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  • Fockly
  • La vie, c'est la positivité, l'espoir en un monde plus meilleur. Bref, un autre monde est possible comme on le dit.
De plus, il faut être fier d'être ce qu'on est et de ce qu'on a.
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Grain de sel

« Si quelqu’un t’a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre »

 

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Le Béninois Libéré

Le journal du peuple

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Ebola : la recette béninoise !


Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Annoncé comme une maladie qui n’a pas de remède comme le VIH/Sida, le virus Ebola créé toujours la psychose au sein des populations. Mais découragement n’est pas béninois car des Béninois semblent avoir trouvé une recette. En effet, des rumeurs circulent sur une soi-disant recette à base de sel et d’oignon. Est-ce pour se prémunir ou pour en guérir ? Bien malin qui peut nous dire si cela est faux ou pas. En tout cas, avec ces populations désemparées, le ministre de la santé a quand même du pain sur la planche…

26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 17:32

Gouverner, c’est prévoir. Aussi banal que cela puisse paraître, il n’en demeure pas moins un véritable casse-tête pour les dirigeants. Loin de combler les attentes des populations une fois arrivés au pouvoir, ces dirigeants rivalisent plutôt en discours démagogiques. C’est pourquoi les populations se sentent laissées pour compte et pensent qu’elles sont sacrifiées sur l’autel des intérêts égoïstes et partisans de ceux qui prétendent leur apporter le bonheur souhaité depuis les temps immémoriaux. Au vu de tout ce qui se passe, la capacité des dirigeants à combler leurs attentes, les défis à relever, etc., les populations ne savent plus à quel saint se vouer, même si tout montre qu’elles deviennent de plus en plus réticentes à voir une certaine catégorie de personnes présider aux destinées de leur pays. Il s’agit des hommes en treillis, fussent-ils en activités ou pas. C’est la même chanson presque partout en Afrique : les gens ne veulent pas de militaires dans l’arène politique. Et c’est à raison que les populations ne veulent de cette catégorie de dirigeants, vu le souvenir qu’ils gardent d’eux à travers le continent.

En Guinée, le cas Daddis Camara démontre aisément comment l’espoir peut rapidement se transformer en désillusion. Les nombreux massacres non encore élucidés et les rivalités qui ont conduit à l’état physique piteux du puissantissime capitaine, sont le témoignage de ce que les militaires offrent aux populations en termes de qualité de gouvernance. Aujourd’hui, la déliquescence de la Centrafrique est symptomatique de la gestion scabreuse du pouvoir conduite par le Général François Bozizé. En Côte d’Ivoire, le général Guéï est passé du héros au zéro, avec toutes les conséquences désastreuses pour ce pays depuis une décennie. Bien que chouchouté et élu constitutionnellement, le général Amadou Toumani Touré a quitté le pouvoir sur la pointe des pieds, suite au coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo qui a fait voler en éclat la démocratie malienne et surtout favorisé la montée de l’islamisme dans le Nord du pays. Au niveau des deux Congo, Denis Sassou N’Guesso et Joseph Désiré Kabila nourrissent d’autres espoirs que ceux prescrits par leur Constitution puisqu’ils envisagent de rester au-delà de deux mandats. Bref, les exemples de ces hommes en treillis qui nourrissent d’autres ambitions éminemment politiques, sont légion. En définitive, les populations ne font plus confiance aux militaires comme autrefois. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les Hommes intègres du Faso ont tenu bon pour que les militaires ne leur volent leur révolution. Raison pour laquelle ils ont œuvré pour que les militaires qui se sont très tôt érigés en dirigeants après la démission de Blaise Compaoré, passent rapidement la main à un civil pour diriger la transition.

Au pays où tout le monde est politique

L’appétit vient en mangeant, dit-on. Plus on se rapproche de mars 2016, mieux beaucoup de personnes nourrissent l’ambition de succéder au président Boni Yayi. Ce qui semble normal car la sagesse enseigne que c’est celui qui n’a pas goûté au pouvoir qui ne sait que le pouvoir est doux. Aujourd’hui, on est d’abord à trois hommes en treillis qui pensent avoir les compétences requises pour être président en Avril 2016. Les généraux Fernand Amoussou et robert Gbian, et le colonel Tawès. Il y a donc comme un engouement auprès de ces hommes habitués à manipuler les armes. Toutefois, une chose est sûre, c’est que les populations ne sont pas dupes. D’une part, il y en a qui voient en ces militaires, de nouveaux hommes qu’ils peuvent gruger afin d’améliorer leurs conditions de vie, juste le temps des présidentielles et d’autre part, des gens plus conscients qui font une analyse critique de la gestion du pouvoir en Afrique et savent de quoi il est question. Ces derniers, plus nombreux, sont réticents à l’idée de voir un militaire diriger le Bénin. Selon eux, l’expérience de 27 ans du général Mathieu Kérékou suffit largement pour que le pays ne soit plus à la solde d’un quelconque homme en treillis, fût-il colonel ou général. Voilà pourquoi les gens ont beau communiquer pour verser dans de la propagande pour ces militaires, ça ne marchera pas. On l’a vu avec le général François Kouyami. « Monkeys see, monkeys do » (les singent imitent ce qu’ils voient). Ce n’est parce que le Kaméléon a dirigé ce pays pendant 27 ans qu’on peut se croire de sa trempe. Et ils doivent remercier Dieu, s’ils arrivent à avoir 1% des suffrages exprimés.

Akkilou Yacoubou

(Le Canard de la Semaine N°100 du 20/11/2014)

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:14

« La perte du temps est la plus irréparable, et c'est celle qui inquiète le moins. » a écrit Axel Oxenstiern dans son ouvrage intitulé Réflexions et maximes en 1645. Des années plus tard, cette citation fait école au vu du peu d’importance qu’accordent bon nombre de personnes au gain de temps dans leur quotidien. C’est actuellement le cas au ministère de la santé où on a du mal à considérer à temps, les grands maux auxquels sont confrontées les populations. Il s’agit entres autres, de la lutte pour l’éradication du paludisme au Bénin. En effet, le ministre de la santé, Dorothée Kindé-Gazard, a procédé cette semaine au lancement de l’opération distribution gratuite de moustiquaires imprégnées aux ménages, en compagnie des partenaires. Cependant, la distribution ne sera pas automatique car c’est sa phase préliminaire (concernant le dénombrement des ménages) que le ministre vient de lancer. Des agents seront donc déployés sur toute l’étendue du territoire national afin de répertorier les ménages. Ce qui permettra de connaître le nombre de moustiquaires imprégnées à distribuer à travers tout le pays au profit des ménages. C’est après cette étape que la distribution proprement dite va se dérouler du 26 au 29 septembre 2014. Donc, plus d’un mois après. Certes, c’est une belle initiative mais elle arrive très en retard car la saison des pluies est à son terme. Or c’est pendant cette saison que sévit sérieusement le paludisme. Non seulement, la ministre n’avait pas fait de campagne de sensibilisation pour inviter les populations à se prémunir contre cette maladie qui est la première cause de mortalité en Afrique mais aussi et surtout l’opération qu’elle vient de lancer ne pourra pas sauver grand monde car en fin septembre, ce serait déjà la saison sèche dans une bonne partie du pays comme le Septentrion. Autrement dit, le paludisme aura fait ses ravages et les moustiquaires imprégnées qui seront distribuées en fin septembre ne pourront servir que de linceul aux victimes du paludisme. Triste réalité due à la nonchalance des autorités qui ont du mal à appréhender le fait qu’il faut savoir faire les choses quand il le faut car « le temps perdu n'est jamais retrouvé », a déclaré l’ancien président américain Benjamin Franklin. En définitive, le mal serait déjà fait avant que les moustiquaires imprégnées ne soient distribuées.

 

AY

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:19
 


Même les enfants de chœur – les adultes au cœur limpide et dont la parole n’est jamais un piège – savent que dans tous les pays et de tout temps, le politique et le religieux se font des clins d’œil et ce, même sous les régimes officiellement athées. Il est encore aujourd’hui quelques théocraties, régimes faisant coïncider le politique et le religieux. Au moyen âge, c’était systématiquement le cas dans de nombreux pays d’Europe au nom du très célèbre « cujus regio, ejus religio » (telle la religion du prince, telle celle du pays). Le politique et le religieux sont en effet conscients qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour l’équilibre des sociétés et qu’une position idéologique tranchée entre eux, romprait cet équilibre sans qu’aucun des deux ne puisse en tirer un bénéfice durable.


Séparation républicaine du politique et du religieux


Mais alors, pourquoi ne doivent-ils pas faire cause commune ou route ensemble ? Parce qu’ils ne poursuivent pas les mêmes buts et n’ont pas les mêmes convictions ? Le politique est obnubilé par le pouvoir. Le religieux est préoccupé par le service. Pour le pouvoir, le politique est amoral et peut s’accepter immoral. Pour le service, le religieux se veut strictement moral et ne supporte pas qu’on le soupçonne d’immoralité. Il y a cependant quelque chose dont ils ont besoin tous les deux, c’est l’argent. Le politique le produit de mille et une manières et le brasse volontiers et abondamment. Le religieux le reçoit de ceux qui croient et adhèrent à sa vocation de maintien et de développement des valeurs spirituelles et morales ; il s’en sert à bon escient, strictement à la mesure de ses besoins matériels, parce qu’il sait que l’argent pour l’argent est destructeur des valeurs spirituelles et morales.

Ouvrons une parenthèse pour lever une équivoque. Même dans les pays concordataires, où il existe un contrat permanent de financement du religieux par le politique, ce financement dépend du bon vouloir de ceux qui croient et adhèrent à la mission du religieux. Ainsi, en République Fédérale d’Allemagne, l’Etat ne fait-il que retourner aux églises l’impôt à lui payé volontairement et librement par les chrétiens au titre de leur conviction religieuse, impôt qui s’appelle très officiellement « Kirchensteur » (impôt pour église). Rien d’arbitraire donc. Tout dans la transparence qui convient à un Etat républicain, démocratique et laïque. Le politique allemand ne fait pas de l’aumône à la petite semaine à l’endroit du religieux allemand. S’il le faisait, il mettrait en péril le principe devenu sacré, de la séparation de l’église et de l’Etat. Il n’est pas sain en effet que, dans le cas d’une république laïque, le politique prenne en charge financièrement le religieux.


Une décision politique à polémique
03 septembre 2008, le conseil des ministres décide d’inscrire au budget général de l’Etat « un crédit de 500 000 000 de francs CFA pour venir en aide aux chefferies traditionnelles et organisations religieuses, dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles de notre pays ». C’est en effet une décision aux conséquences immenses pour les « organisations religieuses », voire pour les « chefferies traditionnelles » si la formule inclut les prêtres de nos cultes traditionnels ne relevant d’aucune des trois religions du livre. Ce risque immense peut prendre quatre directions que voici :

Risque de division : l’argent arbitraire que plusieurs personnes sont invitées à se distribuer sur des bases également et nécessairement arbitraires, est source de discorde. Qui y a droit et qui n’y a pas droit ? Et si l’on y a droit, à quel prorata tels ou tels autres y ont-ils droit ? La définition arbitraire est susceptible d’amener dispute et bagarre. Et sous les coups de buttoir de l’argent, la communauté religieuse vole en éclats.
Risque de division encore : pour éviter dispute et bagarre, le chef de la communauté religieuse décide de mettre l’argent du politique au service d’un besoin collectif, tel que la construction ou la restauration d’un lieu de culte. Mais parce que c’est de « l’argent gratuit », sa gestion même transparente en réalité, est taxée d’opacité au point d’engendrer soupçon et grogne. Déjà l’attribution du marché avait suscité de fortes tensions, chacun des ténors de la communauté ayant eu son candidat qu’il a soutenu et fait soutenir par ses amis au sein de la communauté. Crescendo et très perceptiblement, l’opération construction ou restauration se termine en eau de boudin, en dispute et bagarre.

Risque de division toujours : pour éviter dispute et bagarre, le responsable religieux décide de mettre l’argent du politique au service des plus nécessiteux de la communauté, en les aidant par exemple à accomplir telle ou telle autre démarche de piété entrant dans le cadre du salut de leur âme et nécessitant une certaine mise d’argent. Si les dogmatiques ne le prennent pas en flagrant délit d’hérésie au motif que le salut de l’âme ne se fait pas avec l’argent du politique, il peut avoir toutes les peines du monde à définir les plus nécessiteux car, dans la perspective de recevoir de « l’argent gratuit », chacun se définit sincèrement comme nécessiteux. Tant et si bien que l’effort de distinguo se termine en dispute et bagarre.

Risque de division enfin : après moult « cérémonies de remise de chèques » au religieux par le politique, celui-ci demande discrètement aux bénéficiaires, un retour d’ascenseur en termes de soutien tout au moins visible à lui apporter. Le cas échéant, ce que le politique a annoncé en amont comme soutien aux « dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles » se laisse découvrir en aval comme une tentative d’achat collectif de conscience. La communauté religieuse se divise entre ceux qui acceptent le marché et ceux qui le refusent. Dispute et bagarre.


Aide financière sans risque, sur la base de la constitution
Bien avant le 03 septembre, les valeurs morales étaient déjà en butte à l’argent, attaquées de partout par la fascination de l’argent. Aujourd’hui encore plus, l’argent du politique constitue une source d’atteinte aux valeurs morales. Et ce n’est pas exagéré de demander au politique d’essayer de contenir sa générosité vis-à-vis du religieux, mais alors dans le strict respect de la constitution du 11 décembre 1990, en ses articles 13 et 14. A travers ces articles, le législateur a tracé le cadre légal des subventions que l’Etat se doit d’apporter aux écoles privées, laïques et confessionnelles. En plus de l’éducation telle que dispensée dans toutes les écoles, les écoles privées confessionnelles mettent l’accent sur la dispensation des valeurs morales à la jeunesse. En subventionnant ces écoles, conformément à la constitution, le politique accomplit sans risque de graves malentendus, son objectif du 03 septembre 2008. Aujourd’hui plus que par le passé, les écoles privées confessionnelles affichent des performances saluées par le commun des acteurs du système scolaire. Le politique gagnerait donc à y mettre l’argent du contribuable. L’on se rappelle en effet que durant la période coloniale, du moins jusqu’au coup d’Etat du 26 octobre 1972, l’Etat subventionnait les écoles privées confessionnelles et les creusets de promotion des valeurs morales. Il est donc d’une importance capitale que l’Etat ramène cette pratique noble et responsable. En tout état de cause, le religieux ne refuse pas l’argent du politique. Ce qu’il faut souhaiter cependant, c’est qu’il le lui donne en toute légalité et en toute constitutionnalité.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:05

 

http://lecanarddelasemaine.com/IMG/arton40.jpg 

 

Même les enfants de chœur – les adultes au cœur limpide et dont la parole n’est jamais un piège – savent que dans tous les pays et de tout temps, le politique et le religieux se font des clins d’œil et ce, même sous les régimes officiellement athées. Il est encore aujourd’hui quelques théocraties, régimes faisant coïncider le politique et le religieux. Au moyen âge, c’était systématiquement le cas dans de nombreux pays d’Europe au nom du très célèbre « cujus regio, ejus religio » (telle la religion du prince, telle celle du pays). Le politique et le religieux sont en effet conscients qu’ils ont besoin l’un de l’autre pour l’équilibre des sociétés et qu’une position idéologique tranchée entre eux, romprait cet équilibre sans qu’aucun des deux ne puisse en tirer un bénéfice durable.

 

Séparation républicaine du politique et du religieux

Mais alors, pourquoi ne doivent-ils pas faire cause commune ou route ensemble ? Parce qu’ils ne poursuivent pas les mêmes buts et n’ont pas les mêmes convictions ? Le politique est obnubilé par le pouvoir. Le religieux est préoccupé par le service. Pour le pouvoir, le politique est amoral et peut s’accepter immoral. Pour le service, le religieux se veut strictement moral et ne supporte pas qu’on le soupçonne d’immoralité. Il y a cependant quelque chose dont ils ont besoin tous les deux, c’est l’argent. Le politique le produit de mille et une manières et le brasse volontiers et abondamment. Le religieux le reçoit de ceux qui croient et adhèrent à sa vocation de maintien et de développement des valeurs spirituelles et morales ; il s’en sert à bon escient, strictement à la mesure de ses besoins matériels, parce qu’il sait que l’argent pour l’argent est destructeur des valeurs spirituelles et morales.

Ouvrons une parenthèse pour lever une équivoque. Même dans les pays concordataires, où il existe un contrat permanent de financement du religieux par le politique, ce financement dépend du bon vouloir de ceux qui croient et adhèrent à la mission du religieux. Ainsi, en République Fédérale d’Allemagne, l’Etat ne fait-il que retourner aux églises l’impôt à lui payé volontairement et librement par les chrétiens au titre de leur conviction religieuse, impôt qui s’appelle très officiellement « Kirchensteur » (impôt pour église). Rien d’arbitraire donc. Tout dans la transparence qui convient à un Etat républicain, démocratique et laïque. Le politique allemand ne fait pas de l’aumône à la petite semaine à l’endroit du religieux allemand. S’il le faisait, il mettrait en péril le principe devenu sacré, de la séparation de l’église et de l’Etat. Il n’est pas sain en effet que, dans le cas d’une république laïque, le politique prenne en charge financièrement le religieux.

 

Une décision politique à polémique

03 septembre 2008, le conseil des ministres décide d’inscrire au budget général de l’Etat « un crédit de 500 000 000 de francs CFA pour venir en aide aux chefferies traditionnelles et organisations religieuses, dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles de notre pays ». C’est en effet une décision aux conséquences immenses pour les « organisations religieuses », voire pour les « chefferies traditionnelles » si la formule inclut les prêtres de nos cultes traditionnels ne relevant d’aucune des trois religions du livre. Ce risque immense peut prendre quatre directions que voici :

Risque de division : l’argent arbitraire que plusieurs personnes sont invitées à se distribuer sur des bases également et nécessairement arbitraires, est source de discorde. Qui y a droit et qui n’y a pas droit ? Et si l’on y a droit, à quel prorata tels ou tels autres y ont-ils droit ? La définition arbitraire est susceptible d’amener dispute et bagarre. Et sous les coups de buttoir de l’argent, la communauté religieuse vole en éclats.
Risque de division encore : pour éviter dispute et bagarre, le chef de la communauté religieuse décide de mettre l’argent du politique au service d’un besoin collectif, tel que la construction ou la restauration d’un lieu de culte. Mais parce que c’est de « l’argent gratuit », sa gestion même transparente en réalité, est taxée d’opacité au point d’engendrer soupçon et grogne. Déjà l’attribution du marché avait suscité de fortes tensions, chacun des ténors de la communauté ayant eu son candidat qu’il a soutenu et fait soutenir par ses amis au sein de la communauté. Crescendo et très perceptiblement, l’opération construction ou restauration se termine en eau de boudin, en dispute et bagarre.

Risque de division toujours : pour éviter dispute et bagarre, le responsable religieux décide de mettre l’argent du politique au service des plus nécessiteux de la communauté, en les aidant par exemple à accomplir telle ou telle autre démarche de piété entrant dans le cadre du salut de leur âme et nécessitant une certaine mise d’argent. Si les dogmatiques ne le prennent pas en flagrant délit d’hérésie au motif que le salut de l’âme ne se fait pas avec l’argent du politique, il peut avoir toutes les peines du monde à définir les plus nécessiteux car, dans la perspective de recevoir de « l’argent gratuit », chacun se définit sincèrement comme nécessiteux. Tant et si bien que l’effort de distinguo se termine en dispute et bagarre.

Risque de division enfin : après moult « cérémonies de remise de chèques » au religieux par le politique, celui-ci demande discrètement aux bénéficiaires, un retour d’ascenseur en termes de soutien tout au moins visible à lui apporter. Le cas échéant, ce que le politique a annoncé en amont comme soutien aux « dépositaires et défenseurs des valeurs morales et culturelles » se laisse découvrir en aval comme une tentative d’achat collectif de conscience. La communauté religieuse se divise entre ceux qui acceptent le marché et ceux qui le refusent. Dispute et bagarre.

 

Aide financière sans risque, sur la base de la constitution

Bien avant le 03 septembre, les valeurs morales étaient déjà en butte à l’argent, attaquées de partout par la fascination de l’argent. Aujourd’hui encore plus, l’argent du politique constitue une source d’atteinte aux valeurs morales. Et ce n’est pas exagéré de demander au politique d’essayer de contenir sa générosité vis-à-vis du religieux, mais alors dans le strict respect de la constitution du 11 décembre 1990, en ses articles 13 et 14. A travers ces articles, le législateur a tracé le cadre légal des subventions que l’Etat se doit d’apporter aux écoles privées, laïques et confessionnelles. En plus de l’éducation telle que dispensée dans toutes les écoles, les écoles privées confessionnelles mettent l’accent sur la dispensation des valeurs morales à la jeunesse. En subventionnant ces écoles, conformément à la constitution, le politique accomplit sans risque de graves malentendus, son objectif du 03 septembre 2008. Aujourd’hui plus que par le passé, les écoles privées confessionnelles affichent des performances saluées par le commun des acteurs du système scolaire. Le politique gagnerait donc à y mettre l’argent du contribuable. L’on se rappelle en effet que durant la période coloniale, du moins jusqu’au coup d’Etat du 26 octobre 1972, l’Etat subventionnait les écoles privées confessionnelles et les creusets de promotion des valeurs morales. Il est donc d’une importance capitale que l’Etat ramène cette pratique noble et responsable. En tout état de cause, le religieux ne refuse pas l’argent du politique. Ce qu’il faut souhaiter cependant, c’est qu’il le lui donne en toute légalité et en toute constitutionnalité.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 00:04

Le Président de la République vient de faire un remaniement ministériel. On note 7 entrées et 7 départs. Quatre jeux de chaise de musicale.

 

Ministre d’Etat Chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MECESRS) : Monsieur François Adebayo ABIOLA

Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective (MDAEP) :

Monsieur Marcel Alain de SOUZA

Ministre de l’Economie et des Finances et des programmes de dénationalisation : Monsieur Komi Koutché remplace (Jonas GBIAN)

Ministre de la Défense Nationale (MDN): Monsieur Théophile YAROU remplace (Denis ALI YERIMA)

Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes (MISPC) : Monsieur Dossou Simplice ( remplace François HOUESSOU)

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, (GS/MJLDH) : Monsieur Valentin DJENONTIN-AGOSSOU

Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur(MAEIAFBE) : Monsieur Nassirou BAKO ARIFARI

Ministre des Travaux Publics et des Transports (MTPT) : Monsieur Natondé AKE

Ministre de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes (MESFTPRIJ) : Monsieur Alassane SOUMANOU

Ministre des Enseignements Maternel et Primaire (MEMP) : Monsieur Eric Kouagou N’DA

Ministre de la Santé (MS) : Madame Dorothée Akoko KINDE GAZARD

Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) : Monsieur Issa AZIZOU remplace ( Fatouma AMADOU DJIBRIL)

Ministre du Travail, de la Fonction Publique, de la Réforme Administrative et Institutionnelle (MTFPRAI) : Monsieur Aboubacar YAYA remplace (Martial SOUNTON)

Ministre de l’Environnement Chargé de la Gestion des Changements Climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources Naturelles et Forestières : (MECGCCRPRNF) : Monsieur Raphaël EDOU

Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement (MUHA) : Monsieur Christian SOSSOUHOUNTO

Ministre de l’Energie, des Recherches Pétrolières et Minières, de l’Eau et du Développement des Energies Renouvelables (MERPMEDER) Monsieur Barthélémy Dahoga KASSA

Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAAT) : Monsieur Babalola Jean-Michel Hervé ABIMBOLA

Ministre Chargé de l’Evaluation des Politiques Publiques chargé du dialogue social : Monsieur Antonin DOSSOU

Ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) : Monsieur Jean DANSOU (remplace Komi KOUTCHE)

Ministre Chargé de la Microfinance , de l’Emploi des Jeunes et des Femmes (MCMEJF) : Madame Marie-Laurence SRANON SOSSOU (remplace Françoise Abraoua ASSOGBA)

Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs (MJSL) : Monsieur Safiou Idrissou AFFO

Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises (MICPME) : Madame Françoise Abraoua ASSOGBA (remplace Naomie AZARIA HONHOUI)

Ministre de la Famille , des Affaires Sociales, de la Solidarité Nationale , des Handicapés et des Personnes de Troisième Age
(MFASSNHPTA) : Madame Naomie AZARIA HONHOUI ( remplace Marie-Laurence SRANON SOSSOU)
Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT) : Monsieur Isidore GNONLONFOUN

Ministre Chargé des Relations avec les Institutions (MCRI) : Monsieur Gustave SONON ( remplace Bio Toro OROU GUIWA)

Ministre de l’Economie Maritime et des Infrastructures Portuaires (MEMIP) : Monsieur Ruffin NANSOUNON (remplace Martine Françoise Adjouavi DOSSA)

Ministre à la Présidence de la République Chargé de la Coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et des Objectifs de Développement Durable (ODD) : Monsieur Fulbert Géro AMOUSSOUGA

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 12:44

(Boni Yayi à qui on veut faire porter le chapeau, au secours pour nous sauver)

 

Pour la 2ème fois, le journal ‘’Le Béninois Libéré’’ vient de recevoir de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), 4ème mandature une sanction d’un mois franc de suspension. Comme cela doit paraître curieux aux yeux de l’opinion publique nationale et de la communauté internationale que le même journal en l’espace de moins de deux ans écope de la même sanction, il importe de revenir sur les circonstances dans lesquelles la décision est tombée. En effet, c’est à la suite d’une plainte formulée par le premier ministre Pascal Irenée Koupaki contre ‘’Le Béninois Libéré’’ que la Haac nous a invités à une audition publique le mardi 06 décembre 2011. Dans la convocation à nous adressée, l’autorité de régulation exigeait de la direction de publication et du rédacteur de l’article des éléments sur l’avion présidentiel gabonais qui a eu des démêlées avec l’autorité chargée de la sécurité aéroportuaire. Ainsi comme huit (08) autres responsables de journaux convoqués, Eric Tchiakpè, Directeur de Publication et Aboubakar Takou, Directeur du journal ‘’Le Béninois Libéré’’ étaient hier en face de ce tribunal d’exception. A la demande de se justifier par rapport aux écrits objets de la plainte du 1er ministre, le Directeur de Publication a, non sans avoir fourni de preuves, expliqué à l’attention du président Nata et des autres conseillers, ce qui a motivé la rédaction de ces différents articles. Et sur la question portant sur l’avion présidentiel gabonais, il a cru devoir inviter à la barre le rédacteur de l’article en la personne de  son collaborateur, Aboubakar Takou. Prétextant d’une obligation de réserves, le journaliste a prié les juges dudit tribunal de lui permettre de ne pas avoir à se prononcer sur cette question. Le but de cette doléance étant d’éviter de revenir sur ce sujet pour lequel sans être professionnellement fautif, il a cru pour des raisons de patriotisme et de respect de la politique diplomatique de l’Etat béninois, écrire un démenti et présenter des excuses à la partie gabonaise. Pour faire court, le journaliste a évoqué qu’il avait concernant ce sujet contracté un accord avec le gouvernement pour présenter ses excuses aux autorités gabonaises facilitant du coup les démarches de l’Etat béninois qui, au travers d’un communiqué, montrait sa bonne foi à la partie gabonaise dans ce que l’on peut aujourd’hui appeler incident diplomatique (Rf le communiqué et l’article tiré sur les cheveux) que Aboubakar Takou écrivait pour aider le Bénin à fermer cette page en beauté. C’était le crime de lèse majesté qu’il ne fallait pas commettre. Le conseiller Joseph Ogouchi a bondi sur l’occasion pour incriminer le journaliste qu’il voit se dérober de ses obligations d’explication au motif qu’il aurait déjà fermé cette page de commun accord avec les autorités au sommet de l’Etat. Il sera appuyé par le conseiller Bossou, ce qui a obligé Aboubakar Takou à revenir au crachoir comme pour recentrer le débat car, visiblement, les deux conseillers ne savaient pas de quoi il était question. Et le journaliste de préciser qu’il n’est ni le commissaire qui a saisi le passeport diplomatique du Dc Accrombessi, ni l’autorité qui a bloqué au sol l’appareil jusqu’à l’intervention personnelle du chef de l’Etat, pas plus qu’il n’est  l’agent qui a contrôlé les occupants de l’appareil à l’aéroport de Cadjèhoun. Aussi, faut-il remarquer que les personnes contrôlées l’ont été positives dans un premier temps avant d’être déclarées négatives à l’Ocertid après des tests plus minutieux. Ils avaient pris pour la plupart du Dafalgan codéiné, substance qui rend positif à la morphine. Voilà ce qui montre que l’article sur l’incident de l’aéroport n’avait jamais été le fruit d’une imagination de votre ‘’Le Béninois Libéré’’. Cependant, Aboubakar Takou s’était soumis à l’exercice de se dédire et de présenter des excuses aux autorités gabonaises, simplement pour faire sienne la position du gouvernement de son pays. Malgré toutes ces explications, la sanction est tombée telle une magie : un mois de suspension, des excuses au 1er ministre Koupaki et au chef de l’Etat, Boni Yayi.


L’insinuation

Dans tout ceci, le fait que la décision demande au journal ‘’Le Béninois Libéré’’ de présenter des excuses au président Boni Yayi appelle à une interrogation. A quoi joue la Haac ? Que veut-elle faire croire ? A première vue, cette décision a tout pour apporter de l’eau au moulin de ceux qui pensent, Dieu merci, à tort que la Haac est parfois mue par l’intention de punir sévèrement certains organes de presse croyant faire plaisir au chef de l’Etat. Et ‘’Le Béninois Libéré’’ qu’on croit à tort ou à raison être en conflit avec le pouvoir en place se retrouve dans ces différends avec la Haac dans la peau de la victime dans le cadre de ses allégations. A notre entendement, le docteur Boni Yayi, président de la République ne s’est jamais rendu coupable de cette intention de nuire à la presse béninoise, pas plus qu’à nos jours, il a mis un journaliste en prison pour des faits de diffamation. Et ce n’est pas l’occasion qui lui a manqué. Voilà comment les choses se sont passées hier pour que suivant la décision de ce tribunal d’exception qu’est la Haac, les férus et fervents lecteurs du quotidien ‘’Le Béninois Libéré’’ devront pour 30 jours au moins, rompre avec les habitudes d’avoir leur journal préféré dans leurs mains chaque matin. Si l’intention de la Haac est de contraindre les animateurs du journal au respect strict des normes qui gouvernent la profession, rêve des rédacteurs eux-mêmes, il est une évidence que la lourdeur de la sanction et la joie de certains conseillers à voir le journal en difficulté a tout pour trahir cette noble ambition évoquée plus haut. Comme l’a dit l’économiste russe Janov au sujet du prêt bail : ‘’Si le prêt bail est destiné à rendre les enfants russes plus malléables, alors on aurait commis une erreur fondamentale’’.

 

Aboubakar Takou

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 12:23

Conseil de l'Entente: Du vent !

(Cotonou a servi de cadre à un club d'amis mal élus qui se sont retrouvés pour se féliciter chacun pour sa ''brillante’’ élection)

 

Une journée de réflexion pour essayer de remettre sur les rails la plus vieille des organisations sous-régionales précédemment moribonde. D’un point de vue purement diplomatique Yayi a réussi son coup. Même si le peuple béninois à l’heure actuelle a mieux à faire qu’assister à un ballet de chefs d’Etat, Il a faim et pense comment remplir son ventre. Yayi est parvenu en moins d’un mois, après le pape Benoit XVI, à faire venir d’autres personnalités au Bénin.   La fête était belle hier, les résolutions aussi creuses que vides ont été adoptées dans le communiqué final et c’est parti pour un autre machin dont l’objet reste flou et  redondant. Voilà donc une organisation qui durant  les 10 ans qu’a duré la crise ivoirienne ne s’est jamais réunie  en tant que première concernée  pour ébaucher  ne serait-ce qu’un début de sortie de crise et qui a donc vu un de ses membres fondateurs,   encore un autre,  se déchirer en lambeau. C’est  encore sous un silence de cimetière que le Président nigérien d’alors confisquait le pouvoir en dépit des institutions et en dépit du bon sens. A cette époque récente, même si individuellement ou dans un groupe quelconque  chacun des membres dudit Conseil de l’Entente s’était retrouvé à jouer les médiateurs, leur entité commune, vivait sa léthargie.  A tel point qu’aujourd’hui, on se demande à quoi bon ressusciter un machin qui n’a jamais vraiment fonctionné  et  dont les membres fondateurs  se voient obligés de redéfinir la mission pour ne pas être redondant dans son objet. A quoi servirait de façon objective le Conseil de l’Entente quand  la Cedeao,  s’est  déjà appropriée toutes les prérogatives. Surtout qu’on sait que la Cedeao, en plus d’avoir  les moyens plus conséquents, et  le nombre pour se faire respecter dans l’exécution, n’est parvenue à rien faire de concret dans ses interventions.  En vérité, si ce n’est pour mettre  en route  un club de présidents, qui pour se justifier  est obligé de redéfinir  l’objet de son association, on se demande à quoi peut servir le Conseil de l’Entente.  En tout cas,  nous sommes des témoins vivants de ce que d’autres organisations régionales ou sous régionales ont eu une efficacité plus  palpable, à l’instar de la Cen-sad à qui nous devons au Bénin un fumeux scandale mais aussi des voies bitumées et des immeubles. A ce propos, même si ce n’est qu’après le coup que Yayi et ses potes ont décidé de remettre leur affaire en route,  on se demande où se cachaient-ils, (tous sauf ADO qui ne savait pas s’il allait occuper la place de Gbagbo ou non), quand les missiles français s’abattaient sur Tripoli pour virer Kadhafi du pouvoir libyen ?  Ils auraient dû aller négocier eux aussi la paix, même si c’est si loin de leur base. Cela nous aurait donné l’impression d’avoir à faire à une organisation ambitieuse. Mais là, avec ce  à quoi  l’on assiste, il n’y a rien à espérer. On peut même parier, connaissant les difficultés habituelles liées à ce genre d’organisation, que ce n’est pas demain la veille du jour où cette association surprendrait quelqu’un. Donc bof, circulez, il n’y a rien à voir.

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:22

La semaine écoulée a vu la tenue des cérémoniestraditionnelles d’hommage au roi défunt roi des Baatombu, Séro Kora 3. Ces cérémonies appelées Anana en langue baatonu qui se sont déroulées sur deux jours soient les jeudi et vendredi 26 et 27 juin 2014, ont consacré aussi l’ouverture de la course à la succession au trône de Nikki. Autrement dit, les différents prétendants doivent commencer par se déclarer et surtout à se faire connaitre par le collège des sages qui désigne le nouveau Sinaboko, le Roi. Seul collège électoral habileté à le faire en milieu baatonu. Et les candidats ne se sont pas faits priés pour se faire connaitre lors desdites cérémonies qui leur ont permis d’user d’opération de charme pour montrer leur volonté et surtout bienveillance en vers le peuple baatonu. Toutefois, le Sina Dum Wiru, premier ministre de la cour royale de Nikki, a tenu à lancer un appel à l’endroit des postulants. D’après ce message, les prétendants retardataires ont encore jusqu'à demain, vendredi 4 juillet 2014 pour se faire connaître du collège électoral. Passé ce délai, aucune candidature ne pourra être prise en compte car le collège doit commencer son travail d’étude des candidatures pour en choisir celle qui répond la mieux aux critères de désignation.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:05
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:00
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A chacun sa force de frappe !

   A défaut de pirate, un pêcheur peut faire l'affaire !

 

Pourquoi chercher loin quand il y a à côté ? dit-on. C’est cette politique que les garde-côtes béninois ont pratiqué vendredi 11 novembre dernier. A défaut de s’en prendre aux pirates qui ne cessent de les narguer puisqu’on est à peu près 20 actes de piraterie, ils ont mesuré leur adresse de tir sur deux pêcheurs béninois dont l’un a rendu l’âme du fait des balles reçues. Voilà comment notre Marine se prépare pour parer aux pirates dont ils ne voient jamais la poussière. Drôle de d’entrainement !