’aboutissement heureux de ce processus. En somme, ce déploiement d’énergies est tardif. De l’autre côté, une leçon est à assimiler. C’est une seule fois que l’on piétine les testicules d’un aveugle vigilant, dit une sagesse africaine. La force de mobilisation des populations pour les marches devrait également servir à autre chose, comme par exemple, susciter les populations à faire le geste nécessaire pour l’enregistrement complémentaire. Et il en faut, vu la faible mobilisation des populations lors de cette opération dont les statistiques au plan national tournent autour de 40% selon les responsables du Cos-Lépi. En n’encourageant pas les populations à s’enregistrer, on en paie les conséquences après puisque c’est celui qui aurait encouragé ses partisans à le faire qui pourra bénéficier de leurs suffrages. Le boycott de 2010-2011 est illustratif de ce qui pourrait subvenir. Voilà pourquoi il serait de bon ton qu’outre la mobilisation des énergies déployées pour les marches, il en soit aussi pour les opérations d’enregistrement complémentaire, afin que tous ceux qui sont concernés soient totalement pris en compte. « La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » a déclaré Albert Einstein.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:12

Six mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt et cinq cent mille (500 000) CFA d’amende ; c’est la peine qu’a infligée le tribunal de première instance de première classe de Parakou mardi 02 décembre dernier, au député Fcbe Orou Sé Guéné, pour les faits de pression sur juge, en application de l’article 3 de la loi N°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin. Selon cet article, « la justice est rendue au nom du peuple béninois. Les juges ne sont soumis dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Le juge ne doit faire l’objet d’aucune pression de quelque nature que ce soit dans l’exercice de ses fonctions. Toute immixtion dans le jugement des affaires pendantes devant une juridiction est interdite. Toute infraction aux présentes dispositions est punie d’un emprisonnement de six (6) à douze (12) mois et d’une amende de cinquante mille (50.000) à cinq cent mille (500.000) francs ou de l’une de ces deux peines seulement. » Le député qui n’a pas daigné se rendre ce jour-là au tribunal parce que conscient que la sanction sera lourde, est actuellement recherché par la justice.
En cavale, le député serait en train d’œuvrer afin que la peine ne lui soit pas appliquée. C’est pourquoi il serait en train de récolter des signatures de ses collègues afin de jouir des dispositions de l’article 90 de la constitution du 11 décembre 1990 qui prévoit que « Les membres de l’Assemblée nationale jouissent de l’immunité parlementaire. En conséquence, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit. Aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau de l’Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. La détention ou la poursuite d’un député est suspendue si l’Assemblée nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers ».
Actuellement, il aurait obtenu 52 signatures de ses collègues demandant ainsi l’arrêt de la procédure de sa condamnation. Et la proposition de résolution a été déposée sur la table du président de l’Assemblée nationale qui, en vertu des dispositions de l’article 90 de la Constitution béninoise, devra prendre les dispositions nécessaires et ainsi permettre au condamné de jouir librement de ses mouvements. En attendant la décision du Bureau de l’Assemblée nationale, le député est quand même recherché. Wanted !!! Le film western peut commencer…

(http://www.lecanarddelasemaine.com/?Le-depute-Orou-Se-Guene-wanted)

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:07

La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) ne dispose que de 13,6 milliards de francs Cfa, au titre du budget exercice 2015, pour ce qui concerne l’organisation et la gestion des élections communales et législatives. La nouvelle est tombée hier, à l’issue des travaux de la conférence budgétaire sur les consultations électorales exercice 2015. Conférence à laquelle ont pris part les membres de l’institution chargée de la conduite des processus électoraux.
En effet, le communiqué final signé du président de la Cena Emmanuel Tiando, s’est voulu suffisamment clair : « Conformément aux dispositions de l’article 107 de la loi numéro 2013-06 portant code électoral en République du Bénin, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) en liaison avec le Ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation vient d’arrêter à l’issue de la conférence budgétaire, le budget général des consultations au titre de l’année 2015, pour l’élection des membres des conseils communaux ou municipaux et des conseils de village ou de quartier de ville, et pour l’élection des membres de l’Assemblée Nationale. (...) Le budget adopté à l’issue donc des travaux s’établit à la somme de treize milliards six cent vingt-six millions vingt six mille cent cinquante-quatre (13 626 026 154) francs CFA ». Bien que muet sur le coût global de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), ce communiqué semble anticiper un temps soit peu, sur la polémique en vue, au sujet du budget de la Cena pour les élections communales et celles législatives. Ce qui vient relancer de plus bel, la problématique du coût des élections en République du Bénin.

(http://www.lecanarddelasemaine.com/?13-6-milliards-retenus-pour-les)

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:19

Fiches de listes arrachées, des agents absents, des kits manquants parce que en panne, des populations désabusées ; tel est en résumé, le constat effectué à Parakou pour ce qui concerne l’opération d’enregistrement complémentaire conduite sous la responsabilité du Cos-Lépi. Des scènes qui sèment le doute dans le cœur des populations qui en arrivent à se demander à quoi jouent Sacca Lafia et ses collègues du Cos-Lépi. Et pour cause, lancée à grands renforts médiatiques, la phase de l’enregistrement complémentaire a du plomb dans l’aile. Les responsables de la structure en charge de la conduite de l’opération laissaient pourtant croire que tout avait bien commencé et qu’il n’y avait plus matière à inquiétude. A beau mentir qui vient de loin! Il fallait être sur le terrain pour se rendre compte que tout n’était que bobard. Non seulement l’affichage des listes n’a pas été effectif dès les premiers jours, mais aussi et surtout il a fallu attendre 6, voire 7 jours après lancement de l’opération pour voir bon nombre de lieux d’enregistrement complémentaire pourvus en kits. 6 ou 7 jours alors que la durée de l’opération est de 10 jours. Autrement dit, il ne reste plus que 3 jours pour que de milliers de personnes se fassent enregistrer par les agents du Cos-Lépi. Cette situation concerne plusieurs centres de vote du 1er et 3ème arrondissement de la commune de Parakou. Tourou, Ganou, Woré, Souinrou et autres, sont touchés par cette situation. A Ganou, par exemple, les agents ont débuté leur travail le lundi passé. Une journée au cours de laquelle ils n’ont pu enregistrer qu’une seule personne avant que l’ordinateurs ne les lâche. Le lendemain, la même mésaventure a failli encore stopper les travaux. Interrogé sur ce qu’ils font dès que leur machine déconne, l’un des agents a déclaré qu’ils ramènent la machine en panne au siège de l’arrondissement où ils se font chambrer par les informaticiens qui auraient dû descendre sur le terrain pour venir à leur rescousse dès le moindre pépin. Bien décidés à accomplir leur devoir citoyen, des Parakois subissent de plein fouet, les conséquences de la mauvaise organisation des opérations techniques du Cos-Lépi.

Akkilou Yacoubou

(Le Canard de la Semaine N°100 du 20/11/2014)

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:32

Gouverner, c’est prévoir. Aussi banal que cela puisse paraître, il n’en demeure pas moins un véritable casse-tête pour les dirigeants. Loin de combler les attentes des populations une fois arrivés au pouvoir, ces dirigeants rivalisent plutôt en discours démagogiques. C’est pourquoi les populations se sentent laissées pour compte et pensent qu’elles sont sacrifiées sur l’autel des intérêts égoïstes et partisans de ceux qui prétendent leur apporter le bonheur souhaité depuis les temps immémoriaux. Au vu de tout ce qui se passe, la capacité des dirigeants à combler leurs attentes, les défis à relever, etc., les populations ne savent plus à quel saint se vouer, même si tout montre qu’elles deviennent de plus en plus réticentes à voir une certaine catégorie de personnes présider aux destinées de leur pays. Il s’agit des hommes en treillis, fussent-ils en activités ou pas. C’est la même chanson presque partout en Afrique : les gens ne veulent pas de militaires dans l’arène politique. Et c’est à raison que les populations ne veulent de cette catégorie de dirigeants, vu le souvenir qu’ils gardent d’eux à travers le continent.

En Guinée, le cas Daddis Camara démontre aisément comment l’espoir peut rapidement se transformer en désillusion. Les nombreux massacres non encore élucidés et les rivalités qui ont conduit à l’état physique piteux du puissantissime capitaine, sont le témoignage de ce que les militaires offrent aux populations en termes de qualité de gouvernance. Aujourd’hui, la déliquescence de la Centrafrique est symptomatique de la gestion scabreuse du pouvoir conduite par le Général François Bozizé. En Côte d’Ivoire, le général Guéï est passé du héros au zéro, avec toutes les conséquences désastreuses pour ce pays depuis une décennie. Bien que chouchouté et élu constitutionnellement, le général Amadou Toumani Touré a quitté le pouvoir sur la pointe des pieds, suite au coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo qui a fait voler en éclat la démocratie malienne et surtout favorisé la montée de l’islamisme dans le Nord du pays. Au niveau des deux Congo, Denis Sassou N’Guesso et Joseph Désiré Kabila nourrissent d’autres espoirs que ceux prescrits par leur Constitution puisqu’ils envisagent de rester au-delà de deux mandats. Bref, les exemples de ces hommes en treillis qui nourrissent d’autres ambitions éminemment politiques, sont légion. En définitive, les populations ne font plus confiance aux militaires comme autrefois. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les Hommes intègres du Faso ont tenu bon pour que les militaires ne leur volent leur révolution. Raison pour laquelle ils ont œuvré pour que les militaires qui se sont très tôt érigés en dirigeants après la démission de Blaise Compaoré, passent rapidement la main à un civil pour diriger la transition.

Au pays où tout le monde est politique

L’appétit vient en mangeant, dit-on. Plus on se rapproche de mars 2016, mieux beaucoup de personnes nourrissent l’ambition de succéder au président Boni Yayi. Ce qui semble normal car la sagesse enseigne que c’est celui qui n’a pas goûté au pouvoir qui ne sait que le pouvoir est doux. Aujourd’hui, on est d’abord à trois hommes en treillis qui pensent avoir les compétences requises pour être président en Avril 2016. Les généraux Fernand Amoussou et robert Gbian, et le colonel Tawès. Il y a donc comme un engouement auprès de ces hommes habitués à manipuler les armes. Toutefois, une chose est sûre, c’est que les populations ne sont pas dupes. D’une part, il y en a qui voient en ces militaires, de nouveaux hommes qu’ils peuvent gruger afin d’améliorer leurs conditions de vie, juste le temps des présidentielles et d’autre part, des gens plus conscients qui font une analyse critique de la gestion du pouvoir en Afrique et savent de quoi il est question. Ces derniers, plus nombreux, sont réticents à l’idée de voir un militaire diriger le Bénin. Selon eux, l’expérience de 27 ans du général Mathieu Kérékou suffit largement pour que le pays ne soit plus à la solde d’un quelconque homme en treillis, fût-il colonel ou général. Voilà pourquoi les gens ont beau communiquer pour verser dans de la propagande pour ces militaires, ça ne marchera pas. On l’a vu avec le général François Kouyami. « Monkeys see, monkeys do » (les singent imitent ce qu’ils voient). Ce n’est parce que le Kaméléon a dirigé ce pays pendant 27 ans qu’on peut se croire de sa trempe. Et ils doivent remercier Dieu, s’ils arrivent à avoir 1% des suffrages exprimés.

Akkilou Yacoubou

(Le Canard de la Semaine N°100 du 20/11/2014)

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:14

« La perte du temps est la plus irréparable, et c'est celle qui inquiète le moins. » a écrit Axel Oxenstiern dans son ouvrage intitulé Réflexions et maximes en 1645. Des années plus tard, cette citation fait école au vu du peu d’importance qu’accordent bon nombre de personnes au gain de temps dans leur quotidien. C’est actuellement le cas au ministère de la santé où on a du mal à considérer à temps, les grands maux auxquels sont confrontées les populations. Il s’agit entres autres, de la lutte pour l’éradication du paludisme au Bénin. En effet, le ministre de la santé, Dorothée Kindé-Gazard, a procédé cette semaine au lancement de l’opération distribution gratuite de moustiquaires imprégnées aux ménages, en compagnie des partenaires. Cependant, la distribution ne sera pas automatique car c’est sa phase préliminaire (concernant le dénombrement des ménages) que le ministre vient de lancer. Des agents seront donc déployés sur toute l’étendue du territoire national afin de répertorier les ménages. Ce qui permettra de connaître le nombre de moustiquaires imprégnées à distribuer à travers tout le pays au profit des ménages. C’est après cette étape que la distribution proprement dite va se dérouler du 26 au 29 septembre 2014. Donc, plus d’un mois après. Certes, c’est une belle initiative mais elle arrive très en retard car la saison des pluies est à son terme. Or c’est pendant cette saison que sévit sérieusement le paludisme. Non seulement, la ministre n’avait pas fait de campagne de sensibilisation pour inviter les populations à se prémunir contre cette maladie qui est la première cause de mortalité en Afrique mais aussi et surtout l’opération qu’elle vient de lancer ne pourra pas sauver grand monde car en fin septembre, ce serait déjà la saison sèche dans une bonne partie du pays comme le Septentrion. Autrement dit, le paludisme aura fait ses ravages et les moustiquaires imprégnées qui seront distribuées en fin septembre ne pourront servir que de linceul aux victimes du paludisme. Triste réalité due à la nonchalance des autorités qui ont du mal à appréhender le fait qu’il faut savoir faire les choses quand il le faut car « le temps perdu n'est jamais retrouvé », a déclaré l’ancien président américain Benjamin Franklin. En définitive, le mal serait déjà fait avant que les moustiquaires imprégnées ne soient distribuées.

 

AY

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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !